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Tome quatrième.
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moyen naturel. Vers le milieu de l’opération,on transporte dans l’étage supérieur du fourune partie des œufs qui étaient empilés dansl'étage inférieur, afin de faciliter la sortiedes poulets.

F.e nombre des marnais dispersés dansles différents districts de l’Égypte est de 383;il ne peut être ni augmenté ni diminué, caril faut absolument un Berméen à la tête del’opération, et aucun ne peut exercer sonart sans l’autorisation de l'aga de Bermé, quireçoit dix piastres pour chaque patente. Knadmettant qu’il y ait pour chaque four desix à huit couvées, et que chaque couvéesoit de 40 à 80,000 œufs, on peut évaluer à1 million le nombre des poulets qui cha-que année naissent par ce moyen. Le Ber-méen qui conduit le feu ne s’engage qu’àlivrer les deux tiers en poulets du nombred’œufs qu’il a reçus ; s’il y a un boni, c’estson bénéfice, qu’il ajoute à 30 ou 40 éeusqui lui sontdonnés outre sa nourriture poursix mois de travail.

Tel est le récit bien détaillé de l’opération,dont le fond est puisé dans le père Sicard{Lettres édifiantes , t. V, p. 435). Savarytrès suri’ Egypte ^. I, p. 602) dit avoir vudecesfours à Mansour; il rapporte ce qu’on a ditdes habitants de Bermé sans l’avoir vérifié,(juarit à Michel Sabbagh , il dément tous cesfaits , et il dit : « On appelle aujourd’hui enEgypte les gens qui travaillent à faire éclorede petits poulets dans les fours, Melwani, deMelwen et Melwan, qui sont les noms dedeuxvillages d’Égypte . » Leur activité a donnélieu à un proverbe : « Vous êtes comme leshabitants de Melwu , qui sont tous de ta rat ede Kamita ; »ce qui donne à penser, dit Sacy,qu’autrefois les éleveurs de poulets s’appe-laient karnmâh.

Abd-Allalif dit, dans sa relation de l’E-gypte , que l’art de faire éclore des pouletsdans des chambres chauffées avec de labouse de vache est fort étendu ; qu’il n’y aaucun lieu habité où l'on ne monlre quel-que atelier destiné à ce genre d’industrie,et qu’ils portent le nom de manufactures depuidefs.Rien n’est plus rare que de trouver enÉgypte des poulets éclos naturellement, etcertains Égyptiens ignorent complètement cemoyen. Cet auteur le donne tout au long ,et dit que le dix-neuvième jour on en-tend les poulets piauler dans les œufs; le

vingtième, quelques uns commencent arompre la coque ; mais ce n’est que le vingt’deuxième jour qu’a lieu l’éclosion.

Il ajoute que les mois de schobat, d’adaret de nisan , c’est-à-dire de février, mars etavril, sont les plus favorables pour celleopération.

Makrisi rapporteque le sultan Mohammed-ben-Kélaoun supprima, entre autres mono-poles , celui de la ferme générale des pou-lets. « Il y avait, dit-il, dans tous les can-tons de l’Égypte , des fermiers de ce droitqui élevaient des poulets pour tous les par-ticuliers...,et personnenepouvait acheter unou plusieurs poulets d’un autre que du fer-mier. »

La première de ces relations , la seule quise trouve, sans indication de source, danstous les ouvrages que j’ai consultés, est .comme on le voit, formellement contreditepar celle d’Abd-Allatif, en qui je pense oupeut avoir confiance.

Réaumur, égaré par les récits des voya-geurs, et ne connaissant pas le véritableprocédé égyptien , fit de nombreux essaisavec du fumier, et n’obtint qu’avec peinedes résultats satisfaisants ; plus tard, il tir»parti de la chaleur du four dans la maisonde l’Enfant-Jésus , et réussit à obtenir à sonpremier essai environ la moitié des œufs-Cette expérience a été depuis répétée enFrance et en Angleterre, et, malgré les in-génieux efforts de Réaumur et de ses suc-cesseurs, celte industrie est loin d’avoir étéau delàde quelques tentatives bientôt aban-données. Le plus difficile de l’opération, q 1! ’n’exige pas une température toujours égal e 'à celle de la poule (1), est de conserver le*

(t) M. (ieotlroy Suint-Hibiire rapporte, dans l*’’Mémoires du Muséum, t. XIV, p. 227, en trait 3 ’ 1de l’origine îles monstres , « ...qu'il n’existe pas ^5germes originairement monstrueux... et qu’il a vé-rifié le fait à Auteuil, où il existait alors un éla^ 1 *'sement d’incubation artificielle. J’ai procéda. dit ‘j Csavant observateur, sur un grand nombrePoule . Ayant opère' sur des masses, j’ai toujourstenu le produit cherché. Là , j’ai fait des monstre* £volonté, et mieux, c’est qu’éclairé par la variétémes procédés et le succès de plusieurs essais et 13tonnements, je les ai faits de telle et telle qua" 'Changeant les conditions des modificateurs exl e f°®et dirigeant sur l’eeuf plus ou moins de fluides él 11 ,^tiques qui sont son ordinaire atmosphère, F e,,tr .y..uni les développements dans une voie inacc‘> u tmée, et finalement je n’avais point l’objet prev*cherché expérimentalement : je n’avais P 0 * 0 .*poulet attendu ou du moins tous les organes q 111ractéiiscnt un poulet dans l'état régulier. *