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Tome quatrième.
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1res longues, comme dans la plupart desCynarées, ou très courtes ; et même elles lesont quelquefois à tel point, qu’on trouvedes transitions fréquentes entre les cas oùelles sont visibles et ceux où elles manquentcomplètement. Lorsque les fimbrilles sontbien développées et forment autour de l’ori-gine de la fleur une sorte de petit calice or-dinairement searieux, on conçoit que ce ca-llcule peut se développer plus qu’à l’ordi-naire et prendre même une nature plus oumoins foliacée ; ces calicules constituent desespèces d’involucelles partiels, et c’est cequi a Tait établir à Linné son ordre de laPolygamie ségrégée , et aux botanistes mo-dernes le nom de Capitule composé. M. R.Brown a remarqué que, dans ce cas, l'ordred’inflorescence qui va de la circonférence aucentre, et, par conséquent, comme celuid un épi simple de la base au sommet, estsouvent alors irrégulièrement interverti.

Pour donner à nos lecteurs des exemplesfaciles à vérifier, et qui puissent bien faireconnaître les diverses parties qui entrentdans la composition d’un capitule de Com-posée , nous dirons que les feuilles dont onmange la base dans l’Artichaut appartien-nent à I ’itwolucre , le cul ou le fond consti-tue le réceptacle, le foin est formé par lesfimbrilles, au milieu desquelles se trouventles très jeunes fleurs. Dans la Pâquerette ,le réceptacle est conique ; dans le Soleil, ilse creuse quelquefois légèrement, et pré-sente des alvéoles plus ou moins profondes,entourées par une substance membraneuse,généralement découpée en lanières ou endents qui formeront dans ce cas les fim-brilles.

Toutes les plantes de cette famille ne pré-sentent cependant pas un involucre composéde plusieurs folioles imbriquées ; ainsi, dansquelques Tugetes (OEillets d’Inde), les fleurssont renfermées dans une sorte de véritablecalice campanulé, à 5 dents, à l’intérieurduquel on voit 5 fleurs ligulées (rayons) dis-posées en quinconce, comme le seraient lescinq pétales d’une Rosacée ou d’une Renon-culacée.

L’inflorescence des Composées présenteencore un phénomène digne d’attention : lesfleurs, serrées dans leur involucre, soumises,pour ainsi dire, à une sorte d’étiolement,offrent de notnbreui avortements. Ceux-ci

suivent, au milieu de leurs irrégularités rune loi générale : les organes mâles avortentplus fréquemment dans le bord de la tète.et les organes femelles dans le centre ; ou sil’on rapporte ces dispositions à l’inflorescenceen épi, les fleurs du bas de la tète ( ou dubas de l’épi) sont fréquemment femelles, etcelles du centre de la tète (ou du haut del’épi) fréquemment mâles ; c’est ce qui ar-rive dans la plupart des cas où les épis oules grappes portent des fleurs des deux sexes,par exemple dans les Cupulifères, les F.u-phorbiacées.etc. Il arrive souvent aussi dansles Composées que les fleurs, soit du bord,soitdu centre du capitule, deviennent sté-riles par l’avortement des deux sexes ; c’estce qu’on peut remarquer dans une foule deCypéracées ; mais il n’y a, à ce que je sache,aucun exemple d’une tète ou d’un capitulede Composée mâle sur te bord et femelle aucentre.

Les Composées sont, à l’exception des Gra-minées, les plantes le plus généralementrépandues sur le globe et celles qui présen-tent dans leur structure essentielle la plusgrande uniformité. Comme elles sont trèscommunes en Europe , et que l’ancien con-tinent en produit un très grand nombre qmrentrent complètement dans les mêmes grou-pes que celles qui habitent nos contrées , üen est résulté que les anciens botanistes ontpu prendre une idée générale de la familleet en former plusieurs classes qui subsistentencore aujourd’hui.Tourneforten a fait trois:Seiniflosculeuses,

Flosculeuses,

Radiées,

auxquelles correspondent les trois divisionssuivantes fondées par Vaillant :

Chicoracées,

Cynarocéphales,

Corymbifères.

La plupart des botanistes modernes ont *’ e '

gardé lesComposées comme formant une seule

famille qui, malgré son étendue, peut secomparer aux autres groupes du même nom-tels que les Renonculacées, Rosacées, Lib*'cées,etc. : aussi les trois divisions de Vaille 1 ' 1adoptées par A.-L. de Jussieu (1189) ont-ellescontinué à diriger les botanistes jusqu’au cornmencementde ce siècle. A peu près àla uiêin 1,époque, M. DeCandolle proposa la formai' 0 "d’un quatrième groupe, celui des Labial 1 '