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Une de 26,000 pour récoller ces Orthoptères.1 -ps «innées suivantes furent moins malheu- jfeuoes. On ne dépensa que 1,227 francs en i,8 22,5,842 en 1824, et C, 200 en 1826. Mais'lans ces dernières années , les perles qu ilsont causées ne peuvent être comparées auxPrécédentes ; car, dans les environs d’Arles seulement, ils détruisirent pour leur nourri-ture 1 500 acres de blé. On pourrait multi-plier beaucoup encore les citations; maistous les faits qu’on pourrait rapporter sonttoujours presque complètement analogues :c ’cst toujours à énumérer les dégâts occa-sionnés par ces insectes, leur nombre prodi-gieux, leurs apparitions soudaines. Il n’estdonc pas nécessaire de les rapporter tous.
Il est rare que dans le nord de l’Ktiropc onait à souIVrir de la voracité des Criquets. LaPlupart des espèces qu’on y rencontre sontd’assez petite taille, et se montrent rarement*u fort grande quantité. Cependant les en-tomologistes anglais citent quelques années°ù ces Orthoptères exercèrent de grands ra-vages. On rapporte que pendant le moisd’août 1712, les pâturages souffrirent ainside grands dommages, surtout dans les envi-fons de Bristol . Kn I74(i , l’Angleterre au-faits u paraître aussi de ces essaims des'ruc-,e urs, mais ils périrent sans se propager.
A différentes époques ils se montrèrentégalement dans la principauté de Galles;'nais, dans leNord, jamais ils n’ont exercé deravages comparables à ceux de l’Orient etde l’Europe méridionale .
Les Criquets ont un corps lourd et desailes qui, malgré leur grand développe-ment , ne semblent pas de nature à leur per-mettre de se soutenir longtemps dans l’air;cependant l’on sait qu’ils entreprennent delongs voyages. Leur appareil respiratoire ,très développé, et consistant en vaisseauxaérifères 1res ramifiés, que l’on désignechez les Insectes sous le nom de trachées,les rend assez légers pour parcourir devastes espaces sans tomber à terre. L’anato-mie de ces Orthoptères a été étudiée de nou-veau, dans ces derniers temps, par M. LéonUufour, qui nous a donné une descriptionassez détaillée de leurs divers organes. Ils"ut un canal intestinal, ou tube digestifùfoit, n’excédant pas la longueur du corps." offre un œsophage peu dilaté, et ensuiteUn jabot de forme cohoïde, terminé par une
valvule pi torique, qui le sépare du venin- .cule chylifique, suivi immédiatement parl’intestin. Les Criquets ont un nombre con-sidérable de vaisseaux biliaires, simples,implantés par un bout autour du bourreletterminant le ventricule chylifique et flottantpar l’autre bout. Les ovaires , chez ces In-sectes , sont réunis en une seule masse deforme ellipsoïde; il faut enlever le tissuadipeux qui en masque la nature, pour re-connaître distinctement des ovaires accolésl’un à l’autre, composés de gaines multile-culaires en nombre variable suivant les es-pèces. Comme chez tous les Orthoptères engénéral, le système nerveux des Acridiut »est peu centralisé, les trois ganglions thora-ciques sont très notablement espacés, le gan-glion céphalique est presque divisé en deuxhémisphères , les ganglions abdominaux, nunombre de cinq, sont assez petits.
Les Criquets sont pourvus de mâchoirespuissantes, qui leur permettent de triturerdes corps très durs, comme des tiges, memedes écorces; leurs mandibules sont épaisseset garnies de quelques dents obtuses ; leursmâchoires sont plus tranchantes. Les pattespostérieures, très grandes comparativementaux antérieures, avec les cuisses très ren-flées, renfermant des muscles puissants,sont admirablement disposées pour le saut;l’animal appuyant les jambes sur le sol, clles cuisses étant fortement raidies dans leursarticulations , la projection en l’air a lieu aumoment où cesse subitement la contraction.Ces cuisses, à leur côté interne, présententdes rides très saillantes qui ont un usagemarqué; venanta frotter eootre tes ner\li-res des ailes, à la manière d’un archet de vio-lon, elles produisenl une sliidulation péné-trante, une sorle de chant monotone qui se• fait entendre pendant les beaux jours d’été,surtout vers le soir, dans tous les champs.C’est ainsi que les Criquets s’appellent entre,eux ; c’est ainsi que les mâles appellent leursfemelles, qui ne manquent guère de répon-dre à leurs provocations amoureuses.
Nous avons représenté dans l’Atlas de ceDictionnaire, insectes orthoptères, pl. 4,fig. 2, comme représentant de la tribu desAcridiens en général , et en particulier dug. Criquet, le Criquet triste, picridiummœxium Serv., de l’Afrique méridionale .
(K.u:i.k Blanchard.)