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Tome troisième.
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ou ciliées ; les caulinaires glabres, cordifor-mes et amplexicaules.

La variété la plus intéressante est le Colia,Br. campesiris oleifera, cultivée dans cer-tains pays comme un fourrage d’hiver, maispl us généralement pour sa graine.On en cul-livedeux variétés,leC. d'hiver, plus rustiqueet d’une culture plus répandue, et le Colzade mars. Le premier est le plus productif, etsa graine, plus huileuse, est d’un prix plusélevé. L’hectolitre pèse de 60 à 70 kil., et ilen faut 3 à 4 hect. pour une tonne d’huile,tandis que l’autre ne pèse que 55 à 60 kil.,et il en faut, pour la même quantité d’huile,de 4 à 5 hect. Un hectare rapporte 8 à 900kil. d’huile.

Les meilleures qualités de Colza cultivéesen France viennentdeCambrai, Saint-Quen-tin , Arras , etc. Les qualités supérieuresviennentde la Hollande et du palatinat; onen tire aussi du Mecklemhourg et de la Rus-sie , mais il est moins estimé.

L’huile qu’on tire du Colza sert non seu-lement à l’éclairage, mais encore à la fabri-cation des savons mous. Le commerce decette denrée est l’objet d’opérations commer-ciales aussi ruineuses que les jeux de bourse,et que la morale publique devrait flétrir.

C’est au Br. campesiris qu’on rapporte 2variétés à racines tubéreuses : le Chou-navet ,Ch. turnep ou de Laponie , et le Ch. rutabagaou navet de Suède , Br. napobrassica ; toutesdeux , la première surtout, capables de sup-porter un froid même intense, sont uneressource précieuse en hiver pour les Bêtes àcornes et les Moutons.

III. Chou-rave rabioule ou navet tornep,Brassicarapa, à feuilles non glauques,héris-sées de poils, à calice étalé, à racine charnue,constitue une des espèces les plus utiles du g.Brassica, et depuis plusieurs siècles on la cul-tive pour la nourriture du bétail.On en con-naît plusieurs variétés, dont la (dus renom-mée estcelledeiVoi/o/A. L’huile produite parla Rabioule porte dans le commerce le nomd’huile de Babette; elle est en tout compa-rable à la Navette, et vient des mêmes pays.

Le Chou à faucher, Ch. à vaches, Br.campesiris pabuluria, acaule, à feuilles largeset épaisses assez semblables à celles duColza , et pouvant être coupé plusieurs foisdans l’année pour servir à la nourriture desbestiaux.

IV. Chou-navet , Br. naptts, à feuilles gla-bres etglaucescenles : les feuilles radicales enlyre, les caulinaires pinnatifides ctcrénelées,et celles du sommet amplexicaules cordato-lancéolées, à siliques divariquées. On neconnaît pas la patrie du type de notreNavet , dont on cultive dans les jardins po-tagers au moins une vingtaine de variétés.On les rapporte toutes à trois groupes : lesNuveis secs, à chair fine, serrée, ne sc dé-layant pas par la cuisson ; les Navets tendresà chair plus molle ; et les demi-tendres , quitiennent le milieu entre les deux autres.Parmi ces diverses variétés, dont les racinessont indifféremment longues ou rondes ,celles de Preneuse, des Sablons, gris de Mo-rigny, de Meaux , des Vertus, sont les plusestimés. On en mange non seulement la ra-cine, dont la saveur est fort agréable, et quin’a que le défaut d’ètre peu substantielle ,mais encore les jeunes pousses, bouillies etassaisonnées de diverses manières. C’estsurtout en Angleterre qu’on en fait usagesous le nom de Turnip tops.

La Navette, Br. napus oleifera, peut-êtrele type du précédent, est cultivée pour four-rage ; mais son principal emploi est commeplante oléagineuse. Celte plante est moinsproductive que le Colza ; mais elle a l’avan-tage de donner des produits dans les ter-rains qui ne pourraient convenir à cette der-nière plante. La Navette la plus estimée vientde Caen ; celle de Franche-Comté et cellede Lorraine le sont moins.

V. Navette d’été, Br. prœcox. C’est uneplante annuelle à feuilles glabres et glau-ques : les radicales et les caulinaires inférieu-res lyrées ; celles du sommet cordécs-lan-céolées, amplexicaules, crénelées, à siliquesdressées. La graine, plus petite que celle del’espèce précédente, est encore moins pro-ductive.

VI. Chou chinois , Pe-tsai,Brassicasinensis.Cette plante , qui existait depuis longtempsdans nos jardins de botanique, à titre d’espècebotanique seulement, a été réintroduite enFrance comme plante potagère par les abbésVoisin etTesson,en 1837. Cette plante, à feuil-les blondes et à nervures larges et blanches,ressemble, au premier aspect, plutôt à uneRomaine qu’à un Chou. Son accroissementest si rapide qu’il est souvent très difficile del’empêcher de monter, ce qui en rend la cul-