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Tome quatrième.
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CRU

* e * limites sont assez distinctes. Ainsi lafa, ‘ne carcinologique des mers du Nord dif-

fère

considérablement de celle de la Médi-

terranée ; celle-ci à son tour est presqueentièrement différente de celle des côtes de

* Portion sud de l’Afrique ou de celle de

* Océan indien ; enfin les espèces de l’ancien"ronde sont presque toutes différentes de*te"es du nouveau continent ; et dans les eauxqui baignent la côte orientale de l’Amériquedu Nord , ces animaux différent encore dece lles quj se trouvent dans les mers du Chili e | du Pérou . Pour se rendre compte de la dis-r, bution géographique de ces animaux, on est'"iduità admettre que chaque espèce appar-Cl 'ait primitivement à un point déterminé'*u globe d’où sa race s’est étendue peu à peuJ* ar ' oie d’émigration ; que dans certains cas,€s Populations de deux ou plusieurs de ces'‘entres de création se sont mêlées de ta sorte,

e façon à ne laisser aucune trace de leurteparation primitive; tandis que d’autres0ls ce mélange ne s’est effectué que sur les"nite s extrêmes du domaine de chaqueCe 'itre carcinologique, et que d’autres fois

encore

Posés

, des obstacles invincibles se sont op-à toute fusion analogue.

*-Cs Crustacés vivent en général près desc ètes. |, eur dissémination à la surface du* °^ e est ordinairement entravée, soit par" ne grande étendue de haute mer, soit pares Pèce de barrière résultant du prolonge-ment des terres jusqu’à des latitudes trèsCvées. De grandes différences de tempéra-re Paraissent exercer aussi sur la distribu-géographique des Crustacés une in-Ue "ce analogue , et tendre à empêcher leélang e d es faunes appartenant aux ré-q 0ns froides, tempérées et chaudes. Enfin ,d aul ranger aussi parmi les circonstancesnt *’ est nécessaire de tenir compte dans^ PPréciation des faits relatifs à cette dis-tr ! c Uliün . l’étendue de la faculté locomo-ad ^ ^ Ue fm^ede chaque espèce, soit à l’âge" te, soit à l’état de larve.

■* comparaison de ces diverses faunes, ) u 0 | lnülo 8'qucs entre elles a conduit aussi àrésultats qui nous paraissent di-fo s ** ’nlérêt. Ainsi on a remarqué que lesc ^' aes el le mode d’organisation des Crusta-, odent à devenir de plus en plus variéesfair* SUre < ' UC ' on s ’éloigne des mers po-* pour se rapprocher de l’équateur. En

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effet les mers du Nord sont beaucoup moinsriches en espèces que la Méditerranée , et lamer des Indes est à son tour habitée par unnombre beaucoup plus considérable deCrus-tacés variés que cette région intermédiaire.tandis que ce nombre décroît de nouveausur les côtes de l’Australasie, et se réduitencore davantage sur celles de la Nouvelle-Zélande ; mais les différences de forme etd’organisation ne sont pas seulement plusnombreuses dans les régions chaudes quedans les régions froides ; elles y sont aussiplus caractérisées et plus importantes , et ilest à remarquer que les Crustacés les plusélevés en organisation manquent presquecomplètement dans les mers polaires, et quele nombre relatif de ces espèces croit rapi-dement du Nord vers l’équateur. Enfin lescaractères généraux de la faune carcinolo-gique sont beaucoup moins différents entreles diverses régions à peu près isothermesqu’entre celles où la température est trèsdifférente, quel que soit d’ailleurs leur éloi-gnement géographique.

Crustacés fossiles. — I.es naturalistes nese sont encore que peu occupés de la re-cherche des Crustacés fossiles , si ce n’estdans les terrains où les autres débris orga-niques sont rares; et par conséquent nousne possédons encore que des notions très in-complètes sur la faune carcinologique desdiverses époques géologiques; cependant ouest déjà arrivé à quelques résultats dignesd’intérêt.

I.es Crustacés se trouvent en assez grandnombre dans les terrains Cambriens et Silu-riens ; ma ; s toutes les espèces qu’on a ren-contrées jusqu’ici dans ces dépôts anciens nesont analogues à aucun des types ordiniquesde l’époque actuelle, et constituent unegrande division naturelle qui parait être in-termédiaire aux Branchiopodes et aux Iso-podes : on les connaît sous le nom de Trilo-hites, et ils diffèrent entre eux pour formerplusieurs genres bien distincts ( voyez lemot trilobites). Dans le terrain carbonifèrede Coalbrookdale , on a signalé l’existence deplusieurs fossiles qui ont encore quelqueressemblance avec les Trilobites , mais quiparaissent devoir être rapportés à la sous-classe des Xyphosures , bien qu'ils diffèrentencore beaucoup des Limules de nos iners ;M. Prcstwich y a découvert aussi une -cars*