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Tome quatrième.
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ttiiles île coton non plus que ses nankins,■nalgré la réputation universelle dont ils ontjoui.

On pense que c’est aux musulmans qu’ont'oit la culture du Cotonnier en Afrique et la■nise en œuvre de ses produits. On sait que'ers le xm e siècle, il y avait à Maroc et àEez des manufactures très florissantes, etfers la fin du xvi e siècle on apporta à Lon-ges des toiles de colon fabriquées à Bénin ,••es tissus de coton qui servent de vêtementa ux nations de l’Afrique centrale sont fa-briqués par elles.

Malgré les assertions contraires, il est•’ertain que les étoffes de coton étaient con-nues des habitants de l'Amérique avant la''onquète, et Solis met au nombre des pré-• s ents envoyés au roi d’Espagne des man-•eaux, des vestes, des mouchoirs, des cour-ts-pointes et des lapis de coton. Au Brésil ,''ette industrie était également connue, et•‘"lornb trouva des Cotonniers et des tissus'* e coton sur presque tous les points où ila borda.

•■'introduction du Cotonnier en Europe tinonte au ix' siècle, et est due aux Arabes••Espagne . C’est dans la plaine de ValenceIhe furent plantés les premier Cotonniers,bientôt des manufactures furent établies à•■ordoue, à Grenade, à Séville ; et au xiv*Mècle, les étoffes fabriquées dans le royaume•** Grenade étaient regardées comme supé-r, éures en finesse et en beauté à celles de^Srie. oès le xm* siècle, il s’était établi àE'Tcelone une corporation de fabricants d’é-b'fTes de coton et autres. C’est encore auxMaures d’Espagne, qu’une politique barbareel inintelligente chassa du pays que leur in-^••istrie avait rendu florissant, qu’on doit la^brication du papier de coton , dont leursan cêtres avaient appris le secret à Sainar-' an de au vu* siècle. I.e préjugé religieux fute ® u *e du dédain que l’on professa longtemps* n Europe pour une industrie importée pares m écréants. On n’était pas alors assez®'airé pour voir que, quand il s’agit d’in-rets généraux , toutes les répugnances•ondées sur les préjugés de religion, de'•Me, de nation , sont une preuve de l’in-r| orité du peuple qui se laisse conduire•Mr de si futiles raisons.

^ Qn fil en 180(1, par ordre de l’empereur,s essais de culture du Cotonnier, i l l’on

demanda à cet effet des graines en Espagne ,en Italie et aux États-Unis ; il fut offert uneprime de I franc par chaque kilogrammede coton nettoyé. On reçut des graines dediverses especes de Cotonniers ; mais l’expé-rience a prouvé que le Cotonnier herbacédoit avoir la préférence.

En 1807, on essaya ces graines dans les dé-partements des l.andes , du Gers, des Pyré-nées-Orientales, de l’Hérault , etc., sur des co-tons nankin et blancs, à soie courte et à soielongue. Les résultats furent assez satisfai-sants pour qu’on eût dû continuer. Le jugede paix de Saint-Tropez récolta 25 kil. decoton nankin et 25 de blanc à longue soie.M. Molard le fit filer, et trouva qu’il se filaitbien , cassait rarement et donnait un G1 trèségal. Les essais faits à Montpellier réussirentégalement bien ; mais depuis lors on y arenoncé. Ces tentatives de culture mérite-raient bien d’être répétées en Algérie , et af-franchiraient en partie la France du tributqu’elle paie chaque année à l’étranger pourles cotons qui alimentent ses manufactures.Les essais faits en petit dans ce pays ontparfaitement réussi; il ne reste qu’à leurdonner de l’extension.

En 1802, lechcv. Angioy avait fait en Sar-daigne des essais qui avaient admirablementréussi. Faute d’encouragement, cette bran-che d’industrie, qui aurait enrichi, en lacivilisant, cette lie encore à demi sauvage,est morte à sa naissance.

Ce n’est que vers le xiv* siècle qu’ontrouve des traces de la fabrication des tissusde coton en Italie , et l’on pense que ce futà la même époque que les Turcs importè-rent l’art de tisser le coton dans l’Albanie etla Macédoine. Venise et Milan s’emparè-rent de cette industrie, et fabriquèrent destissus solides avec des cotons de Syrie et del’Asie-Mineure.

Plus lard, cette industrie se répandit enBelgique .

Au commencement du xiv* siècle, les Vé-nitiens et les Génois importèrent en Angle-terre des colons qui ne furent d’abord em-ployés qu’à faire des mèches de chandelles.En 1430, quelques tisserands des comtés deChester et de Lancastre fabriquèrent des fu-taines à l’instar de celles de Flandre . Cet es-sai ayant réussi, des armateurs de Bristol etde Londres allèrent cherchcrdu coton dans le