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M. Gray les a rangés parmi les Arvicola ;mais il n'en connaissait alors qne la mâ-choire inférieure, dont les dénis, au nombrede trois et sans racines distinctes, sontdidy-mes. Grâce à la complaisance amicale deHl. Waterhouse, nous avons pu étudier lecrâne entier, qu’on voit dans les collectionsde la Société zoologique de Londres . Quoi-que les Cténodactylcs n’aient que trois pai-res de dents à chaque mâchoire, tandis queles Helamys en ont quatre, et queleur aspectextérieur soit assez loin d'être le même quechez ces animaux , ils nous semblent devoirprendre place à côté d’eux plutôt qu’auprèsdes Arvicola, peut-être même dans la mêmefamille ; ils ont aussi des rapports intimesavec le genre Pehomys de M. AndrewSmith.
Les dents supérieures du CtenoductylusMussonii sont en même nombre que les in-férieures, mais réniformes, à échancrureexterne, cl les inférieures didymes, à lobestransverses, un peu obliques. La mandibulea quelque chose de celle des Clenomys, et lesincisives sont lisses. Il y a un grand trousous-orbitaire, et le canal auditif est large ettubuleux. Deux autres particularités remar-quables du crâne sont l’étroitesse de la faceen avant du trou sous-orbitaire,comme chezles Gerboises, et la composition de ce troului-même. Il n’est que partiellement enca-dré par le maxillaire, dont l’apophyse zygo-matique n'envoie qu’une courte et étroiteportion au bord externe du trou ; la racineascendante du zygomatique complète ce bord,et sa région supérieure est en grande partieformée par l’os onguis. (P. G.)
CTENODES (xTfi;, peigne ). ins. —Genrede Coléoptères tétramères, famille des Lon-gicornes, tribu des Prioniens, créé par Oli-vier ( Entomologie , loin. VI, pag. 779, n» 95bis, pl. I, fig- a, b ), qui l’a placé à tort parmiles Chrysomélines et à la suite du genreHispa. Klug , en l’adoptant, l’a placé à côtédes Allocerus. L’espèce type est le Ci. bi-muculata Oliv. Klug [Entomologia brasitiana )en a fait connaître trois autres espèces : lesCl. zotiala, miniata et geuiculula ; toutes qua-tre sont originaires de l’Amérique méri-dionale.
Les Clenodes sont courts, larges, noirs,maculés de rouge ou de jaune; leursantennes, à partir du 3' au 11 e G2 article,
s’avancent en angle aigu ; leur corselet estavancé inégalement sur chaque angle la-téral, et largement échancré au milieu; <1est tuberculeux en dessus. Mœurs incon-nues. (C.)
"CTENODON («ri?, peigne; ôâoûç.denl).iîept. — Genre établi par Wagler aux dé-pens des Sauvegardes. Voy. ce mot. (P- G.)
’CTÉNODOIMTÉES. Cienodonleæ. bot. CR.— ( Phycées. ) Nous sommes forcé d’établirparmi les Floridées cette nouvelle tribu,dont le genre Ctenodus (voy. ce mot) est letype et fournira les caractères. Sa fructifi-cation si singulière , dont aucune autre Flo-ridée ne présente d’analogue, nous autoriseà en agir ainsi. (C. M.)
"CTENODUS ( xtci’ç, evoç , peigne; àJ«v?dent ). bot. cr. — ( Phycées. ) Genre de lasous-tribu des Coccocarpées, établi en mêmetemps, quoique sur des considérations diffé-rentes, par M. Kützing ( Phycol . u»itr.,p. 407.tab. 58, f. 2 ), et par nous ( Voyage de laBonite, Cryplog., p. 110 ) en prenant pourtype le Fucus Labillardieri'ïum.{Iiist. Fuc-,t. 137), que M. Agardh fils rapporte à tort»selon nous, à son g. Suhria. Le g. Ctenodus,que la loi de priorité, sacrée pour nous, nousfait un devoir d’adopter, puisque la publica-tion de M. Kützing a devancé la nôtre , a étéfondé par ce phycologue sur la structuretrès remarquable de la fronde. Nous l’avionsétabli, nous , tout à la fois sur cette struc-ture et sur la disposition encore plus sin-gulière de la fructification tétrasporique. Envoici les caractères essentiels : Fronde carti-lagineuse, comprimée en lame d’épée ( an-ceps), linéaire et très rameuse. Rameaux pu 1 "tant sur leurs bords d’autres ramules sim-ples , courts, en alêne et assez rapprochésl’un de l’autre, qui les font ressembler à desdents de peigne, d’où le nom générique-Structure: on observe au centre de la fronde,comme dans mon Hypnea ustulaia , de lan-gues cellules tubuleuses, jointes bouta boutlongitudinalement de façon à figurer unample filament, cloisonné de distance endistance. Ce filament, coloré par des en-doehromes, est entouré d’autres celluleslongitudinales, filamenteuses, cloisonnéesaussi, lesquelles, s’anastomosant entre ellespour former un réseau de grandes cellule*ou à larges mailles, finissent par se courber,devenir horizontales et arriver successi'®*