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blies à tous égards sur un type parfaitementidentique, le naturel n’est pas non plus exac-tement le mêmechez tous les Cercopithèques.
II est quelques espèces à museau un peuplus long, à formes un peu plus trapues, àqueue un peu plus courte, qui se rappro-chent davantage des Macaques par leurscaractères organiques ; dans les mêmes es-pèces, le naturel n’est pas non plus sansrapports avec celui de ces derniers. Commeeux , mais non toutefois au même degré,ces Cercopithèques sont, dans l’âge adulte,d’une méchanceté qu’il est fort difficilede vaincre : les caresses et les bons trai-tements n’ont que peu de pouvoir sur euxpour les adoucir, et la crainte du châti-ment, toute-puissante dans le moment,est bientôt oubliée. Nous ne connaissonsguère qu’un moyen de dompter rapidementun Cercopithèque adulte : c’est la sectionde ses énormes canines, aussi longues àelles seules que la série des dents d’un côté,et dont les supérieures sont tranchantes enarrière à l’égal d’une lame de couteau;armes terribles, à l’aide desquelles ces Sin-ges fon t de profondes plaies, et parfois causen tdes hémorrhagies artérielles d’une extrêmegravité. Une fois désarmé, un Cercopithèquechange immédiatement de naturel : il a laconscience de sa faiblesse, et, loin d’attaquer,•lévite ceux qu’il poursuivait naguère.
D'autres Cercopithèques, au contraire,Plus légers et plus gracieux dans leurs for-ces, à membres et à queue un peu plusallongés, à museau un peu plus court, et à•été plus ronde, sont, comme les Semnopi-^hèques dont ils se rapprochent, plus facilesa apprivoiser, et naturellement un peu plusdoux. Aussi, ces derniers Cercopithèques,Malheureusement plus rares dans nos cli-Mats que les précédents, sont-ils d’autantPlus recherchés parles amateurs d’animaux,’Mils se montrent plus intéressants dans lesMénageries .
D ne faudrait cependant pas conclure dece Que nous venons de dire , que ces der-Mer s Cercopithèques soient sans rapportsMtimes avec les premiers. Il en est des dif-cences du naturel comme des différencesaj? an '? ues : ce sont des différences du plusn - Moins, malgré lesquelles l’analogie gé-flou^ Ue su ^ s ' ste - Ainsi tout Cercopithèque,
’ Dés facile à apprivoiser, affectueux
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même , quoique toujours malin , dans sonenfance, prend,dès qu’il est adulte, un ca-ractère différent. Une vivacité, une pétulancetelles, que, hors la maladie ou la vieillesse,il n’est guère pour un Cercopithèque quedeux états, le mouvement non interrompu etle sommeil; une curiosité très grande, et qu'é-veille au plus haut degré , comme chez unenfant, la vue de tout objet nouveau ; uneextrême mobilité d’impressions ; une ap-titude singulière à passer en quelques in-stants, et pour les motifs les plus légers, dela gaieté, qui d’ailleurs est leur état le plushabituel, à la tristesse, de la tristesse à lajoie, de la joie à la colère : tel est alors lenaturel de l’animal. On le voit désirer ar-demment un objet, témoigner la joie la plusvive s’il parvient à l’avoir, et presque aus-sitôt le rejeter avec indifférence, le briseravec colère. On le voit se complaire dans lasociété d’un autre individu, lui donner, àsa manière, des marques de tendresse, ettout d’un coup s’irriter contre lui, le pour-suivre en jetant des cris rauques, et lemordre comme un ennemi : puis la paixse fait , et les caresses recommencent,jusqu’à ce qu’un nouveau caprice amèneune nouvelle crise. « Il y a, » dit M. Geof-froy Saint- Hilaire ( Cours de l’histoirenaturelle , des Mammifères y p. 18 ), en par-lant des espèces de ce genre, « quelque» chose d’ambigu dans leurs allures : il en» est à peu près de même quant aux idées» qui les occupent. Rien ne parvient à les» fixer : elles sont vives jusqu’à l’extrava-» gance, d’ailleurs presque toujours gaies....
» Elles témoignent fréquemment de la cu-» riosité ; mais lorsqu’elles semblent livrées» à l’examen le plus sérieux, il suffit de la» moindre chose pour détourner leur atten-» tion, au point de laisser tomber ce qu’elles» tiennent dans leurs mains. C’est un spec-» tacle fort curieux que de les voir ainsi» changer à chaque instant de sentiments et» d’occupations. »
Malgré le grand nombre de Cercopithè-ques qui sont chaque année transportés enEurope , et quoiqu’ils vivent bien dans nosclimats, il est rare qu’ils s’y reproduisent. Unzoologiste distingué signalait même,il yaquel-ques années,comme une circonstance remar-quable , que, parmi les Singes de l’Ancien-Monde , les Macaques seuls se reproduisent