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qu’il s’en est faites, il pense que c’était par- (liculièrement à'elle que les Égyptiens ren-daient les honneurs religieux , et que le nomde Suc hit v ou S'ucliis lui appartenait commeespèce. Je crois, au contraire, avoir prouvépar Aristote et Cicéron que les Crocodilesvénérés en Égypte n’étaient pas moins fé-roces que les autres ; il est certain aussi que'é Crocodile à museau étroit n’était pas soi-(tnéexclusivement par les prêtres ; car, dans‘es recherches très exactes de M. Geoffroy‘ u i-mème, il se trouve que les trois Croco-diles embaumés qui existent en ce momenta Paris ne sont justement pas le Suchus,n >ais bien le A/arginaïus, le Lacunosus et leComplanaïus ; enfin tout me fait croire quedonc ou S'ouchis , qui, suivant M. Champol-“°n, était le nom égyptien de Saturne,était aussi le nom propre du Crocodile que'’°n entretenait à Arsinoë (t), comme Jpisétait le nom du Bœuf sacré de Memphis, etü/nétis, celui du Bœuf d'Hcrmopolis. » Ledieu Sotte était en effet représenté par unc °rps d’homme surmonté d’une tète de Cro-codiie.
Pieux passages d’Hérodote que nousn avons pas encore cités , et qui ont cepen-dant occasionné bien des commentaires,sont les suivants :
« Comme il (le Crocodile) se nourrit parti-oulièrementdans le Nil , il a toujours l’inté-r| eur de la gueule tapissé d’insectes (Hdella)ffui lui sucent le sang. »
Lt plus loin :
1 « Toutes les especes d’animaux terrestres
** ou d’oiseaux le fuient; le 'l'rochilus seul» vit en paix avec lui , parce que ce petit» oiseau lui rend un grand service. Toutes» les fois que le Crocodile sort de l'eau pour» aller sur terre, et qu’il s’étend , la gueule» entr’ouverle (ce qu’il a coutume de faire» en se tournant vers le vent du midi), le» Trocktlus s'y glisse et avale tous les in-» sectes qui s’y trouvent. Le Crocodile re-» connaissant ne lui fait aucun mal.»
Une première question est de savoir quelssont ces Bdella. Les traducteurs, jusqu’àScaliger, avaient entendu par ce mot « les
(l) Strubon rapporte que duos la ville d’Arsinoë, qu’ou•Winmail plus aneieuiirineiit CrocuSilopolis, e’eit-à-dire laŸ dle aux Crueodiles, on voyait une [narine, qui était unérli-lu-e publie, üesaervi par des prêtres , qui prenaient un sointout partirulier d’un Crocodile rlioisi, que l'on appelaitSneSas ou Sourbé,. y q v y, 1 ; •
sangsues. » Aristote pensait probablementde même. On a dit plus récemment quec’étaient des Cousins. Mais comment croirequ’Hérodote eût parlé de la nécessité pourle Crocodile de se nourrir dans le Nil , si cesBdelta n’étaient que des moucherons, c’est-à-dire des animaux aériens, et qui peuventvenir l’assaillir après qu’il s’est repu et pen-dant qu’il s’étend sur le rivage? Il ouvriraitdonc sa gueule pour donner en même tempsaccès au mal et au remède ? Le meilleur se-rait certainement de la tenir fermée pourtous deux.
La seconde question est relative au Tro-chilus. M. E. Geoffroy s’est assuré que «leTrochilus est une petite espèce de Pluvier,le Charadrius œyyptius de Hasselquist.
Outre ces Bdelles, le Crocodile du Nil ad’autres ennemis, principalement les Man-goustes ou Ichneumons , qui font une grandedestruction de ses œufs et même des jeu-nes nouvellement éclos. L’homme , autre-fois si révérencieux pour le Crocodile , etqui supportait même sa férocité sans cher-cher à la détruire , est actuellement enEgypte , comme partout ailleurs, un de sesennemis les plus acharnés.
4. Crocodile de Siam, Crocodilus siumeu-sis Schneid., Croc, galealus Cuv., qui n’estpeut-être pas différent du Crocodilus porc-sus, n’est connu que par la description qu’euont publiée Perrault et Duvcrney.
5. Crocodile a deux a: Êtes, Crocodilusporosus Schneid., Cr. biporcalus Cuv. (Dum.et Bibr., III, 115). — Mâchoire supérieuresurmontée de deux arêtes raboteuses par-tant de l’angle antérieur de chaque œil ;point de plaques nuchales , ou bien deuxfort petites seulement. On en a de (i mètresde longueur. C’est un animal redoutable etdont l’homme est quelquefois victime. Onl'a rapporté d’une grande partie de l’Inde ,de plusieurs des îles de la Sonde et de para-ges plus méridionaux encore. La collec-tion anatomique du Muséum possède lecrâne d’un Crocodile de cette espèce, queMM. Quoy et Gaimard ont pris à la Nou-velle-Irlande. L’animal avait 12 pieds delong.
(i. Crocodile a museau effilé , Croco-dilus acuius Geoff. (Dum. et Bibr. III, 119),Cr. acuius et biscutalus Cuv. — Museaugrêle et effilé, bombé au chanfrein; ca-