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bois de chacune, on courra risque de setromper. C’est surtout dans les alluvionsanciennes d’Eppelsheim et dans celles del’Auvergne , ainsi que dans les collines ter-tiaires sub-apennincs qu’on en a découvertde tout-à-fait nouvelles ; ruais il parait queles terrains meubles et les cavernes en ontoffert aussi quelques unes qui diffèrent decelles que Cuvier a décrites dans les Osse-
7neuls fossiles.
Nous allons d’abord faire mention desespèces qui se trouvent dans cet ouvrage ;ensuite nous indiquerons celles qu’on aétablies depuis la publication de ce livre, ennégligeant les caractères tirés des dents, quinous mèneraient beaucoup trop loin, et nenous attachant autant que possible qu’à ceuxque les bois fournissent.
1. Ceuf a bois gigantesque, Cervus enry-ceros Aid., Cervus megaceros Hart. —Il estconnu généralement sous le nom d’Élan fos-sile d’Irlande , parce qu’il est plus commun encetleile quepartoutailleurs.C’est une espèceintermédiaire entre le Cerf et l’Élan ; elletient du Cerf par ses proportions généraleset par la forme de son crâne , et de l’Elanpar sa taille et par la forme de ses bois. Tou-tefois , les palmes presque horizontales deceux-ci différent des palmes de l’Elan parles andouillers de leur bord postérieur, parle moindre nombre et l’extrême grandeur deleurs andouillers antérieurs, et par leur élar-gissement progressif. Dans l’Élan, au con-traire, la palme s’élargit subitement, et serétrécit graduellement en haut.Ces bois ont,dans le fossile, une envergure de plus de troismètres; leur merrain est cylindrique; et, im-médiatement au-dessus de la couronne, naîtun andouiller quelquefois bifurqué, qui seporte en avant et en haut. On a trouvé desdépouilles de cet animal dans les Iles Britan-niques, en France, en Allemagne, en Pologne et en Italie , dans les terrains meubles quirecèlent des os d’Eléphants et de liliinuceruslichorrltinus. En Irlande , on les déterre ordi-nairement sous des lits de tourbe et dans descouches de marne.Comme on n’a jamais vude tète de cette espèce dépourvue de bois,il est probable que,comme chez notre Renne,les deux sexes en portaient.
2. Renne d’Étampes , Cervus larandusprisais.— Il est voisin du Renne vivant, ctaété trouvé dans le sable entre des blocs de
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grès à Étampcs, et dans la caverne de Breri-gues, département du Lot . On l’a rencontréaussi, dit Cuvier, en Toscane , et il en cite desmorceaux qui lui ont été rapportés parM. J. Pentland.
3. Daim de la Somme, Cervus dumu yigan-leus. —Trouvé dans les tourbières d’Abbevil leet les sables des bords de la Somme. Les boisde cette espèce étaient assez semblables àceux du Daim, mais d’une très grande taille;la principale différence consiste en ce que lameule est en connexion immédiate avec lefrontal sans aucun pédicule intermédiairequi la porle.Cetleespècese trouve égalementen Allemagne. On la rencontre aussi en Au-vergne , dans les terrains d’attérissementde la montagne de Gergovie.
4. Ci; il F fossile, Cervus primigenuts'Kuup.—Celle espèce se trouve en grand nombredans les tourbières, les sabmnnicrcs et lescavernes à ossements de l’Europe . L’Angle 1terre en produit comme les autres contrées,quoiqu’il n’y ail point aujourd’hui de Cerfssauvages en ce pays. Ses bois ne se distin-guent, selon Cuvier, de ceux du Cerf ordi-naire , que par plus de grandeur ; ils étaientplus grands même que ceux du Cerf duCanada.
5. Chevheuil fossile, Capreolus fnssilis .—Les tourbières et les sables d’alluvion four-nissent celte espèce, qui ne paraît différer enrien du Chevreuil ordinaire. Un seul bois aoffert à la base un petit andouiller, qu’on netrouve point dans nos Chevreuils.
Enfin Cuvier compte dans les brèches os-seuses de Gibraltar, de Cette et d’Antibes , unCerf de la taille d’un Daim dont les bois nesont pas connus; deux Cerfs des brèches os-seuses de Pise , dont l’un était à peu près demême taille que notre Cerf commun, et l’au-tre un peu plus grand, mais dont les mo-laires , entourées à leur base de collets sail-lants , ressemblent à celles des Cerfs de l’ar-chipel des Indes; enfin une espèce plus petitedes brèches de Pise , dont les dents offrentles mêmes caractères que les deux précéden-tes. ( es trois espèces appartenaient sansdoute à ce sous-genre ou au moins à cegroupe de Cerfs , dont les bois, comme ceuxdes Axis, ne portent à chaque perche quedeux andouillers. Les alluvions tertiairesd’Auvergne fournissent plusieurs espèces dece sous-gcnre,donl quelques unes sont peut-