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COU .
dans le nid ; d’autres fois, elle change son œufde nid quand elle ne le croit pas en sûreté ;souvent aussi, les oiseaux jettent l’oeuf duCoucou et pondent de nouveau.
On a dit qu’elle déposait son œuf avec sonhec, et ne pondait jamais directement dansle nid (I). Levaillant%it expressément, enparlant du Didric (C. auratus ), dont il tuaavec Klaas 21 ü mâles, 113 femelles et 103 pe-tits, qu’en voulant boucher avec de l’étoupele bec d’une femelle de Didric, il fut surprisde trouver à l’entrée de son gosier un œuf,qu’il reconnut pour un œuf de l’oiseau lui-même. Klaas confirma cette découverte enrapportant au voyageur qu’il avait souventvu, auprès du corps de femelles de Coucousqu’il avait abattues, un œuf brisé qui s’étaitéchappé de leur bec au moment de leurchute, et qu’elles étaient sans doute sur lepoint de le déposer dans un nid. Ils ne pu-rent, malgré tous leurs clforts, surprendrequ’une seule femelle transportant un œufdans son bec pour le déposer dans un nidétranger.
Brehm , de son côté , s'empara d'une fe-melle de Coucou qui avait déposé son œufdans un tronc d’arbre servant de nid à uneBergeronnette grise , et d’où elle n’avait pus'échapper assez vite. Naumann concilie tou-tes les hypothèses ; il dit qu’elle pond direc-tement dans le nid, chaque fois qu’elle lepeut, et il a pris sur le fait une femelle deCoucou en train de pondre dans le nid d’uneFauvette des roseaux ; elle tenait les ailes etla queue déployées , à cause de la difficultéde tenir son équilibre. Quand elle ne peutpondre directement dans le nid , elle pond àterre, prend l’œuf dans son bec et le dé-pose dans le nid qu’elle a choisi. C’est ainsiqu’il explique la présence d’œufs de Cou-cous par terre.
On a vu des Bouges-Gorges et des Bruantsdéfendre si vigoureusement leur nid contrel’invasion des Coucous, que ceux-ci se hâ-taient de fuir sans oser revenir. Ce fait doitse renouveler chaque fois que le Coucou estsurpris au moment de sa ponte.
Des expériences réitérées ont convaincuM. Lottinger que les oiseaux qui acceptentl’œuf du Coucou et le couvent rejettent toustes autres. L’esprit qui régne dans le mémoire
(i) Fut confirmé parM. Fl. Frevost, qui tu* nue fcmHlfju (juucou clan» tks circonstance* semblable».
de cet auteur peut seul justifier celte asser-tion, au moins un peu hardie.
Bien que le Coucou soit aussi gros qu’uneGrive, ses œufs sont rarement plus grosque ceux du Moineau . Leur écaille est faible,tendre et lisse, et différemment peinte. Tan-tôt ils sont, ce qui est plus commun, blanc-verdâtre ou bleuâtre, tantôt gris sale, jaune-blanchâtre , tachetés, ponctués, rayés degrisou de brun. Ils sont ovales, obtus ouelliptiques, renflés ou allongés. Toutes cesvariations se trouvent dans le même indi-vidu et sont attribuées à la nourriture.
La durée de l’incubation n’est pas connue,
et elle mériterait d’étreobservée.carelledoit
varier suivant les oiseaux ; ainsi, tandis quela Lavandière couve 12 jours, le Troglo-dyte couve 13, et d’autres jusqu’à 15 et U-Les femelles couvent donc l’œuf du Coucoujusqu’à éclosion, sans que la longueur dutemps, si elle l’emporte surcelle qui leur esthabituelle, les rebute et les lasse. Je n'a 1trouvé nulle part de renseignements sur cesujet.
Les jeunes Coucous ont en naissant unegrosse tète et de gros yeux. Dans leur pre-mier âge, ils croissent fort vite. Lorsqu'ilsprennent leurs premières plumes, ils sontd une laideur repoussante et ressemblent as-sez à des Crapauds : ce qui a donné lieu auconte encore répandu dans nos campagnesde la métamorphose du Crapaud en Coucou-
Quand un semblable parasite, plus grostrois fois que sa frêle nourrice, s’est établidans un nid, malheur aux enfants de lamaison! la voracité de l’intrus les réduit ala portion congrue, et presque toujours il*sont successivement jetés hors du nid. 0,1ne sait pas au juste, malgré les assertions con-trai res, si c’est de la part du Coucou un actevolontaire ou non ; le fait est que les petit*disparaissent, même quand ce sont des es-pèces qui nichent à terre ou dans des trou*dont l’orifice est étroit. Naumann père ditavoir vu une femelle de Coucou jeter ell f 'même hors du nid les petits de l’oiseau à fi ulelle avait donné la charge de sa progénituft’Il est affirmé par plusieurs auteurs quefemelle du Coucou visite souvent le nid ü "elle a déposé son œuf; et dans ce cas ilserait pas étonnant qu’elle exécutât ellemême cette œuvre d’ingratitude. Le fait c -
la
qu’au hout de quelques jours les petits
ont