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Tome quatrième.
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.seulement aux dentelures des pattes anté- |Heures. Il est évident que ces diverses es- |pèces ont des mœurs entièrement analogues ;cependant, comme l’espèce européenne seulea été obserrée dans ses habitudes, c’est elleque nous désignerons principalement : laCourtii.iere commune ( Grytlolalpn vulyarisLat., Gn/tlu . Gryllotalpa Lin. ) est un grandinsecte long de près de deux pouces ; d’unbrun roussàtre, avec le corselet d’un brungrisâtre velouté et les tarses antérieurs ter-minés par cinq dents, dont la seconde for-mant une large plaque.

Les Courlilières se tiennent de préférencedans les champs de blé, dans les jardins po-tagers , dans les terres légères ; en général,elles passent la mauvaise saison dans untrou pratiqué sous terre ; cette retraite cor-respond à la surface du sol par une galerieplus ou moins verticale suivant la nature duterrain. Alors de ce point central l’insecte secreuse de nouvelles galeries dans toutes lesdirections , ce qui lui permet de s’échapperfacilement quand on l’inquiète. C’est dansle but de trouver sa nourriture que cet Or-thoptère perfore ainsi la terre en tous sens ;il coupe toutes les racines tendres qui setrouvent sur son passage, et épargne seule-ment les plus dures en changeant de di-rection.

Pendantlongtemps on acroque les Cour-tilières étaient essentiellement herbivores;depuis, quelquesobservateurs, et principale-ment M. Fèburier, ont assuré qu’elles étaientcarnassières et ne coupaient les racines desvégétaux que pour se frayer des passages ettrouver des insectes ou des vers don telles fontleur nourriture. Commeles Courlilières s’en-tre-dévorent quand on en réunit plusieursdans la même boîte , ce fait a été regardécomme une confirmation des habitudes car-nassières de ces insectes. Quoi qu’il en soit,il nous parait probable que , dans la plupartdes circonstances, ils se nourrissent fort biende végétaux. On comprend combien les Tau-pes-Grillons doivent être redoutés des agri-culteurs , car pour eux le but importe peu,il leur suffit de voir les racines dévorées parces Orthoptères pour les compterau nombredes espèces les plus nuisibles. Du reste, ona remarqué que des racines de romaines etd’autres végétaux avaientéténon seulementcoupées pour livrer un passage, mais bien

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mangées par les Courlilières dans une cer-taine longueur.

C’est au printemps que les mâles et le*femelles se réunissent: les premiers, aumoyen d’une stridulation analogue à celleque font entendre les Grillons, mais beau-coup moins forte, appellent leurs femelles.L’accouplement a lieu ordinairement dan*la nuit ; peu de temps après les femelles pon-dent leurs œufs. Elles choisissent, pourelTec-tuer leur dépôt, une terre assez solide, Tconstruisent leur nid au centre d’une galeriecirculaire, elétablissenlen même temps pou*elles-mêmes une nouvelle retraite à peu dedistance de leur nid.

On assure que les œufs pondus par chaqueCourtilière femelle sont au nombre de deuxà trois cents. Les petits ne tardent pas aéclore: d’abord ils sont blancs, mais peu »peu ils se rembrunissent et prennent leurcouleur naturelle. La ressemblance avec le*individus adultes est complète , sauf l’ab-sence des ailes. D’après tous les observateurs,ces Orthoptères ne mettraient pas moins detrois ans pour acquérir tout leur développé"ment. Pendant l’hiver ils demeurent dansune immobilité complète.

On a beaucoup écrit sur les Courtilières.et l’on n’a pas manqué de débiter sur ce»insectes une foule d’erreurs plus ou moin»bizarres. La tendresse maternelle la pl uSgrande a été attribuée aux femelles de ce»Orthoptères , etc.

Les localités où les Taupes-Grillons sontrépandus se reconnaissent facilement àcouleur jaune de la végétation, qui est P* u ®'ou moins flétrie. Avec un peu d’attention ° nne tarde pas à découvrir les petits monticu-les où se trouve l’entrée des galeries.

Jusqu’à présentai a été impossible de trouver un moyen propre à détruire les Court'Mères sur une grande étendue ; ceux pr"P°sés consistent à rechercher les ouvertures ^e

leurs nids et à y introduire soit de l’huil e 'soit de l’eau, ou encore à placer en terredes vases remplis d’eau dans lesquels ces I>'sectes puissent venir se noyer.

Mais on voit combien de semblables P r °cédés sont peu susceptibles d’une appl‘ catlen grand. e

Les Courtilières, malgré une ressembla ^assez grande avec les autres Grylliens, séloignent cependant par de nombreux ca