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Tome troisième.
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le Faucon ordinaire que de 1 : 102, et dansl’Aigle que de 1 . 105.

L’appareil du vol n’a qu’une force médio-cre , et leur fourchette ne présente que peude résistance. Ils volent toujours de biais;car leurs ailes attachées très haut, et l’ab-sence de queue dans la plupart des espèces,les mettent dans l’impossibilité de diriger lesrésultantes de leurs forces motrices au cen-tre de gravité, d’autant plus que leur corpsest très ramassé, et que leur cou ainsi queleurs jambes est fort court. Les rémiges, quisont molles et douces, ne frappent que mol-lement l’air.- aussi ces Oiseaux ne font-ilsaucun bruit en volant.

Leur plumage est de couleur assez uni-forme : le brun, le gris, le fauve et le blanc,agréablement variés de mouchetures et derayures, sont les teintes dominantes. Géné-ralement le mâle ne dill'ère que fort peu dela femelle, qui est presque toujours un peuplus grosse, et dont les couleurs sont plusternes et plus sombres. Cependant dans cer-taines espèces, comme dans l’EffrayeetlaCh.de Tcngmalm,.elles sont plus claires et plusdistinctes ; d’autres fois elles portent des ta-ches qui n’existenl pas dans le mâle, et,suivant Faber, les femelles de quelques es-pèces en plumage d’amour ont des couleursplus brillantes que les mâles. Mais de tousles Oiseaux ce sont ceux sur lesquels les mi-lieux paraissent avoir le moins d’influence,ce qu’on pourrait attribuer à leur vie noc-turne ; car, sous toutes les latitudes, leurplumage est à peu prés le même, et sous lestrois zones, les mêmes espèces ont absolu-ment la même parure.

La plupart des Chouettes, ennemies de lalumière du jour, ne quittent guère leursretraites qu’au crépuscule et au clair de lalune, ce qui est le propre des espèces à queuecourte et dépassant à peine les ailes; quantà celles à queue plus ou moins étagée et dé-passant de beaucoup les ailes .elles chassentde jour ; on leur a même donné le nom deChouetles-Éperviers ou Accipitrines, à causede la ressemblance qu’elles ont avec ces Oi-seaux. Cette règle n’est pas sans exception ,car parmi les espèces à queue médiocre, il yen a qui voient également le jour. B. Meyera vu le Harfang , Sir. nyclia , parcourir lesplaines de Livonie , pendant les journées lesplus chaudes du mois de juillet , pour y

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chercher une proie. Mais ce n'est pour ainsidire qu’une exception dans le nombreuxgroupe des Chouettes qui passent le jourdans des trous d’arbres ou de masure , oubien cachés au plus fort d’un fourré pourn’en sortir que lorsque le soleil a quittél’horizon. Pour des Oiseaux destinés à chas-ser dans l’ombre, l’organisation de leur vueet celle de leur ouïe, leurs ongles robustes etcrochus, leur vol silencieux, sont parfaite-ment appropriés à leur mode d’existence ;et Belon a bien raison de dire aux détrac-teurs de ces Oiseaux, que quiconque prendragui de à leur vue ne la trouvera pas si imbécillequ’on l’a crue. Quand le hasard les oblige àsortir de leur retraite, ils volent avec unelenteur qui annonce la crainte, et c’est danscetle situation défavorable qu’ils sont assail-lis par les Passereaux de toutes sortes quise trouvent dans le voisinage ; les Merles ,les Grives, les Pics, les Geais , les Mésanges,les plus petits Oiseaux entourent en criaillantl’ennemi commun ; et la pauvre Chouette ,offusquée par l’éclat de la lumière , ne ré-pond à ces attaques que par des gestes risi-bles qui décèlent son embarras : ce sont desmouvements de tète dans tous les sens âla manière du Torcoi, des craquements debec , et une trépidation qui semblerait uneespèce de danse. C’est à qui l’assaillira , laharcèlera, et les plus faibles, ceux qui laredoutent le plus, sont les plus acharnés;mais si pendant cette scène le jour disparaitet la nuit s’avance, les rôles changent, l’Oi-seau nocturne reprend sa puissance, les Oi-seaux diurnes se taisent et fuient, et malheurà celui qui ne se hâte pas de se soustraireaux terribles représailles de la Chouette.Cette antipathie contre les Oiseaux de nuitest partagée par les Rapaces diurnes, qui nepeuvent voir le Grand-Duc sans le pour-suivre avec la même fureur ; mais les véri-tables et irréconciliables ennemis de cet oi-seau sont les Corneilles. Klein rapporte cefait comme assez commun, et il est corroborépar le témoignage de Sprüngli. Cet ornitho-logiste en vit un poursuivi â grands cris parune troupe de ces Oiseaux avec un tel achar-nement, qu’il descendit à terre accablé delassitude, et se mit sur le dos en présentantscs ongles à ses persécutrices. Les Cor-neilles se retirèrent, et le Grand-Duc, ra-massé dans un état complet d’épuisement,