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Tome quatrième.
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probablement au moment même de la ponte.M. Siebold a constaté dernièrement quechez les Cyclopcs , où il y a accouplementsans véritable copulation, le sperme est ren-fermé dans des tubes analogues aux sper-matophores des Mollusques céphalopodes,et que ces tubes déposés par le mâle dansle voisinage des vulves, s’y accolent et laissent échapper plus tard le liquide contenudans leur intérieur.

L’œuf des Crustacés ne présente rien debien particulier dans sa constitution; et demême que chez les autres animaux articu-lés, l’embryon s’y développe, en reposantsur le vitellus par ta face dorsale de soncorps. Chez les Décapodes , la mère porte engénéral scs oeufs suspendus aux faussespattes de son abdomen; mais quelquefois,chez les Cymolhoadiens, par exemple, ilexiste une véritable poche incubatrice for-mée par le développement lamellaire de laportion flabelliforme des pattes thoraciques,et chez les Entomostracés les œufs séjour-nent dans des tubes ou des sacs appendus àla base de l’abdomen, et formés par unecouche même de matière cornée, analogueà celle qui, chez les Décapodes , revêt chaqueœuf en particulier, et constitue les filamentsà l’aide desquels ces corps adhèrent aux ap-pendices de la mère.

Jusqu’en ces dernières années, on croyaitque les Crustacés, au moment de leur sor-tie de l’œuf, avaient déjà acquis toutes leursparties, et ne présentaient aucun phénomènede métamorphoses comparable à ceux quenous offrent les Insectes. Mais cela n’estvrai que pour un petit nombre de ces ani-maux , et la plupart d’entre eux subissentdans le jeune âge des changements de formeplus ou moins considérables, ainsi que l’ont Itrès bien démontré M. Thompson et quelquesautres zoologistes. Ces métamorphoses peu- |vent dépendre de trois ordres de modilica- Ilions, savoir ; 1° De simples changementsdans la formeet les proportions de parties déjàexistantes à l’époquede la naissance; 2°l’ap-panliou d’un ou de plusieurs anneaux nou-veaux , ainsi que des membres qui en dé-pendent ; 3° l’atrophie ou la disparitioncomplète de certains organes dont l’existence jest au contraire permanente chez d’autres lespèces. |

Comme exemple des Crustacés qui ne

subissent point de métamorphoses, nous ci-terons l’Écrevisse et les Crevettes. De simpleschangements de forme, sans addition de par-ties nouvelles ni soustraction de parties déjàexistantes, se voient chez les jeunesPhro-nimes, et il est à noter que les modificationsde cet ordre ont en général pour résultatde marquer davantage les différences gé-nériques ou spécifiques qui existent entreles animaux u’une même famille. Commeexemple de la formation de parties nou-velles postérieurement à la naissance, nousciterons les Cymothoés et les Anilocres ,qui gagnent ainsi une septième paire depattes thoraciques; les Caridines, qui ac-quièrent de la sorte cinq paires de membres,et les Cyclops , qui en naissant n’ont aussiaucune des pattes thoraciques dont ils sontpourvus à l’état adulte. Chez tes Caridines,les branchies se forment également aprèsla naissance, et dans le jeune âge ces Sali-coques ressemblent, sous le rapport de i’ap-pareil respiratoire, à ce que sont les Mysispendant toute la durée de leur existence.Enfin, comme exemple des métamorphosespar atrophie, nous citerons les Dromiesetles Carcins ménades, qui, à l’état de larve,possèdent des appendices natatoires à l’ex-trémité postérieure de l’abdomen et les per-dent avant d’arriver à l’âge adulte ; maisc’est surtout chez les Lernéens que ce genrede métamorphose est remarquable , car ennaissant ces animaux possèdent des organesde locomotion , et ressemblent exactement àdes larvesdeCyclops, et c’estseulementlors-qu’ils sont devenus parasites que ces appen-dices disparaissent, et que le corps acquiertles formes bizarres caractéristiques de cettefamille.

Distribution géographique. — Pour termi-ner ce que nous nous proposions de dire ie‘sur l’histoire des Crustacés, il nous resteencore à parler de leur mode de dis-tribution à la surface du globe, et à direquelques mots des débris fossiles à l’aidedesquels on peut sc former quelques no-tions de la faune carcinologique aux diverse*époques géologiques.

En comparant entre eux les Crustacés don

l’existence a été signalée sur les divers poin lsde la surface du globe, on voit que bien P eUd’espèces sont cosmopolites, et que la P* upart sont cantonnées dans des régions do