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Tome quatrième.
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'''hgtaine d'années; mais dans nos fermes,ne v a pas au-delà de trois ou quatre ans,** * es Poules n’ont pas une plus longue vie.Tessier voulait même qu’on renouvelât lesY><|s to us lesdeux ans et les Poules au bout,r °'s ans. Quant aux Poulets, aux Cha-•*°ns et aux Poulardes, leur existence estencore de plus courte durée, et ne va guèree’t'delà d’une année.

^es Coqs et les Poules sont sujets à plu-S| eurs maladies, dont les plus communes®°nt la pépie et le bouton ; deux affectionsrt graves, qui doivent être immédiatement^l'allées, sous peine de voir périr les malades.

faut après l’opération les tenir séparésp ° Ur les rétablir complètement ; la diarrhée,®ausée par une nourriture trop humide, laCo,ui ipation, due à la cause opposée, la gale,a 9outte, etc., sont également dangereuses.*-es ennemis des Poules sont les Fouines ,* Palettes, les Renards et autres petits car-nassiers, qui mettent à mort en quelquesEstants tout un poulailler; les ('.bals, quiemportent furtivement quelques Poulets, et® s oiseaux de proie.

l-’histoire de l’incubation nous présente" n « série de faits d’un haut intérêt sur. I’é-osion d’œufs d’oiseaux par des moyens ar-meiels. Une des expériences les plus remar-'ihables est celle de l’impératrice Julie, rap-* Wrt ée par Pline (liv. X, ch. i.v). Cette prin-c esse, étant grosse deTibérius-César et dési-[* ni avoir un fils, mit un œuf dans son1,1 pour le faire éclore, afin de tirer unHure du sexe du poulet. Pour qu’il ne sero 'dit pas, quand elle était obligée de le'tailler, elle le donnait à sa nourrice I.ej, esa ge se réalisa, car le poulet qui sortit de^af était mâle et sou enfant aussi. Ce faitPr ° Uv e que déjà l’incubation artificielle était®°nnue à Rome , et il fallait que cette opéra-°a fût regardée comme ne présentant au-ne difficulté, pour qu’une princesse seaie ® ce * on 8 et ennu ï eux assujettisse-

4 ^ r 'stote parle vaguement de l’incubationI “cielle. Il dit que les Égyptiens enterrent«ufs dans du fumier pour faire éclore* es Poulets.

f J iodore est plus explicite ; il donne ce^aaédé avec plus de détails. Il faut, dit-il,plir un vaisseau de fiente de poule ta-ee > placer dessus des plumes et par des-

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sus des œufs, le petit bout en haut ; les œufssont ensuite couverts avec une couche égalede plume et de colombine. Cardan {de Sub-tilitate ), en commentant ce passage, dit quela colombine doit être mise dans des cous-sins.

Réaumur regardait tout ceci comme descontes faits à plaisir ; car, après avoir répétéces expériences pendant une année tout en-tière avec la plus grande patience, il ne put,au moyen du fumier, obtenir l’éclosion d’unseul œuf; plus tard cependant il y réussit,mais par une méthode différente.

Les procédés d’incubation des Egyptiens étant inconnus en Europe , la maison desMédicis envoya en Égypte chercher une per-sonne habile dans cet art, et fit faire desexpériences en Italie. Alphonse II fit éta-blir un four à l’ougeal, Charles VII à Am-boise et François I er à Montrichard. Olivierde Serres parle, dans son Théâtre d'Agricul-ture, d’un petit four chauffé par des lampes,et il fait remarquer que les poulets qui enviennent sont plus délicats que les autres.C’est à Bermé, en Égypte , et dans quelqueslocalités voisines, que cette industrie estpratiquée depuis un temps immémorial. Laprocédé est tenu secret et sc transmet auxjeunes Berméens comme un héritage, en leurrecommandant de ne pas le communiquer àdes étrangers. Au commencement de l’au-tomne , saison la plus favorable pour l’in-cubation, la population de Bermé se dispersadans le pays et se charge de faire éclore uncertain nombre d’œufs. Cette opération con-siste à bâtir des fours convenables, et à ré-gler la chaleur, qui doit graduellement êtreappliquée aux œufs afin d’en obtenir l’éclo-sion. Cette dernière partie de l’opération estla plus délicate et la seule qui soit tenuesecrète. Je ne décrirai pas les maniais oufours à faire éclore les œufs; je dirai seule-ment qu’ils contiennent de 40 à 80,000 œufs,posés , non sur la brique nue, mais sur desnattes ou sur un lit d’étoupes.Cnmme le boisou le charbon jetterait une chaleur trop viveet difficile à régler, on chauffe ces fours avecdes galettes de fumier de vache ou de cha-meau mêlées à de la paille. Au bout de huit,dix ou douze jours, suivant la saison, onéteint le feu , et le four est assez chaud pouramener les œufs à bien. La durée de l’incu-bation est de vingt et un jours comme par le