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Tome quatrième.
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sérieux par cette nation si sage et si frivoletout à la fois, consacré au dieu des combatscomme le symbole du courage et delà valeur.On trouvait dans son chant des pronostics devictoire ou de défaite : aussi les Coqs ayantchanté pendant qu’on faisait un sacrifice àTroplionius, ce fils d’Apollon qui avait enBéotie des oracles célèbres, les Thébains re-gardèrent ces chants comme un signe assuréde la victoire qu’ils devaient remporter quel-ques jours après à Leuctres sur les Lacédé-moniens.

I.es Athéniens avaient consacré un jourdans l’année aux combats de Coqs en com-mémoration d’une victoire remportée sur lesPerses, et avant laquelle 'l'hémistocle voyantles soldats témoigner peu d’ardeur, leur fitremarquer l’acharnement avec lequel com-battaient les Coqs, et ajouta : « Ces animauxne combattent ni pour leurs dieux, ni poul-ies tombeaux de leurs pères, ni pour lagloire, ni pour la liberté, ni pour leurs en-fants , mais seulement à cause de la victoireet parce que l'un ne veut pas céder à l’au-tre. » Ces paroles ranimèrent le courage del’armée, et Thémistoclc remporta la victoire.

Le même animal était encore consacré àMinerve et à Mercure, à cause de sa vi-gilance; à Esculapc, auquel les convales-cents sacrifiaient un Coq. Ovide nous ap-prend qu’on le sacrifiait à la Nuit, dont iltrouble le repos par ses chants, et chez lesRomains on l’immolait aux dieux lares.

On voit fréquemment l’image du Coq surles médailles et quelquefois sur les monu-ments.

Les Romains faisaient venir du Négreponlles Poulets destinés aux augures et désignéssous le nom de Poulets sacrés. On tirait despronostics de la manière dont ils mangeaientet buvaient. A cet effet on les enfermait dansune cage et on les en sortait au moment dé-cisif. S’ils mangeaient et buvaient bien etsans répugnance , on pouvait compter surle succès de l’entreprise. Dans le cas con-traire, on y renonçait.

Les Gaulois, nos ancêtres, ne prirent pasle Coq pour emblème national , et une sortede ressemblance dans les noms a pu seuledonner lieu à de fausses interprétations. Aumoyeix-àge , il figura l’on ne sait comment,peut-être comme symbole de la vigilance,sur la pointe des clochers. En 1601 , il fut

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frappé en Italie , en commémoration denaissance de Louis XIII , une médaille où leCoq figure comme symbole de la France ; * uxviii' siècle on le trouve sur des médaille*satiriques frappées par les ennemis de notrenation. A la révolution, le Coq fut placé su®les drapeaux et les enseignes, et cet oiseaufigure sur une médaille frappée en l’honneurde Louis XVI , en 1790. Malgré ces précédent*historiques, on peut se demander pourquoi,de nos jours, on l’a substitué sur nos éten-dards à l’Aigle , qui avait soutenu l’enthou-siasme de nos soldats et nous avait valu toutde victoires. Bête pour bête , autant val altl’Aigle que le Coq, qui est un animal vain<lascif, querelleur, et qui prête trop aux q u °'libets pour qu’une nation grande et digne enfasse le signe de la gloire et de l’honneur:enfin, c’est fait : honni soit qui mal y pense-Les anciens, si ingénieux en une foule <1®choses, avaient inventé l’alectromancie ou I*divination par le Coq . Pour cela on mett aitsur un échiquier dont les cases contcnai cl|tles lettres de l'alphabet , un grain dedans chaque case, et, d’après les grains ma n 'gés par le Coq, on tirait de la combinais®®'des lettres qui se trouvaient sur les casesvides des augures plus ou moins favorable 5.On administrait autrefois, contre l’imP ulS ”sance, les testicules du Coq, séchés et p

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risés;ellesancicnsrecommandaient l’etnP

de son sang dans les maladies des yeux,

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même dans les cas de cécité. La recette vied’F.sculape lui-même. Nous avons depU 15longtemps renoncé à ces arcanes, qui " e 56trouvent plus que dans le grand Albe ® 1 ’Cependant aujourd’hui même encore 1®^Égyptiens prennent comme aphrodisiafl" 1de la chair de Scinque mêlée à des testicule’de Coq, le tout réduit en poudre. ..

Les naturalistes se sont longtemps occuP®et s’occupent même encore d’une recher®qui n’a d’autre valeur qu'un intérêt de 1 _rinsité, celle de savoir quelle est la sou c ‘jde notre Coq domestique. Les uns p®* 1 * 1 ^dent que la plupart de nos races dé®''®d’un type unique, et que les différences P ^nous remarquons dans leur taille et dans ® ^formes sont les résultats de l’influence

: les

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climat et de la domesticité. Quoique ifluences ambiantes soient des causes Pfondes de modifications, peut-être tnén'®causes uniques de ces formes variées 1