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Tome quatrième.
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an coiitraireüansun trou de l’os incisif, et ense développant elles le percent de part enpart ; leurs doigts postérieurs sont en géné-ral plus complètement palmés que chez lesCaïmans, et le bord postérieur de leurjambe est garni d’une crête dentelée. Leurcrâne a des trous supra-auditifs plus consi-dérables que ceux des Caïmans, mais moin-dres que chez les Gavials. Ces trous , d'ail-leurs recouverts par la peau, sont percésentre le frontal postérieur, le pariétal et lemastoïdien.

On distingue un plus grand nombre d’es-pèces parmi ces Crocodiliens que parmiceux du sous-genre précédent.

t. Crocodile rhombifer, Crocodilns rhom-bij'er Cuv., Vaquez Palin d’Hernandez. —Front surmonté de deux carènes représen-tant un rhombe ouvert en arriére; quatrepetites plaques nuchales, et, ce qu’il fautsurtout noter comme formant une exceptionaux caractères du groupe, point de crêtedentée le long des jambes ; les trois doigtsexternes des pieds postérieurs seuls réunispar la palmature , laquelle est peu considé-rable ; 1,50 environ de longueur totale. C’estune espèce dont Cuvier ignorait la patrie,mais que l’on sait maintenant vivre aux An-tilles et particulièrement sur les côtes del’ile de Cuba. On la suppose aussi du Mexi-que d’après un renseignement laissé parHernandez.

2. Crocodile de Graves , Crocodilns pla-nirostris Grav., Croc. Gravesii l)um. etBibr., III, 101. — Museau court, déprimé ;plaques dorsales surmontées de tuberculeset de pointes recourbées ; pieds de derrièrepalmés, sans crête dentelée à leur bord pos-térieur. Longueur: 1,25. Connu d’après unseul individu supposé africain.

3. Crocodile vulgaire, Crocodilns vulgarisCuv. (Dum. et Bibr., III, 104). — C’est à cette |espèce qu’appartiennent les Crocodiles du |Nil ; et bien qu’il en soit depuis longtempsquestion dans les écrits des naturalistes, ellecompte parmi les dernières dont on ait puobserver de visu les caractères. Plusieursauteurs lui ont même attribué par erreurceux de Crocodiles assez différents, ceuxmême d’animaux d’un autre genre. Faujaset Latreille sont dans le premier cas, leurfigure du Crocodile du Nil n’étant que lacopie du Crocodile deSiam des anciens aca-

démiciens. Le Crocodile vulgaire est cepen-dant l’espèce la plus répandue, car ontrouve dans le Nil, dans le Sénégal et leNiger, en Cafrerie, à Madagascar et mêmedans l’Inde , des Crocodiles qui se rapportentégalement à cette espèce, et dont ils consti-tuent seulement de faibles variétés. D’apresMM. Duméril et Bibron , tous ont pour ca-ractères communs : Mâchoires non allongéesen bec étroit ; pieds de derrière largementpalmés ; une crête festonnée le long de leurbord postérieur ; six plaques cervicales ;écussons dorsaux quadrangulaires et sur-montés de six séries longitudinales ; les ca-rènes peu élevées.

On a essayé d’y reconnaître plusieurs es-pèces : «On trouve, dit Cuvier, depuis leSénégal jusqu’au Gange et au-delà, des Cro-codiles très semblables au vulgaire, et quiont, les uns le museau un peu plus long etplus étroit , les autres quelques variétésdans les plaques ou écailles qui garnissentle dessus de leur cou; mais il est très diffi-cile de les distribuer en espèces distinctes,à cause des nuances intermédiaires ; les pe-tites écailles isolées qui forment une rangéetransverse , immédiatement derrière lecrâne, varient de deux à quatre et à six ; lesplaques rapprochées qui remplissent le bou-clier de la nuque , sont généralement aunombre de six ; mais il y en a quelquefoisune plus petite à chaque angle antérieur dece bouclier, et d’autres fois celle-là est con-tiguë au bouclier, ce qui lui donne huit pla-ques. M. Geoffroy nomme Crocodilnssuchus,ceux qui ont le museau plus étroit et pl" sallongé ; Cr. marginatus, ceux où l’on compt esix écailles à la rangée de derrière le crâne;il y en a parmi eux qui ont six plaques aubouclier, d’autres qui er. ont huit; 6’r. lacu-nosus, un individu qui ne lui a offert q* ,edeux écailles derrière le crâne , et six pl a "| ques au bouclier; enfin , Cr. complanalus•un individu dont les caractères tiennent aquelques proportions de la tète. »

« J’ai, dit plus loin Cuvier, une autre dis-cussion avec le savant naturaliste que J eviens de citer: il suppose que l'espèce ouvariété à museau plus étroit demeure p' ,l! 'petite, qu’elle est douce et inoffensive , q ,iesa petitesse fait qu’elle est portée plutôtle rivage lors des inondations , dont elle -ainsi un précurseur; et, d’après les id cfS