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Tome quatrième.
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Prétend avoir trouvé une fois dans l’estomacd’un Coucou du blé et des vesces, ce qui estsans doute un fait assez rare.

On ignore s’ils boivent dans l'état de li-berté ; mais,dans l’état de domesticité, on les* vus boired’eux-mêmes quand on leur pré-sentait un verre d’eau.

les Coucous muent deui fois par an :"ne fois dans nos climats, avec une lenteurextraordinaire, et la seconde fois pendant•eur migration (I). Les jeunes partent tou-jours avec leur première livrée ; mais quandPar hasard ils ont perdu quelques plumes ,relies qui repoussent ont la couleur de lalivrée suivante. Beaucoup partent avant laUn de leur mue , et on en a trouvé en sep-tembre dans cet état. Leur mue parait lon-gue et complète ; on a trouvé quelquefoisl’Inver, dans des trous d’arbres, des CoucousEncore dans une complète mue et tout-à-faitdépourvus de plumes ; mais ils sont loinde passer l’hiver dans cette situation, et sontdestinés sans doute à succomber à la faimet au froid ; peut-être aussi n’étaient ce quedes malades.

Les particularités qui accompagnent la re-production des Coucous sont encore enve-l°ppées d’une obscurité profonde, et les opi-nions les plus opposées régnent sur ce point :d y a même des observateurs qui affirmentav oir vu la femelle du Coucou faire son nid.

couver elle-même ses petits ; d'autresVe ulent qu'elle s’empare des nids vides, yPonde, et y couve. Je ne répéterai pas* es nombreuses hypothèses inventées pourtrouver une explication plausible au phé-nomène si singulier d’un oiseau qui impose'éducation de ses petits à des oiseaux d’un*ntre genre , j’exposerai les opinions géné-rslement reçues aujourd’hui.

la pariade dure chez les Coucous de 6 à 7semaines : elle commence vers le milieu de"mi et finit au commencement de juillet, Pcn-dant loutce temps la femelle est dans un état” r t singulier d’inquiétude: pressée de dépo -Sl ‘ r ses œufs , elle se met en quête du nid dedhclque j )et j t insectivore, et emploie beau-"oup d’adresse à ledécouvrir.C’eslloin de son"'èle, et en épiant l'absence des propriétairesdes nids qu’elle fait sa recherche, sûre ri a-'anee d'èlre repoussée par les oiseaux qu’elleP'ive de leur progéniture aux dépens de la

W SI. T-„,minck ait une fois lentement.

1 ■ IV.

sienne , etqui la détestent: aussi est-ce furtive-ment qu’elle dépose ses œufs ; et comme ellen’a pas toujours le temps dg choisir, on atrouvé des oeufs de Coucou dans des nids oùétaient des œufs près d’éclore, et dans d’autresà peine terminés.

De mai en juillet,4a femelle du Coucoudépose un à un dans des nids étrangers souvent d’espèces très différentes, de 4 à 6 œurs ;et l’on a cherché à expliquer par la grande dis-tance qu’il y a entre chaque ponte ( de 8 à 1 2jours ) l’impossibilité où se trouve la femelledu Coucou de couver elle-même (1).

M. Hérissant a attribué à la position dugésier du Coucou l’impossibilité où est lafemelle de couver elle-même. Cette opinionest d’autant plus invraisemblable, que cetteconformation se retrouve dans d’autres oi-seaux , et entre autres dans le Hibou et leCassenoix.

Les oiseaux dans le nid desquels on atrouvé des œufs de Coucou sont : le Rouge-Gorge, le Troglodyte, la Ëergamotte grise, laRousseline, le l'ipil des buissons, l’Alouette,la Farlouse, la Fauvette des roseaux, le Ros-signol, le Traîne-buisson, le Pouillot, laGrive, le Merle , etc. Sonnini rapporte qu’onen a trouvé dans les nids de Pie, de Ramier etde Tourterelle, et Levaillant dit que le Didricdépose ses œufs dans le nid du Parus eapeu-sis et du Sylvia macrocercus (2). On prétendque dans le nid des oiseaux de forte tailleon trouve quelquefois deux Coucous. L’au-teur du Hrilish naluralist (vol. II, p. 130)rapporte que le Coucou est presque tou-jours , quand il vole , escorté par le Pipit,ce qui a donné lieu dans le nord de l’Angle-terre au dicton : The Gowk and the Tuling(le Coucou et le Pipit), qu’ils appliquentau figuré à un petit qui suit un grand. Ilpenseque le Pipilne l’escorteque pourl’em-pêcher de déposer un œuf dans son nid.

Quelquefois la femelle du Coucou, avantde déposer son œuf, jette ceux qu’elle trouve

(i) M. Pt. Prévost dit avoir observé qu’plie pond ordinai-rement deux oeufs en un petit espace de temps, doux outrois joui s de distance , et dans te district du mile aver le-: quel elle -Vst accouplée.

I (a) M Bl ickwall a fait un calcul hypothétique s-ms doute,

i mais qui n'en est pas moins curieux, sur h destruction faite| chaque ann e par les Coucous, dans l’intérêt de leur repro-i duction, parmi les petits oiseaux inverti voies dans le niti’ desquels ils les déposent et il trouve que pour U A»gIrlrrre etj le p-.yv de Galles , le nombre des oiseaux sacrifié» à la repro-| duction du Coucou est de 3,479,32b.

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