Band 
Tome quatrième.
Seite
151
JPEG-Download
 

COM

151

COM

flores, correspondant aux Chænanlhophorées'tue Lagasca établissait en même temps danss °n Mémoire sur les Composées publié à

‘Madrid .

Quelques années plus tard, M. H Cassinientreprit ses grands travaux sur la famille'les Composées. Les améliorations qu’il y a"Pportées ont été des plus importantes. ,lus-, Mu’alors les botanistes avaient fonde les ca-bote res principaux de la famille sur la struc-ture des corolles; il étudia avec soin lesformes des organes sexuels, et y trouva desdifférences très suffisantes pour grouper,d’après elles, les genres des Composées . Ler ésultatde scs recherches fut l’établissementd® 19 tribus naturelles, fondées conjointe-’nentsur les formes du style et sur celles desfamines.

fie fut en 1816 que M. R. Brown publia sonMémoire sur les Composées , Mémoire danslequel l’auteur s’attache à démontrer l’uni-formité de distribution des nervures dans lesCorolles des Composées. En effet, toutes lesf-otnposées offrent deux points de ressem-fdance dans la structure de leur corolle, qui,f* r 's ensemble, au moins aident puissam-ment à déterminer les limites de cette im-^ense famille. Le premier de ces caractères® s t leur estivation valvaire, qui cependant° sl commune à plusieurs autres familles,s °*t parmi les Monopétales, soit parmi lesf'e'ypétales. Le second parait propre auxf-ornposées; du moins il n’a point été remar-qué ailleurs jusqu’ici. Il consiste dans la dis-position des nervures, qui, dans leur ori-jl'he, sont en nombre égal aux divisions de

l'eu

eorollc , et qui, au lieu d’occuper le ini-

de ces divisions ou de passer par leur

' 1,e comme dans la généralité des autresHeurs, alternent avec ces dix isions et se trou-Venl ainsi correspondre aux sinus; là.cha-'Phedes nervures se bifurque, forme un Y,c hacune des modifications suit le contour"es divisions et leur forme, pour ainsi dire,Un ourlet. En général, ces branches, lors-qu'elles viennent à se rencontrer par leur* llr émité, cessent de croître; mais il arrive4ns certains cas , et en particulier dans le8roup e des Sénécionées, que les nervures set ecourbent en parlant du sommet des divi-sons et descendent plus ou moins en suivanto l «be de la corolle; au milieu duquel elles^Paraissent en général complétemenl.Celtc

situation insolite des nervures a déterminéCassini à donner aux Composées le nom deJYèvramphiptlales.

Les corolles du beau genre Mutisia présen-tent toutes ces modifications: ainsi l’on entrouve dont les corolles ont 10 ou 15 nervu-res suivant que celles-ci se ramifient un plusgrand nombre de fois ; mais ce caractère, quiest fréquent dans les I.abialiflores , est loind’être universel. La plupart des llcurons cen-traux n’ont que 5 nervures disposées commedans la généralité des autres Composées.

Le plus ordinairement, les fleurs liguléesstériles ou femelles quioccupentla circonfé-rence d’un capitule et en forment le rayon,présentent 10 nervures qui proviennent dela division plus ou moins profonde de 15nervures, simples à la base. Mais le genreMesoijramma, ainsi nommé par M. l)e Can-dolle précisément à cause d’une nervuremoyenne sur chacune des divisions, ne pré-sente cependant pas ce caractère ; la lignemédiane considérée comme nervure est for-mée par une série d’utricules allongés, rem-plies de résine , et comparable aux viuœ oubandelettes des Ombellifères, des Ilypérici-nées, etc.

Les étamines fertiles offrent également uncaractère à peu prés unique dans les Com-posées, et ce caractère est la soudure mu-tuelle des anthères, qui forment ainsi un tubetraversé par le style. Cette soudure con-stante des anthères a fait donner aux Compo-sées le nom de Synantliêrées. Ces anthèressont biloculaircs, terminées au sommet enun appendice ovale plus ou moins coriace etqui appartient au connectif. Les loges, à leurextrémité inférieure, sont nautiques, aris-tées ou terminées en une sorte d’appendiceplumeux. La combinaison de ces divers ca-ractères avec ceux que présentent les styles,sertaujourd’hui de base aux différentes divi-sions des Composées.

Le pollen , sans offrir de caractères inva-riables dans chacun des groupes ou tribus,présente néanmoins des formes communes àun grand nombre de genres: ainsi il est gé-néralement dodécaédrique dans les Chicora-cées, globuleux et hérissé dans les Sénécio-nidées. Sa couleur varie du jaune au rougeâ-tre, du bleu pèle au violet foncé ou noirâtre.Les fleurs femelles renferment parfois desétamines, soit réduites à de simples filets, soit