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être les memes que celles-ci. S’il en esl ainsi,on doit en conclure que les brèches osseu-ses sont contemporaines de ces alluvions.
Telles sont les huit espèces de Cerfs fos-siles établies par Cuvier, non compris sonChevreuil de Montabuzard, sur lequel nousreviendrons.
Depuis la publication des Ossements fos-siles, on a découvert et l’on découvre tousles jours des ossements de Cerfs , enregis-trés dans les recueils académiques, dans lesjournaux scientifiques, comme les Annalesdes sciences naturelles , le Journal minéralo-gique et géologique de Léonard et Bronn ;dans des mémoires particuliers , et dans lesouvrages paléontologiques et géologiques,tels que YPssai géologique et minéralogiguedes environs d’Issoire , par MM. Devèze etDouillet ; les Ossements fossiles du départe-ment du Puy-de Dôme , par MM. l’abbé Croi-zel et Jobert aîné ; les Ossements des caver-nes de Liège, par M. Smerling ; les Mammi-fères fossiles du fPurtemberg, par M. Jâger ;ceux de la contrée de Georgensgmünd enBavière , par M. Herman de Meyer ; les Re-cherches sur les Ossements httmaiiles des ca-vernes de Lunel-Vieil, par MM. Marcelde Serres , Dubreuil et Jean-Jean; lesOssements du cabinet de Darmstadt , parM. Kaup, etc.
Dans la caverne de Sallèle , départementde l’Aude , il s’en est trouvé plusieurs, àl’un desquels M. deChristoi a donné le nomde Cervus elaphus Reboulii. Cette même ca-verne et celle de Bize ont fourni deux espè-ces de Chevreuils , auxquels M. de Christola imposé les noms de Capreolus Tournalti et< apreolus Leufroyi. Ce même savant, dans laDescription des fossiles de Pézenas el de^{pnipellier, insérée dans les Annales dessciences naturelles, a fait connaître deux au-tres espèces de Chevreuils qu’il nomme Ca-preolus Cauvierii et Capreolus Tolozani : lepremier de la taille de notre Chevreuil, et lesecond plus petit. Ces localités ont encorefourni à M. de Christol des ossements deBenne, au moyen desquels il s’est assuréQue l’espèce fossile ne portait point de dentseanines comme l’espèce vivante, et des ossc- |fnents d’Élan ( Alces fossilis H. de M.), j'•ont le crâne se distinguait par la dépression ;'■e la base et l’élévation du sommet du front, jBeaucoup plus marquées l’une et l’autre que 1
dans l'Élan vivant. M. II. de Meyer en citeaussi dans le XVI e vol. des Curieux de la na-ture , qui ont été trouvés dans la haute Ita-lie , ceux-là mêmes que cite Breislak dans saGéologie de la Lombardie .
S’il était reconnu que les ossements duRenne et de l’Élan appartiennent aux espè-ces actuelles , et non à des espèces éteintesqui pouvaient s’accommoder de notre cli-mat, leurexistence, dans le midi de l'Europe ,confirmerait les idées de M. Agassiz surune époque de grand refroidissement du solde l’Europe ; car l’un d’eux, étantdomestique,n’aurait certainement pas disparu de noscontrées, si le climat ne lui eût été contraire.
M. Félix Robert a fait connaître, dans lesAnn. de la Soc. d’agr. sc. et arts du Puy enPelay, 1829, quelques Cerfs de l’Auvergne ,dont l’un, le Cervus solilhacus, de la taille del’Élan, doit être compris, à cause de ses boisà deux andouillers seulement, dans le sous-genre A xts. Une perche de 1 mètre de lon-gueur avait son premier andouiller placé à33 centimètres de la couronne, et le secondà 60. Cette espèce pourrait bien être la mêmeque la grande espèce de Nice de Cuvier : elleprovient des marnes limoneuses supérieuresaux terrains tertiaires des environs de Poli-gnac. Le second de ces Cerfs de M. Robertest le Cervus dama Polignacus, espèce quioffrait les mêmes dimensions que la précé-dente , et dont les bois étaient plus aplatisaux deux tiers de. leur hauteur, et pourvusautour de l’aplatissement de plusieurs pe-tits andouillers, comme on en voit dans leDaim. Son maître andouiller sc trouvait im-médiatement au-dessus de la couronne. Dumême gisement que le précédent.
Les cavernes de Lunel-Vieil ont fourni àMM. Marcel de Serres , Dubreuil et Jean-Jean, quatre espèces de Cerfs , à savoir :
Le Cervus inlermedius, dont les bois scrapprochent de ceux du Cerf commun et duCerf du Canada ; le Cervus coronatus, distin-gué par une lignecirculaire saillante, placéeà la base de la meule, laquelle dessine trèsbien cette partie sur le frontal; le Cervusantiqnus, dont la dernière molaire inférieureest à double cône ; le Cervus pseudo-virginia-mts, Cerf à meules et à bois demi-aplalis.
MM. l’abbé Croizet et Jobert aîné ont faitconnaître, dans leurs Recherches sur les os-sements du Puy-de-Dôme , diverses espèces