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* lve > mais ne peuvent guère servir qu’àavertir l’animal de la présence d’un corpsfranger , car leur disposition ne permetrien de semblable à l’action de palper. GuidésPar des considérations théoriques, quelquesanatomistes ont pensé que ces organes sontégalement le siège de l’odorat, mais ils neParaissent offrir aucune des conditions deairucture nécessaires à la perception desodeurs.
Beaucoup de faits démontrent l’existencede l'odorat chez les Crustacés ; cepen-dant on ne sait rien de positif sur les or-ganes alTectés à ce sens. La portion libredes antennes parait mieux disposée pour latransmission des vibrations sonores, et il estProbable que ces appendices jouent quel-tpte rôle dans l’audition ; mais le siège prin-cipal de ce sens est dans un petit appareilfcitué à la base des antennes de la secondePaire, et formé essentiellement d’un sacoxembraneux rempli de liquide, et recevantdans son intérieur un nerf particulier. Cesac , comparable au vestibule membraneuxdes animaux supérieurs, est ordinairementrenfermé dans une cellule du squelette té-Kumentaire, offrant extérieurement un ori-fice circulaire qu’occupe en général undisque membraneux, disposé comme untympan ou une petite plaque calcaire dontle^“rd intérieur donne souvent naissance àun cadre solide , soutenant une autre mem-brane tympanique, dont la tension peut êtreaugmentée ou diminuée par le jeu de mus-cles particuliers.
Le sens de la vue manque chez un petitl'ombre de Crustacés vivant en parasites ;mais, en général, il est bien développé , etles exceptions que nous venons de signalersont en quelque sorte accidentelles, car lesespèces qui sont privées de la vue à l’âgeadulte sont pourvues d’organes visuels dansle jeune âge, et ne les perdent plus ou moinscomplètement que par l’effet de la sortede dégradation qu’elles subissent par suitede leur genre de vie sédentaire. Les organesde la vue sont situés tantôt sur la face supé-rieure ou antérieure de la tète, tantôt surles côtés de cette portion du corps, et leurstructure est assez variée. Les différences lesb'us importantes nous sont offertes par lesl'eus simples appelés stemmates, et par lesyeux à facettes; mais il est facile de se con-
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vaincre qu’il existe entre ces deux formesextrêmes une multitude de modificationsintermédiaires.
Dans les stemmates ou yeux lisses simples,on distingue d’abord une cornie transparenteplus ou moins bombée et parfaitement lisse,qui se continue sans interruption avecla couche tégumentaire externe des partiesvoisines. Immédiatement derrière cette cor-née, et en contact avec sa face interne, setrouve un cristallin en général sphérique,dont la face postérieure est logée dans unemasse gélatineuse que l’on a comparée aucorps vitré. La base de cette masse vitrée està son tour en contact avec le nerf optique;enfin, une couche de pigment fort épaisl’entoure et se prolonge en avant jusqu’à lapériphérie du cristallin et au bord de la cor-née. En général les stemmates des Insectes,des Arachnides et des autres animaux arti-culés, sonten petit nombre et bien distinctsentre eux ; il en est de même chez quelquesCrustacés, tels que les Apus et les Cyames.Mais, du reste, ces yeux simples ne se ren-contrent que chez un très petit nombre d’a-nimaux de cette classe.
Chez d’autres Crustacés il existe des yeuxd’une structure plus compliquée, que nousappellerons des yeux composés lisses , etqu’on peut considérer comme une agglo-mération de stemmates sous une cornéecommune. En effet, ils sont formés par unnombre plus ou moins considérable de pe-tits cristallins placés derrière une cornéecommune, et enchâssés dans un corps vi-tré qui est enduit de pigment et qui se con-tinue avec le nerf optique. Ces yeux com-posés lisses se rencontrent chez les Néba-lies, les Apus (où il en existe un placé àquelque distance en arrière des deux stem-mates), les Daphnies, les Branchipes, etc.,et établissent en quelque sorte le passageentre les stemmates et les yeux composés àfacettes.
Une troisième modification de l’appareiloculaire nous a été offerte par quelques Am-phithoés et un petit nombre d’autres Édrio-phthalmes. Chez ces animaux on trouved’abord pour chaque œil composé une cornéelisse sans divisions; mais, immédiatementderrière celte lame tégumentaire, il existeune seconde tunique, de meme nature etégalement transparente, qui y adhèreinli-