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disparu ; et le jeune Coucou , délivré de ses"ompétileurs, reçoit seul tous les soins de‘es parents adoptifs.
Ce docteur Jenner, dont l’autorité est assezPuissante, dit avoir vu, le 18 juin 1787, unJeune Coucou qui avait été déposé dans len 'd d’une Fauvette (Accentor modulant ) se8'isser sous la petite Fauvette, la prendre*ur son dos et la jeter hors du nid ; un œufU'is dans le nid éprouva le même sort. Dansles Transactions philosophiques de 1788 , onApporte un fait semblable. Il s’agissait dedeux Coucous nés dans le nid d’une Fau-v ette, où ils se trouvaient en compagnie
fl vec un jeune et un œuf non éclos. Cesdeux derniers furent bientôt hors du nid ;'nais aussitôt la lutte commença entre*es deux Coucous, et le plus fort l’emporta.*e colonel Montagu fit une expérience sem-blable en mettant une jeune Hirondelledans*e nid d'un Traquet, et il rapporte la ma-nœuvre du Coucou dans les mêmes termeslie le docteur Jenner. A l’appui de ces ob-"ervations, nous citerons encore l’expériencePlus récente faite avec le même résultat par*"■ Blackwall ( Manchester Memoirs, année*824, p. 463). Le docteur Jennerdit que, pen-dant leur cécité , qui dure quelques jours ,jeunes Coucous se servent de l’extrémitéde leurs ailes encore nues pour sonder le nid.
Ces Coucous mangent fort tard seuls, et°nt besoin jusqu’au départ des soins de leurmère adoptive. On a vu, entre autres exem-ples singuliers de la tendresse avec laquelle®Hes élèvent les petits oiseaux qui les ont faitèc'ore, une Bergeronnette qui négligea dePartir avec ses compagnes pour ne pas aban-donner son nourrisson, qui était devenulr°p g ros pour sortir par le trou où il avaitèCé déposé en œuf. On fut même obligé d’a-v °ir recours à la hache pour délivrer le pri-*°nnier.
°n cite , en revanche , des exemples duto ntraire : ainsi l’on a vu des Fauvettes et** es Lavandières laisser mourir de faim lel e Une Coucou après la perte de leurs petits,n quelquefois aussi on a trouvé des Cou-Cou *. déjà forts, morts dans le nid.
a souvent répété que le jeune Cou-00,1 , pour récompenser les soins de sa mèreddoptive, la dévore, et qu’il en fait autantpetite qui partagent son nid. Linné a ap-'dyé cette fable de son autorité ; le savant
Mélanchthon a laissé un magnifique discourssur l’ingratitude du Coucou , et un proverbeallemand dit : Undankbar wie ein Kuckkuck .ingrat comme un Coucou.
Les observations de Klein et Montbeillardont confirmé le contraire, déjà assez bienétabli par la structure du Coucou, qui lerend incapable de faire acte d’Oiseau deproie.
Quant à la voracité du Coucou , elle estnotoire. Il est à la fois insatiable et paresseux :un jardinier de Lee, dans le comté de Kent,ayant élevé pendant plusieurs mois un jeuneCoucou, au mois d’octobre, longtemps aprèsle départ des Coucous , il n’avait pas mêmeessayé de manger seul. Le jardinier, ennuyéd'êlre obligé de lui donner sans cesse à man-ger, le tua et le fit empailler.
Ces oiseaux , quoique dépourvus de gen-tillesse, sont moins farouches que les adultes.
Avant de prendre leur plumage d’adulte,les jeunes Coucous, d’abord noirâtres , pas-sent au gris d’ardoise, puis au gris clair ; etl’on a fait des remarques semblables sur lesCoucous didric, veloutés, gros-becs, tache-tés, etc., qui ont tous une livrée bien diffé-rente de celle des adultes, et qu’ils ne quit-tent qu’a la seconde mue.
Les Coucous sont des oiseaux de l’ancienmonde, et sont représentés dans le nouveaupar les Couas, les Taccos, etc. On les trouveen Europe , excepté dans les parties les plusseptentrionales, en Afrique , depuis le Cap jus-qu’en Barbarie et en Asie , au Bengale, à laCochinchine, à Java, à Sumatra,surlescôtes de Coromandel, à la Nouvelle-Hollande, àTaiti. L’espèce la plus répandue est le Cou-cou d’Europe. Il habite l’Europe et l’Asie jusqu'au cercle arctique , est répandu dansune partie de l’Afrique, en Syrie, en Égypte ,en Barbarie ; il se trouve en Russie et en Fin-lande, mais ne se voit pas en Islande ; et enNorwége, il ne passe pas Drontheim . Dansles parties tempérées de l’Europe on le voitpartout; mais il ne fait souvent qu’unecourte apparition sur certains points.
Les Coucous arrivent dans les Iles de l’ar-chipel grec en même temps que les Tourte-relles; et comme ils voyagent isolément etqu’on n’en voit qu’un au milieu d’une troupede ces oiseaux , les habitants de ces lies lesont appelés Conducteurs de Tourterelles.