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Tome quatrième.
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à (les sortes de petits corps oblongs ou ovales Iqui rappellent assez bien leur origine. Ces Icorps sont aplatis cl presque constamment 'privés (le pollen ; néanmoins on en rencun- jIre quelquefois, et dans ce cas il se présentesous la forme de globules transparents, lisseset d’une extrême petitesse, vides, et par con-séquent stériles.

Le style des Composées se compose d’untronc et de deux branches ; ces branches sontdemi-cylindriques et antérieures et posté-rieures, suivant l’axe du capitule Le tronc 1consiste en un filet cylindrique à base arron-die et articulé en ce point avec le disque épi-gynequi surmonte l’ovaire : les faces internesdes branches correspondant aux deux partiesplanes qui se trouvent en contact avant l’é-panouissement des fleurs, sont entourées oubordées par un ourlet saillant, papilleux, quise lie aux deux branches. Ce bourrelet estle stigmate ; sa place est constante danstoutes les Composées, et sa largeur, rela-tivement aux branches, varie seule dans eba- !cunedes tribus. La partie inférieure du style jest constamment incolore et glabre; sa par- itic supérieure, au contraire, participe decelle de la corolle, et se trouve recouvertede papilles plus ou moins saillantes. Cespapilles se prolongent sur les deux bran-ches du style, qui, dans le jeune âge, avons-nous dit., sont appliquées l’une contre l’autreet ne s’écartent qu’au moment de l’épanouis-sement des fleurs. On a donné à ces papillesou poils le nom de poils collecteurs , parcequ’en effet le style, en traversant le tubeformé par les anthères, ramasse leur pollen,en charge les papilles qui couvrent la faceexterne des branches, lesquelles en s’écar-tant vont répandre le pollen, dont elles sontrecouvertes, sur les bourrelets qui bordent laface interne ou supérieure des styles voisins.

Il résulte de cette disposition que les fleurs sefécondent mutuellement, et ce caractère jointà la disposition des fleurs mâles, femelles ouhermaphrodites dans le capitule, a servi àI.inné pour établir ses divisions des Compo-sées. Quant aux branches elles-mêmes, ellesprésentent certains caractères invariablesdans chacune des tribus. Elles sont longues,étroites et recourbées dans les Chicoracéeset les Vernoniées ; filiformes et dressées dansles Eupatoriées; arquées, tronquées ou ter-minées en un petit cône poilu dans les

Sénecionécs ; convergentes ou en forme depincettes dans les Astérées; très courtes etentourées d’une sorte de collerette de papil-les dans les Carduacées.

Le fruit ou akène présente dans ses carac-tères internes une très grande uniformité destructure, mais il n’en est pas de même deses caractères extérieurs. Néanmoins, danscertains cas, sa configuration peut faire re-connaître le groupe auquel il appartient:ainsi le fruit est comprimé dans la plupartdes Astérées, cannelé dans les Vernoniées.cylindracé et strié dans les Sénécionées ;mais ces caractères, quoique généraux, sontsujets à de nombreuses exceptions, et dansune même tribu on rencontre des fruitscharnus, ailés, etc. En parlant des fruits,nous ne devons pas omettre d’appeler l’at-tention sur un organe particulier qu’ontrouve à l’intérieur de l’ovaire de plusieursComposées: ce sont deux bandelettes oucordons d’une extrême ténuité qui, de labase du style, vont se mettre en rapportavec le point d’attaebe de l’ovule et corres-pondreau micropyle ( pointd’irnprégnation •Les fonctions de ces bandelettes sont encorepeu connues. M. R. Crown, à qui l’on en doitla découverte, ne se prononce pas a cctégard, et tout en laissant soupçonner leurusage dans l’acte de la fécondation, il estporté d’un aulre côté â les regarder commedes rudimentsdecloisons qui, dans cette hy-pothèse , feraient considérer les fruits desComposées comme originairement forméspar deux feuilles carpellaires, ce que justi-fie le nombre des branches du style. Maisrien jusqu’à ce jour n’est venu appuyer cettemanière de voir. Il est cependant juste dedire que ces cordons n’ont été observés quedans des ovaires uni-ovulés appartenant à desgenres où le type normal de la famille estd'of'rir un ovaire biloculaire. parmi les Plantagi-nées, la Littorelle présente des cordons pis-tillaires identiques à ceux des Composées .

Quanta leur classification, les Composéesont été placées par A.-L. de Jussieu entreles Dipsacées et les Calycérées d’une part, etles LobéliacéesetCainpanulacées de l’autre,c’est-à-dire à peu près au centre des Dico-tylédones. C’est également la place que leur

assigne M. DeCandolle . Néanmoins quelquesbotanistes , tels que B. de Jussieu , Haller.Necker, et surtout Fries, admettent que l cS