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Tome troisième.
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lion :lenr collet est aussi plus marqué. Aquinze mois environ les deux médianes com-mencent à perdre leur creux ; à vingt moiscette cavité est ordinairement effacée dansles deux incisives qui ont paru en secondlieu ; à l’âge de deux ans on n’en trouve au-cune trace dans les deux latérales. Nousavons vu que ces dents'de lait'sonl rempla-cées par une seconde dentition. Les produitsde cette dernière perdent leur creux dans lemême ordre : les premières à la mâchoireinférieure entre quatre ans et demi et cinqans ; les secondes entre cinq et six ans; lesdernières entre sept et huit ans. I.es incisivessupérieures s’usent moins rapidement. Lescavités des deux moyennes disparaissent versla huitième année; celles des suivantes versla dixième ; celles des deux latérales vers ladouzième.Passé cet âge, le Cheval ne marqueplus , et les signes tirés des plis du palais,de l’aspect des molaires, du plus ou moinsd’enfoncement des yeux , n’ont presque plusde valeur. Certains Chevaux ont des dentsd’une telle dureté qu’elles résistent au frot-tement et ne s’usent jamais. On les appelleChevaux bégus. Celte particularité s’observeplus souvent chez les femelles que chez lesmâles, et se rencontre surtout dans quelquesraces du nord de l’Europe , en particulier chezles Chevaux polonais.

Le Cheval marche au pas, trotte et ga-lope. Pour se rendre compte de ces diver-ses allures , on a coutume d’examiner sé-parément les mouvements exécutés parchacun des quatre pieds ; mais il est-beau-coup plus simple de les réunir deux à deux,et de ramener ainsi cette locomotion d’unquadrupède à celle des bipèdes. Alors onverra que la locomotion qui nous occupeest entièrement semblable chez les animauxà quatre pattes et chez ceux qui n’en ont quedeux, et qu’ici sa complication apparentetient seulement à ce que, dans certains cas,les deux bipèdes qui entrent dans la compo-sition du quadrupède n’exécutent pas enmême temps des mouvements identiques.Ainsi, dans le pas et dans le trot, le bipèdedroit levant la jambe antérieure, ce sera lapostérieure que le bipède gauche mettra enmouvement. Il n’y a entre ces deux alluresqu’une seule différence indépendammentde la promptitude des mouvements, c’estque, dans le premier, le bipède gauche ne

part pas en même temps que le bipède droit.Dans le galop comme dans la course desanimaux à deux jambes, la locomotion n’estqu’une suite de sauts exécutés avec plus oumoins de rapidité ; mais, dans le petit galop,les deux bipèdes latéraux du Cheval sautentl’un après l’autre, et, de là, ces quatre tempsque l’oreille reconnaît si facilement, tandisque, dans le galop à fond de train, ils exécu-tent simultanément les mêmes mouvements,et alors l’assimilation de cette allure à lacourse simple est frappante au premier coupd’œil. Voyez, pour plus de détails, l’article

LOCOMOTION . *

Indépendamment de ces trois modes na-turels de locomotion , les Chevaux peuventen prendre deux autres, qui sont un effet del’éducation ou celui de la fatigue.- Dansl 'amble, les deux pieds d’un même côté par-tent à la fois et se portent simultanément enavant, puis ceux du côté opposé exécutentle même mouvement. Ici encore nous pou-vons appliquer notre théorie. Mais, au lieude considérer comme liés fonctionnellementdeux à deux les deux membres d’un mêmecôté, il faut faire la même supposition pourles deux jambes placées aux extrémités del’animal : nos bipèdes théoriques seront donc,l’un postérieur, l’autre antérieur, au lieu d’ê-tre latéraux. On voit dès lors que l’amblerésulte de ce qu’ils trottent en emboîtant lepas, si l’on peut s’exprimer ainsi. Dans l’««-bin, où le Cheval galope du train de derrièrependant qu’il trotte du train de devant,celte décomposition du quadrupède en bi-pède antérieur et bipède postérieur est encorebien plus marquée. Ces deux allures, avons-nous dit, ne sont nullement naturelles auxChevaux ; on les dresse à trotter l’amble, àcause de la douceur de mouvement qui enrésulte. Quant à l’aubin , on l’observe sur-tout chez les Chevaux de diligence qu’onpresse outre mesure, pendant qu’ils traî-nent un poids trop considérable pour obéirfacilement aux saccades résultant fl’un vé-ritable galop.

II. L’Ane, E. asinus L.—Moinsbeau, moinsbrillant, moins intelligent que le Cheval,l’Anen’estdevenu notre serviteur que depuisune époque bien moins reculée, et son typesauvage, connu des anciens sous le nom d' (l-nager, habile encore les déserts de l’Asie oùles Tartarcs lui donnent le nom de Koulnn.

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T. III.