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rapport (tu coton pur au coton mêlé de grai-nes est assez régulièrement d’un quart.Ainsi, à Minas-Novas, un arrobe ( 16 kil. )rend 4 kil. de coton , et dans les essais faitsen France , 3 livres 13 onces ont donné 1 livrede coton.
On préfère généralement les Cotonniers de2™ à 2'"50, parce que la cueillette en est plusfacile. I.a durée des diverses espèces est de4 à 6 ans, et quelquefois plus. L’espèce her-bacée produit la première année ; les autresaussi, suivant les circonstances seulement,mais souvent au bout de deux ans.
Les ennemis des plantations du Cotonniersont : les IVoctua subterraneu et (iossypii , uneespèce de Phalène, le Grillon des champs ,le Crabe de terre, la Mygale aviculaire, IV/-pate monachus et les Kermès.
Les plantes nuisibles aux Cotonniers, etqu’on ne doit pas y laisser croître, sont laPatate, le Sorgho , le Holcus saccliaralum, leManioc , etc.
Le coton, quoique de moins longue duréeque nos chanvres et nos lins, se recom-mande entre toutes les plantes textiles, parscs qualités hygiéniques qui le rendent éga-lement propre à garantir de la chaleur etdu froid Mauvais conducteur de la chaleur,il la conserve mieux dans les pays septen-trionaux, et comme il absorbe prompte-ment la sueur, il rend la transpiration plusfacile et plus libre, et prévient les gravesmaladies produites par la suppression del'exhalation cutanée. Par une contradic-tion (liflicile à s'expliquer, à la Havane onrejette les tissus de coton et on préfère ceuxde chanvre.
L’unique usage médicinal du coton est decalmer instantanément, en l’employant sousforme d’ouate . les souffrances des brûluresles plus légères comme les plus graves, etd’empècher la déformation des parties quiont subi l'action du feu.
Les graines , qui peuvent être conservéespendant une ou deux années, bien qu’ilvaille toujours mieux les employer fraîches,servent, outre la reproduction de la plante,a la nourriture du bétail et à faire de l’huile.
Le Cotonnier parait avoir été cultivé dansles Indes de toute antiquité. Au temps d'Hé-rodote , les Indiens portaient des vêlementsde coton. « Ils possèdent, dit cet historien(liv. III, ch. 106) une sorte de plante qui
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produit, au lieu de fruits , de a lame d’unequalité plus belle et meilleure que celle desmoutons. Les Indiens en font leurs vête-ments. » Il n’est pas question dans son livreque les Assyriens et les Egyptiens fissentusage de tissus de coton ; il ne parle que delaine et de fil. Arrien (ch. 16) confirme le ré-cit d’Hérodote , et il donne le nom indiendu Cotonnier, qui était Tata; il décrit mêmeaussi le fruit de cette plante.
Au temps de Strabon , c’est-à-dire envi-ron 450 ans après Hérodote , le coton étaitcultivé à l’entrée du golfe Persique. Pline nous apprend, un demi-siècle plus tard, quecette plante, appelée Gossypion ou Xylon,était connue dans la Haute-Égypte et dansl’Arabie , et que l'on fabriquait avec son du-vet des vêtements pour les prêtres d’Égypte ;Théophraste citait parmi les productions del’ile de Tylor, dans le golfe Persique , desarbres portant de la laine et dont les feuillessont parfaitement semblables à celles de lavigne, mais plus petites.
Le commerce des tissus de coton remonteà une époque également très reculée. Arrien .dans le Périple de ta mer d'Erythrée , rapporteque les Arabes apportaient des cotons del’Inde à Adulé , port de la mer Rouge ; <I ueBarygaza (aujourd’hui Baroche) était le cen-tre de ce commerce ; que les fabriques l eSplus renommées étaient à Masalia ( Masuli-patnam), et que les mousselines du Bengale jouissaient de la même réputation que denos jours. D’après le récit de cet auteur, on yfabriquait les mêmes étoffes qu’aujourd’hui-
C’est à l’époque de l’ère chrétienne seu-lement que le commerce des étoffes de co-ton s’étendit de l’Orient dans la Grèce etdans l’empire romain.
Au xni'siècle, le Turkestan faisait avec laCrimée et la Russie un commerce actif detoiles de coton , et il y avait en Arménie une manufacture de tissus de coton dont lamatière première venait de Perse.
L’introduction du Cotonnier dans l’emp> recéleste rencontra une vive opposition de lapart des ouvriers en laine et en soie, et cene fut que vers 1368 , après la conquête dela Chine parles Tarlares, qu’elle devintgé° c 'raie. Le peuple chinois, stationnaire com n ’ etoutes les nations de la race jaune, ne parai 1pas, depuis cette époque, avoir perfectio» n een quoi que ce soit la fabrication de se*