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Tome quatrième.
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Les Poulets exigent une nourriture pluschoisie : il faut leur liouner de la soupe, dela micdc pain mêlée à du laitet à des jaunesd’oeufs, de la navette, du chènevis, desgrains cuits, surtout du mais à petits grains,appelé à cause de son emploi mais à Poulets ;cl comme je l’ai remarqué sur des Poulets 1que j’ai élevés, ils recherchent avec avidité !la viande crue, dont ils mangent des quan-tités considérables.

Au bout d’un mois, les Coqs prennent lacrête; à deux mois ils chantent et commen-cent à se battre, été cinq ou six et même plustôt, ils se montrent ardents près des femelles.

A la même époque, les Poulettes commencentà pondre; mais ce n’est qu’à un an, ou même àquinze mois qu’ils ontacquistoutleur déve-loppement. C’est àlrois ou quatre mois qu’onleur fait subir l’opération de la castration. Liésce moment, il s’opèreen eux un changementremarquable. Leur allure devient pacifique;leur voix s’enroue et se perd presque com-plètement ; ils ne sont presque plus sujets àla mue; leur crête devient flasque et pen-dante, ce qui a déterminé à la leur couper; etleur vie se borne à boire, manger et dormir.I.es Coqs les maltraitent, les Poules les dé-daignent, et tout le parti qu’on en tire pen-dant leur vie, est de les habituer à conduiredes Poulets, et à remplacer la mère. En re-vanche , leur chair est savoureuse et d’unedélicatesse qui la fait rechercher des gour-mets. On fait subir aux Poulardes une opé-ration aussi douloureuse : c’est l’ablationdes ovaires. Cette opération développe chezelles les mêmes qualités que chez les Cha-pons.

Columelle conseillait, au lieu de la cas-tration ordinaire, la simple ablation des er-gots. Celte opération, bien moins cruelle,a t—elle le même résultat? C’est ce dont il estpermis de douter.

Une autre operation beaucoup plus inno-cente, est de greffer sur la partie de la crêtequi est demeurée attachée au front aprèsqu’elle a été enlevée , un ou deux des épe-rons naissants ; ils y croissent, et formentdes cornes tantôt recourbées en arrièrecomme celles des Boucs, d’autres fois rou-lées sur les côtés de la tète, comme dans lesBéliers, et longues de 9 à 10 centimètres.

C’est dans la Sarthe et l’Ain que sontélevées les Poulardes les plus en renom ; le

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Mans, la Bretagne, la Bresse et la Norman-die sont celles de nos provinces où l'on élèvele plus de volaille.

La délicatesse de la chair du Poulet esttrop appréciée pour que j’aie besoin d’en par-ler; elle est blanche, savoureuse et d’unedigestion facile, tandis que celle du Coq estdure, par conséquent peu estimée; celle desPoules trop vieilles est également coriace-

On engraisse ces Oiseaux en les enfermantdans un endroit privé de lumière, en les em-pâtant avec de la farine d’orge et de sarra-sin délayée dans du lait, ou en les mettantdans une cage ou épinette où ils ne peu"vent se remuer que difficilement. On le*empâte deux ou trois fois le jour, au moyend’un entonnoir à soupape avec une bouill' 6de farine d’avoine, d’orge, de petit millet etde mais détrempé dans du lait. Il faut, parceprocédé, une quinzaine de jours pour avoirdes Poulets de haute graisse.

Ces moyens sont les plus simples, et l'°"n’a plus recours aux expédients cruels deles clouer sur une planche , de leur creverles yeux, etc.

Parmentierdit, en citant les expériences fai-tes pour nourrir les Poulets avec des dragée»au musc , des drogues aromatiques, qu’o"devrait chercher adonner à leur chair pi* 15de saveur, en les nourrissant de substance*alimentaires qui conduiraient à ce résulta*-Il cite à ce sujet le gibier à plume, si r e 'cherché quand il a été nourri de telles ou telle*baies, propres à une localité ou à une sai-son ; et j’y ajouterai le Merle de Corse, * re}estimé des gourmets quand il se nourri*de baies de myrte, et celui de nos pays, do n *la chair est amère quand il a vécu des fr l,ll>du sorbier.

Les oeufs, d’un usage si général et dont I e *qualités nutritives sont trop connues p ol,rque je les rappelle, sont l’objet d’un com-merce considérable. On évalue à plus de 1milliards le nombre d’œufs produits ann uel 'lement en France ; on en exporte chaque an-née pour k millions de francs, et la cons 0,n

mation de Paris seul est de 100 millions-

Les plumes de Poule , quoique de quai' 1 ®inférieure à celles de l’Oie, sont néanrou * 11de quelque valeur dans le commerce. Onbrique avec les plumes de Coq des plumeet des houssoirs.

La urée de la vie duCoq parait être d ""