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Tome quatrième.
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ment ultérieur jdansleur germination enfin,rien qui ressemble au système cotylédo-naire-,elles poussentdes cellules qui en tien-nent lieu, et qui sont plutôt la continuationd’une végétation suspendue qu’une germi-nation véritable.

Structure générale. Comme leur nom l’in-dique à l’avance, les Cryptogames de la se-conde division de De Candolle sont en entiercomposées de tissu cellulaire, sans mélangeni de trachées ni de vaisseaux. L’extrême va-riété de forme et de grandeur des cellules,letircombinaison pour former les tissus, leurcoloration et leur consistance variées appor-tent dans la nature de ces êtres des change-ments et des apparences telles, que l’on a pusur leurs seuls caractères extérieurs les ré-partir en plusieurs familles très naturelles,aussi différentes, et même plus différentes ientre elles que les monocotylédonées, parexemple, ne le sont des plantes dicotylédo- 1nées. Les cellules qui entrent dans la com-position des tissus offrent en général deux ;formes principales. Les unes, allongées, cy-lindriques, tubuleuses, simples ou cloison-nées, forment des filaments de calibre et derésistance fort variables, lesquels ou consti-tuent à eux seuls la plante entière (ex. Con- iferve), ou , par leur juxtaposition , compo-sent la majeure partie de la plante, commedans les Fonginées, ou bien enfin n’entrentque pour une faible portion dans la structure !de celle-ci, et alors occupent ordinairementl’axe ou le centre, comme dans les Algueset les Muscinées. Les autres cellules, nousvoulons dire celles dont les trois dimensionssont à peu près égales, présentent toutes lesvariations intermédiaires entre la formesphérique et l’oblongue, et entre la formecubique cl la parallélipipède. Si l’on imagine ;ensuite les nombreuses déformations qu’a- Imène dans les cellules leur pression mu-tuelle, celle-ci pouvant agir dans un ou plu-sieurs sens de façon à faire, par exemple, un \icosaèdre d'une sphère, etc., on se Tera uneidée approximative des formes infinimentvariables et variées que pourront revêtir lescellules de ce second ordre. Il est toutefoisbon de noter encore que, dans les descrip-tions, on ne désigne ordinairement la formedes cellules que par celle que représente leplan d’une coupe horizontale ou verticalepassant par leur centre, et qu'ainsi l’on dit

pentagone une cellule réellement dodécaè-dre, etc. Les cellules courtes ou allongéescontiennent tantôt du mucilage très avided’eau, tantôtde lachlorophylle et de la fécule.C’est aussi leur cavité qui recèle la matièrecolorante propre à certains de ces végétauxet les sucs divers dont nous ne pouvons nousoccuper ici. Enfin, dans quelques familles,les métamorphoses de la matière sporacéed’où résulte la spore ont lieu à l’extrémitédes cellules allongées; dans d’autres elless’opèrent dans les cellules du second ordre.

Tous les végétaux cryptogames sont loind’arriver au même degré d’élévation dans lasérie, et conséquemment de présenter uneégale perfection dans leur organisation. Apartir des Mousses, les plus parfaites desplantes cellulaires, celles-ci vont en décrois-sant sous le rapport du nombre et de lacomplication de leurs organes , mais en sui'vaut deux séries parallèles représentées parles Fonginées d’une part, par les Algues del’autre, jusqu’à ce que la plante arrive an’ètre constituéeque par une cellule unique,comme nous le montrent les genres Uredoet Protococcus .

Nous devons essayer maintenant de fairepasser sous les yeux de nos lecteurs, aussirapidement que possible nous sera, mais defaçon pourtant à lui faire bien comprendreles principales différences qui séparent l’unede l’autre les familles naturelles des végé-taux cellulaires, toute la morphologie de cesvégétaux, c’est-à-dire les formes diverses etla dégradation successive des organes qu*entrent dans leur structure, que ces organesappartiennent à l’un ou à l’autre systèmesoit de végétation, soit de reproduction.

1. Organes de végétation.

Racines . Toutes les Muscinées, quelqu cpetites qu’elles soient, sont munies de raci-nes capillaires. Dans les Mousses proprementdites, elles sont de deux sortes : les unesprimordiales, qui naissent en même tempsque la plantule; les autres secondaires, q ulse montrent plus tard et partent de la basede la tige quand celle-ci est droite, et desa continuité quand elle est rampante.Quelques genres à tiges gazonneuses ( e1,Spliagnum ) les perdent souvent d’une ma-nière complète Les Hépatiques n'offrent q" ela seconde sorte de radicelles, et celles-*-" 1 •