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Tome quatrième.
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grande analogie avec les Mitres et les Co-Iuiii belles. Une seule différence notable pa-raît exister entre ces deux genres et les Cô-nes ; elle consiste en ce que , dans les uns,il existe une trompe quelquefois très allon-gée, ce qui donne à l’animal l’avantage d’at-taquer sa proie loin de lui. Dans les Cônes ,cette trompe parait manquer, et elle estremplacée par la langue hérissée de cro-chets dont nous avons parlé. Il résulte detout ce qui précède que le genre Cône peutêtre caractérisé de la manière suivante :

Coquille allongée, turbinée, conique,à spire courte. Ouverture longitudinale,étroite, à bords parallèles, à columelle sim-ple, versante à la base.

Animal très aplati, ayant un pied long,étroit, tronqué en avant. Tête petite , pro-boscidiforme , ayant deux tentacules sur lemilieu desquels sont placés les yeux. Boucheterminale. Un opercule carré, très petit,ayant à peine un quart ou un tiers de lalongueur de l’ouverture.

Il y a peu de genres aussi nombreux etaussi riches en espèces que celui des Cônes ;il n’y en a point de plus recherchés dans lescollections des amateurs , et c’est parmi lesCônes qu’on trouve encore le plus grandnombre de Coquilles rares et chères. Il n’estpoint de genres où les couleurs soient aussidiversifiées que dans les Cônes , et il n’enest pas non plus où la forme paraisse avoirautant de constance et d’uniformité. Cesdeux particularités ont toujours rendu trèsdifficiles l’étude des espèces et leur sépara-tion. Celte distinction devient d'autant plusdifficile qu’en examinant un grand nombred’individus, on s’aperçoit que la forme n’estguère moins variable que la couleur, et ilfaut savoir habilement profiter de l’ensem-ble des divers caractères pour distinguer lesespèces. C’est particulièrement en étudiantles espèces fossiles qu’on reconnaît la dif-ficulté de les distinguer : aussi il est àprésumer que, par la suite, on pourra ré-former un assez bon nombre des espèces ac-tuellement admises lorsque l’on aura ras-semblé une plus grande quantité des maté-riaux bien choisis pour l’étude de ce genre.Aidé de la célèbre collection de M. llwass,Bruguière a décrit, dans l 'Encyclopédie mé-thodique, HS especes de Cènes; I.amarck enmentionne 181 espèces vivantes cl 9 espèces

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fossiles seulement. Aujourd’hui le nombredes espèces vivantes s’élève à plus de 260,et celui des especes fossiles est d’une cin-quantaine environ, qui, pour la plupart,appartiennent aux divers étages des terrainstertiaires. Pendant longtemps on a cru queles Cônes fossiles ne dépassaient pas les ter-rains tertiaires. M. Dujardin, le premier, ena fait connaître une belle espèce des terrainscrétacés de la Touraine, et plus récemmentM. Deslonchamp, de Caen , en a découvertune autre fort remarquable dans les argilesdu lias du Calvados . (Desh.)

CONE. Strobilus . bot. — On a donné cenom, qui est aussi synonyme de Strobile ,au fruit des végétaux de la famille des Co-nifères. Il est composé d’un nombre irrégu-lier d’ulricules membraneuses cachées dansl’aisselle de bractées sèches et ligneuses etdisposées en formedecône. Ce sont ces brac-tées qui accompagnaient , sous forme d’é-cailles, les fleurs femelles, et ont prisbeaucoup d’accroissement.

’'CONELLA,Swains.(diminunif de conus,cône), moll. —Genre proposé par M. Swain-son pour quelques espèces de Colomhellcs.dont la forme se rapproche assez de celle desCônes. Ce genre, tout-à-fait inutile, n’apoint été adopté, f^oy. colombelle. (Desh . 1

COAEPATE, BulT. mam. — Nom d’un»variété de la Moufette d’Amérique.

COAFERVACÊES et COAFERVÉES-Confervaceœ et Conferveœ. bot. cr. —(PhJ-cées.) Tribu de la famille des Zoosperrnée».Ag. fil., qui se compose d’Algues remarqua-bles par leur forme, leur organisation elleur couleur verte. Ce sont, chez toutes,des filaments tubuleux, membraneux, ca-pillaires , cloisonnés de distance en distanceou articulés, simples ou rameux, libres ouréunis sous la forme d’un réseau à maillesrégulières, le plus ordinairement verts, la-cement purpurins ou tout-à-fait décoloré»(hyalins), renfermant dans chaque articleune matière granuleuse verte (rouge dansI e Sphœroplea) qui forme l’endochrome. Ce*plantes vivent dans l’eau douce ou salée,ont leur centre géographique dans l’hém 1 'sphère boréal. Elles sont comprises dans lesgenres Conferva , Ag. ; Sphœroplea , Ag. I 1Microdictyon, Decaisn. (C- M.)

COAFERVE. Conjerva ( conferinmiM r« <souder), bot. cr. — (Phycécs.) Il sérail in* 1