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Tome quatrième.
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COQ

COQ 201)

•■'prime par des cris de joie le plaisir qu'elleéprouve de sa délivrance, et ses compagnes !faisant chorus semblent partager sa salisfac-•ion. !

ffn prétend que les œufs pointus contien- :ne nt des mâles, et les ronds des femelles ; iPc tle assertion n’est pas exacte, et l’on n’y ,Peut ajouter foi. Les femmes de l’archipel ;Wec disent que l'œuf dont la couronne esthorizontale doit produire un Coq, et quandf Ne est oblique une Poule. C’est un fait con-,ir mé par Parmentier, qui les mirait pour"■la à la lumière.

Quant aux œufs de Coq, qui sont sans jaune

<lu’on prétend contenir un serpent, c’est unPtoduit anormal toujours stérile. Ils pro-'•énnent d’une Poule trop jeune ou d’unePou| e épuisée. Certaines Poules sont sujettesa Pondre de ces œufs privés de jaune, et qui,ayant conservé leurs chalazes , ont donné heua '‘histoire des serpents. Ces faits ont été mishors de doute par Barlholin et Lapeyronie;

**pendant au moyen-âge , on brûla à Bâle ,Par ordre du magistrat, un pauvre Coq at-,e 'nt et convaincu d’avoir pondu un œuf. Onne sait dans cette histoire lesquels il faut lePlus plaindre du Coq ou de ses juges.

Les œufs ne conservent qu’un mois envi-r ° n leurs qualités nutritives et reproduc-l ' Ves ; mais on peut les conserver pendant>lne année tout entière en les mettant dans"l* 1 lait de chaux. Il faut pour cela choisirre Ux q U j proviennent des pontes d’août, sep-h’uibre et octobre.

lorsque la Poule destinée à couver a leNombre d’œufs nécessaire (on peut lui enaiSs er de 15 à 18, ce qu’on appelle une

Pou

e; d’autres économistes disent 20 àses habitudes turbulentes cessent ; ellesse un cri ou gloussement particulier qui'"'hque son inquiétude; elle s’accroupit sures œuf s> réunis dans un coin sur quel-^hés brins de paille, ou bien, ce qui est. dans un panier destiné à cet usage,, •lu’on garnit de foin ou de paille de sei-

Ün br >sée ,

—-v , pour qu’elle ne les casse pas ;. e étend ensuite ses ailes pour les cou-, lr ' les remue doucement pour les faired’un égal degré de chaleur, qui, sous^"huence de l’incubation , s’élève à 32° R.pl) devoir devient tellement impérieux pourJdu’Cle oublie le boire et le manger, eth faut lui apporter sa nourriture pour neT - iv.

la pas voir dépérir. Sans doute que lesPoules sauvages prennent le temps de man-ger, et qu’un peu moins de chaleur pendantl’éloignement de la couveuse n’empêche pasles œufs de venir à bien.

Le plus ordinairement, au bout de vingt etun jours (l) (à l’article oecf, nous donneronsle détail du développement successif de l’oi-seau dans l’œuf) le Poulet sort de la coquilleaprès l’avoir brisée avec le petit onglet cornéet caduc dont est munie la pointe de sonbec. Il reste quelques instants comme étourdide sa nouvelle position, va en piaulant se ré-fugier sous l’aile de la couveuse, et peu detemps après, il en sort et court chercher sanourriture. Alors commencent pour la mèrede nouveaux tourments ; s'oubliant elle-mê-me, elle ne s’occupe que de ses petits; c’estpour eux qu’elle cherche de la nourriture, etelle ne mange que quand ils sont repus ; s’ilss’éloignent, elle les rappelle avec un cri de.tendresse inquiète ; sa voix devenue plus ex-pressive, est empreinte de tous les sentimentsqui l’agitent. Elle les réchauffe sous ses ai-les, et les y met à l’abri des intempéries dessaisons, aussi bien que de la serredel’oiseaude proie. De timide qu'elle était, elle devientaudacieuse, s’élance contre l’ennemi, cric,s’agite avec fureur et désespoir, et réussitsouvent à le faire fuir. Les Poules qui ont pucouver à l’écart ne rentrent à la basse-couravec leurs petits que quand ces dernierscommencent à être couverts de plumes.

En voyant celte Poule , couveuse si assi-due, mère si tendre, on croirait qu’un sen-timent intelligent préside à ses actions; mais,hélas! il n’en est rien, elle obéit à un in-stinct impérieux , et ses actions sont mar-quées au sceau de la fatalité ; car la Poulecouve indifféremment tous les œufs qu’onlui donne, même des œufs de plâtre, et elleprodigue les mêmes soins à tous les petitsqu’elle a fait éclore : témoin sa sollici-tude pour les Canards qu’on lui a donné àcouver.

(!) Je dis le plus ordinairement. parce que lesinfluences ambiantes exercent de grandes mndtlirnlions sur la durée du lYclosion. Une lettre de Dar-cet, insérée dans te Journal de médecine du nioisdejuillet 1766, donne des details lort intéressants surune couvce de huit cents très irrégulière, dont il asuivi tuules les phuses : ainsi te I ri poulet est éclost." jours après la ponte, le 2* vers lu fin dH I7« jour,le .V un 18* révolu , et les cinq autres entre le 10*et le tïO*. c'est-à-dii e pies de deux jours avant l'é-poque ordinaire de l'incubation.

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