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rênes dorsales des rangs externes disposéesassez régulièrement, et plus élevées quecelles des deux rangs du milieu; il atteintjusqu’à 5 mètres de long.
C'est de celte espèce que Descourtilz aparlé (1) sous le nom de Caïman de Saint-Domingue. Antérieurement, Plumier enavait fait l’objet d’un travail étendu, maisqui est malheureusement resté manuscrit(2).lîlle est de Saint-Domingue, de la Martini-que et aussi de la côte de Carthagène. Des-courtilz nous apprend que les femelles sontbeaucoup plus multipliées que les mâles, etque cependant ces derniers se battent entreeux pour les posséder; que les deux sexess’accouplent dans l’eau en se tenant sur lecôté. La ponte se fait en mars , avril et mai.La femelle creuse avec ses pattes et sonmuseau, sur quelque tertre un peu élevé,un trou circulaire pour y déposer ses œufs,dont le nombre est de vingt huit,et dontelle fait plusieurs lits séparés par autant decouches de terre. Un mois suffit pour la for-mation des petits, et ceux-ci, qui n’ont, ausortir de l’œuf, que 27 cent., ont acquis , àl’âge de 22 ans, 6 mètres, et même davan-tage.
Descourtilz attribue au Crocoditus acu-tus une habitude semblable à celle qu’Hé-rodote avait signalée chez celui du Nil . D’a-près lui, le Crocodile de Saint-Domingueest également tourmenté par des Bdelles ,et ces Bdelles sont bien des Cousins , lesMaringouins de l’Amérique interlropicale ;mais le protecteur du Reptile n’est plus iciun Pluvier, mais bien le Todier (3).
7. Crocodile cuirassé, Crocoditus cala-phractus Cuv. (Dum. et Bibr., III, 126). —
(1) Voyait d'un naturaliste, t. 111.
( 2 ) Schneider et Cuvier en ont cependant publié des ex-traits.
(3) M. Geoffroy dit à cet égard : • Cependant. M. Des-oourtilz ne se serait-il pas mépris? Le Todier n’est pas un oi-seau du'littoral des fleuves : il vit sur les arbres, à portée desbocages frais et abrités •
Voici d'ailleurs le passtige de Descourtilz ; il est difficile detraiter plus facilement une quesion à laquelle tant d’autresavaient songé sans en trouver la solution :
• Hérodote dit avec vérité que lorsque le Caïman, étendusur 1rs bergrs, y doit la gueule ouverte . elle est t pissée deMaringouins, souvent retenus par un mucus qui l'enduit entout temps ; r'rst le Todier qui va le délivrer de res hôtesincommodes et nuisibles, et dont cet oiseau fait sa nourriture.Aussi le Caïman, même à son réveil, par une reeonnaissanrelégitime , ne cherche point à inquiéter un si officieux pro-teeteur. •
Mâchoires allongées et aplaties ; quatre oucinq paires d’écussons cervicaux formantune bande longitudinale contiguë à la cui-rasse du dos. De l’Afrique , peut-être est-ccle Crocodile noir d’Adanson et le Cr. lepto-rhynchus de M. Cennelt (Proceed. zool.. soc-Lond., 1833, p. 129), qui vient de Fer-nando-Po.
Crocodile intermédiaire, Crocoditus in -termedius Grav., Cr. Journei (Dum. et Bibr .III, 129). — Mâchoires allongées, subcylin-driques; quatre écussons sur la nuque;bouclier cervical composé de six plaques.On ignore sa patrie.
TROISIÈME SOUS-GENRE.
Longirogtreg.
C’est ainsi que Cuvier nomma d’abord lesous-genre qu’il a le premier établi pourl’espèce du Gange , appelée Gavial par La-cépède, et ce mot exprime fort bien soncaractère essentiel, qui consiste dans legrand allongement et l’étroitesse du museau.Aucune desdents inférieures ne pénètre dansla mâchoire supérieure, ni la première nila quatrième paire, qui appuient sur le bordexterne de la mâchoire, chacune dans uneéchancrure. Le museau est un peu pluslarge que le bec, et surmonté dans les mâlesd’une singulière protubérance. Les piedsde derrière sont palmés , garnis d’une créledentelée à leur bord postérieur.
La tète osseuse de ces animaux est remar-quable par l’allongement et l’étroitesse deses d s maxillaires, et par la grandeur de sasymphyse mandibulaire; elle est au contrairefort contractée dans sa région crânienneproprement dite. Ces trous supra-auditif’sont considérables , et la partie antérieuredes os ptérygoidiens présente une grosseampoule bulleuse et vide , située au-dessusdes trous ptérygo-palalins, en communi-cation avec le canal nasal.
M. E. Geollroy a remplacé par Gavialis ,et Wagler par Rhamphostoma , le nom deLongirostris.
Gavial du Gange , Crocoditus gangeiici «ou longirostris. — Il atteint fréquemment 3ou6 mètres, etvit plus parliculièrementdans
le Gange . On le connaît depuis fort long'temps, puisqu’F.lien eu fait déjà mention.C’est un animal plus aquatique encore q l,e