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fut conduit dans la maison du narrateur,où il ne survécut qu'un jour à sa victoire.
Les Chouettes se nourrissent de proie vi-vante qu’elles attendent le plus souvent aupassage, silencieusement perchées sur unemotte de terre, un bloc de pierre, une bran-che , suivant les espèces, car les unes sontmarcheuses et d’autres percheuses, et elles seprécipitent sur les victimes qui passentà leurportée avec une fureur et une véhémence quisemblent contraires à leur caractère, ce quiles rapproche des Chats , avec lesquels ellesont une ressemblance assez frappante.Quand elles vont en quête d’une proie, ellestraversent les airs à bas bruit, et surpren-nent en silence les petits Oiseaux endormisou les petits Quadrupèdes qui vont à lapâture.
Les grandes espèces, telles que le grandDuc, le Harfang , etc. , ne se contentent pasd’une si mince proie ; elles font leur nourri-ture de Lièvres , Lapins , Lagopèdes, Géli-noltes ; et, quand ce gibier manque, elles nedédaignent ni les Taupes ni les Rats, nimême les Insectes. Souvent elles ont pournourriture exclusive la proie la plus facile ;c’est ainsi que la Chevêche à collier vit prin-cipalement de Chauves-Souris . Les petitesespèces, plus modestes parce qu’elles n’ontni la même force, ni les mêmes besoins, secontentent de petits Passereaux, de Ron-geurs de petite taille, de Lézards , de Gre-nouilles et d’insectes. Les Chouettes précé-dent souvent l’oiseleur à scs lacets, et luienlèvent quelques uns des Oiseaux qu’il apris. L’EtTraieest dans ce cas. Le Harfangaccompagneles chasseurs, et réussitsouventà leur enlever des pièces de gibier avantqu’ils aient eu le temps de les ramasser. LesIndiens mettent à profit l’habitude de cetoiseau pour le tuer; ils jettent en l’air unoiseau mort, le Harfang se jette dessus pours’en emparer, et tombe frappé d’un coupde fusil. On ne voit les Sirix se nourrird’animaux morts que dans le cas d’extrêmedisette. On peut encore , à défaut d’autrenourriture, leur faire accepter du poisson.
L’appareil de la déglutition est conforme àleur genre de vie; leur gosier est très am-ple , et l’oesophage est partout d’égale lar-geur; mais, quoique les Chouettes vivent deproie , leur gésier est musculeux et précédéd’un jabot assez largement dilaté. Leurs coe-
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cums sont longs, pédiculés, et renflés enmassue.
La plupart des Chouettes ne lacèrentpas leur proie quand elle est de médiocregrosseur, elles l’engloutissent tout en-tière; pourtant, avant d’avaler les Oiseauxdont elles s’emparent, elles leur rompentles os du crâne. Le grand Duc , avant demanger les Rats ou les Souris, les ramol-lit en en brisant les parties dures. La Chevê-che dépèce les Souris et les Mulots qu’elleattrape, et plume proprement les petits Oi-seaux avant de les manger, habitude com-mune à plusieurs espèces.
Quand les parties digestibles ont passédans les organes élaborateurs, toutes cellesqui ne le sont pas, telles que les os, lesplumes, les poils, les ailes et les partiesdures des Insectes, sont rejetées par lebec en petites pelotes oblongues ou arron-dies , après quelques heures de séjour dansl’estomac. Ainsi que les autres Rapaces, lesChouettes peuvent supporter une longueabstinence et passer sans manger une hui-taine de jours. Un naturaliste préparateuroublia, pendant un temps beaucoup pluslong , une Effraie qui lui avait été envoyéed’assez loin, et fut très surpris, en ouvrantla boîte, de trouver un vivant à la placed’un mort. L’Effraie se dressa, regardales spectateurs avec surprise ; et rien dansson aspect ne semblait déceler l’affaiblis-sement causé par une longue abstinence.
Dans l’état de liberté, ces Oiseaux boi-vent sans doute ; mais ce besoin ne paraitpas pressantchez eux, cardans la captivité,ils ne boivent pas volontiers , et c’est avecune sorte de défiance qu’ils plongent le becdans le liquide, à moins qu’ils ne soienttrès familiers avec celui qui le leur pré-sente.
L’heure à laquelle les Chouettes sortentpour aller chercher leur proie, et l’état d’en-gourdissement dans lequel elles surpren-nent leurs victimes, les mettent rarementen position d’avoir une lutte à soutenir, etce n’est que dans de rares circonstancesqu’on les voit obligées de combattre ; maisquand clics sont attaquées, elles se défen-dent hardiment des ongles et du bec, etquand elles ont alTairc à un ennemi auquelelles ne peuvent résister avec avantage,clics se renversent sur le dos et jouent des40 '
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