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Tome quatrième.
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revenir seul au logis ; niais ces faits sont j

rares.

I.es Coucous sont répandus presque par-tout sans distinction : on les trouve dans lesforêts, en plaine et en montagne , dans lesbuissons, près des étangs et des cours d’eau.On en voit jusque dans les Marches, où il n'ya que (à et là quelques maigres bouquets debois, et Naumann en a même trouvé dansl’ile de Sylt, en Jutland , où il n’y a que desbuissons. En général, ils affectionnent leshautes futaies entrecoupées de clairières,comme les lieux les plus favorables à leurgenre de vie.

A l’exemple des oiseaux de proie qui ontun domaine déterminé où nul autre de leurespece ne peut paraître, les Coucous choi-sissent un district qu’ils défendent avec achar-nement. Malheur à qui vient chasser sur leterritoire du voisin , il est impitoyablementpoursuivi. Mais quelquefois il arrive qu’a-prés maints combats, quand les championssont de même force, chacun reste maitre desa part du district, qui se trouve ainsi diviséen deux.

Si l'on tue les Coucous établis dans uncanton , il arrive souvent que pendant plu-sieurs années il reste désert. Naumann rap-porte à l’appui de ce fait un exemple frap-pant. Des écoliers ayant obtenu l’autori-sation de chasser, impitoyables comme onl’est à cet âge, ils tuèrent tous les oi-seaux petits ou gros qu’ils rencontrèrent ; jtous, jusqu’aux Rossignols, furent massa-crés. Il résulta de celte destruction généralede la gent volatile que dans un rayon d’unquart de lieue, il se fit silence dans les bo-cages pendant dix longues années. Au boutde ce temps il s’y vint établir une couple deRossignols, mais il n’était pas encore revenude Coucous.

Dans le temps de la pariade, ils parcou-rent de grandes distances ; mais passé cetteépoque ils vivent dans la retraite, et l’on nevoit plus que les jeunes se hasarder à pa-raître en rase campagne.

C’est dans la partie supérieure des arbresles plus loufTus qu’ils se recèlent; mais onles voit aussi se perchersurles haies, surlespierres, les meules de foin, etc., pour y épierle passage d’une proie. Dans leurs migra-tions ils s’arrêtent partout, aussi bien sur lespetites haies que dans les joncs. j

Lorsque les Coucous traversent un champ,ils prennent leur essor et s’élèvent dans lesairs ; mais en se rapprochant de leur de-meure, ils changent d’allure et rasent pres-que le sol.

Le Coucou est presque exclusivement in-sectivore, et comme tel, cet oiseau a droit anotre respect, car il nous rend de grandsservices, et devrait être respecté à l’égal del'Hirondelle. Sa nourriture se compose d’in-sectes de toutes sortes, tels que Hannetons,Phalènes , Libellules, larves de toute espèce.Chenilles velues; aucun ne lui échappe,tant il a la vue perçante. A son arrivée,avant l’éclosion des Chenilles, il se repaitdetous les Insectes qui passent à sa portée. L*plupart des auteurs disent qu’il est friandd’œufs d’oiseaux, ce qui n’est pas confirmé-

Placés sur une motte de terre, sur la bran-che d’un buisson ou d’un arbre, les Coucou »y épient patiemment le passage d’une proie;mais c’est toujours en volant qu’ils la sai-sissent, et jamais en courant sur le sol : 18brièveté de leurs jambes ne leur donn*’qu’une démarche sautillante et mal assurée.Ils s’attachent aussi comme le Pic au tro nCdes arbres pour y saisir des insectes ; mai»toujours de biais, et non pas parallèlement 8l’axe de l’arbre, comme ce dernier oiseau ; d»ne grimpent également pas autour ni en mi> n 'tant, ni de côté. Les plaines non encore fau-chées, les champs de Colzas , leur offrent un eample moisson , et ils font une énorme coU’

sommation d’insectes , car leur voracité

est

fort grande. Us rejettent parle bec. com<" fles Chouetles, des pelotes composées des P 81 *lies non digestibles des insectes qu’ils o" 1mangés. Les poils qui garnissent leur

esto-, d’a-

mac , fait déjà signalé dans les Couasprès l’autorité de Wilson, sont attribués I"’’Naumann aux Chenilles velues qu’il» 01,1mangées , et dont les poils , en s’implant 81 'dans la tunique intérieure de cet organe,rendent velue comme une toison.

A l’exemple de beaucoup d’autres oise» 111 ’les Coucous avalent des cailloux.

Les jeunes Coucuus ne dédaignent pas' 1 ’*baies, et recherchent surtout celles deprun. Dans l’estomac des jeunes,on a troudes substances alimentaires bien différente*,suivant l’oiseau qui les a nourris : ce »des Mouches, des Insectes, des SautereJI 8 ®^de petits Mollusques terrestres; et