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Tome quatrième.
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tant de peine l’origine de ce mot, on n’y doitvoir qu'unealtérationdc Gallus, qui, devenugai par abréviation, puis gau, puis gog , afini par faire caa. Le mot de gau est encorecri usage en Savoie , et celui de cô dans plu-sieurs de nos provinces.

Les Grecs appelaient le Coq àltYrwp, et lapoule àlixro pli - les Latins, Gallus le coq, etGallina la poule; les Allemands appellentle mâle hahn , et hernie la femelle; les An-glais , cock et hen ; les Italiens et les Espa-gnols, gallo et gallina.

De tous les Oiseaux qui peuplent nos bas-ses-cours, le Coq et la Poule sont ceux quinous rendent le plus de services; ils nouspaient avec usure les frais que nous faisonspour leur entretien. Quoique leur éduca-tion soit facile, il est certain que si l’onne procède avec la plus scrupuleuse écono-mie, la dépense excède de beaucoup le profit.C'est aux fermiers et aux habitants des cam-pagnes seuls que ces Oiseaux présentent unavantage réel ; il faut qu’abandonnés à eux-inêmes et que pourvoyant à leur subsistance,le propriétaire puisse en nourrir un nombrebeaucoup plus grand qu’il ne le pourrait faireavec les déchets de ses grains. C'est danscette circonstance seulement qu’il est possi-ble d’en tirer un parti avantageux.

Pour conserver les Poules en état parfaitde santé, il faut avoir soin de choisir pourl’emplacement du poulailler un endroit aussivoisin qu’il est possible d’une étableou d'uneécurie, au-dessus même si l’on peut, et àl’exposition du levant,, afin de les garantirdu froid et de l’humidité, auxquels elles sonttrès sensibles. •

On s’aperçoit de la mauvaise influence dupoulailler par la diminution des œufs, I ir-régularité des couvées et la débilité desPoules. Le poulailler doit être tenu avec laplus sévère propreté, fréquemment assainipar des fumigations de chlore ; les nidset les perchoirs doivent être lavés et grattés,et le sol balayé avec soin et recouvert d’unlit de feuilles ou de gravier. Il ne fau! pasmettre d’autres Oiseaux avec les Poules pourne pas porter le trouble parmi elles, et le soindoit en être confié è une fille de basse-courintelligente. On doit éloigner du poulaillerles enfants et les curieux, surtout pendantl’incubation et l’éducation des petits.

On a coutume en Allemagne de lâcher les

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Poules dans un parc et de les y abandonnerà elles-mêmes, en ayant seulement soin deleur jeter de la nourriture quand la neigecouvre la terre pendant trop longtemps. Danscet état à demi sauvage, leur taille est pl uSpetite, leur plumage moins fourni et leursplumes moins larges, ce qui les rapprochebeaucoup du Coq Bankiv’a; et leur chair,quoique moins grasse, acquiert un g°û lbeaucoup plus agréable que celle de nosespèces domestiques.

Il est important de bien choisir ses raceslorsqu’on veut avoir des produits avanta-geux; et de toutes, celle de Caux, grande,belle, donnant de gros oeufs et d’une chairfort délicate, doit être préférée pour les Pou-lets , mais elle est peu féconde, et la Poulecommune, multipliant beaucoup et en pe ude temps, est généralement la plus re her-chée. Il faut que le Coq soit fort et vigou-reux ; qu’il porte la tète haute; qu’il ait unedémarche libre et fière, l’œil brillant, I®voix forte et mâle, des formes bien prises,une taille moyenne, le bec épais et court,la crête et les barbillons développés et d’unrouge vif, la poitrine large, les ailes fortes,les jambes musculeuses, les tarses armés delongs éperons. Un Coq ayant toutes ces qua-lités, importantes sans doute, puisque delui dépend la propagation de l’espèce, pê utsuffire à douze ou quinze poules; Parmen-tier dit quinze à vingt, et même au-delà ^ne faut, en aucun cas, lui en donner davan-tage , sans quoi il s'épuiserait trop tôt.

A trois mois, un Coq commun est déjà apteà la reproduction ; mais à cet âge, il est tropjeune, et l’on fait bien d’attendre qu’il altsix mois. Il peut continuer son service jus-qu'à trois ou quatre ans. Passé celte époque,sa vigueur diminue, et il faut le remplacer-Quand on est embarrassé sur le choix

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successeur, il faut, dit Parmentier, et celad’après le conseil d’une dame, faire batt reles concurrents, et donner la préférence a ' 1vainqueur.

Lorsqu’il y a plusieurs Coqs dans ll,|Cbasse-cour, la paix n’v est pas de longuedurée; ils se battent à outrance chaque f 01 ”qu’ils se rencontrent, et même ils se cher-chent pour se mesurer. Quand les deux ennemis sont en présence, ils se placent’ 11 *à-vis l'un de l’autre, l’œil en feu, la crêl 1 'droite , les plumes du cou hérissées ; '