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Tome quatrième.
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phale, rarement rameuse et oligocéphale ,a feuilles allernes , entières , à capitulesamples. jaunes. (C. L.)

CULEX. ins. — / 'ojez cousin.

“CljEICIDES. Cuhcides. ins. — LatreilleetM. Macquait donnent ce nom, le premierà une tribu, et le second à une famille dansl’ordre des Diptères némocèrcs, qui a pourtype le g. Cutex{ 1), Cousin en français.Celtetribu ou cette famille se caractérise princi-palement par une trompe longue et menue,un suçoir de six soies et des palpes droits.D’après M. Macquart, dont nous suivons laclassification, elle se compose des g. Ano-phèle, Mégarhinc, Cousin et Ædès. Poy.ces mois.

Ainsi que l a remarqué avec raison cetauteur, les Culicides , par leur organisationgénérale, occupent le premier rang parmi lesNémocères et les Diptères en général; ilssemblent même, dit-il, dominer la généra-lité des Insectes, si l’on considère le degrédécomposition de leurs principaux organes;et lorsque I’line exprime son admiration desmerveilles de la création dans les plus petitsêtres, la structure du Cousin est ce qui pa-rait le frapper davantage : ubi tôt sensuscoltocavil ii i Culice? s’écrie-t-il. C’est parti-culièrement la conformation de la trompequi établit la prééminence des Culicides surles autres Némocères : cet organe, composéde toutes les parties que présente la bouchedes Insectes dans le plus haut degré de l’or-ganisation, forme un appareil de succiondont rien n’égale la délicatesse.

Pourquoi faut-il que nous ayons tous ànous plaindre de l’objet de notre admira-tion , et que ce soit surtout dans notre sangque se plonge cette arme, non seulementfa-çonnée avec tant d’art, mais encore enduiteîle sucs vénéneux qui irritent les blessures?I.es habitants de la plus grande partie duglobe trouvent dans les Culicides des enne-mis redoutables qui les obsèdent le jour etla nuit ; l'ombrage des forêts , la fraîcheurdes eaux, l’intérieur même de nos alcôvessont également troublés par leur présence

(,) Saint-Isidore de Sdville, dans ses Originel, donnefttnsi IVtyniotogie *1* mot; Culex ob aeuleo dicitur quodsauguiuem suçât. Suivant MoolïVt. Cul?x serait une t-on-tractimi «le Cuiller , quod cutem laeiat. SIM. Dnménl et Mac-«|tinrt, en ritimt crtte drnune ctytnologir , l’àtlribuent àtort au premier tic ces lieux uutturs.

importune. Leurs piqûres douloureuses,leur bourdonnement aigu , nous harcèlentsans cesse. Cependant, cette avidité pourle sang ne se manifeste que dans les fe-melles ; et, au défaut de ce fluide, elles senourrissent comme les mâles du suc desfleurs. Il parait même que tous les Cuboï-des ne nous sont pas nuisibles : Linné dûque le Culex bifurcatus, qui est un Anophèle,ne pique pas.

Ces Insectes se montrent peu pendant lejour, excepté dans les bois, et paraissentoffusqués par la lumière du soleil, commela plupart des autres Némoccres. C’est I esoir qu’ils nous poursuivent avec le plusd’acharnement; c’est alors aussi qu’ils serassemblent en troupe dans les airs pours’accoupler. Peu après , les femelles effec-tuent leur ponte d’une manière très ingé-nieuse, et qui parait propre à cette tribu-Les larves étant du nombre de celles q u 'vivent dans les eaux , le Cousin y déposeses œufs au nombre de 200 à 300, un à un,en les collant l’un à l’autre, et en formantde la totalité une espèce de petit radeauqui surnage. Pour parvenir à les rangerainsi, il sepose.au moyen de ses pied’antérieurs et intermédiaires, sur un corpsflottant sur l’eau de manière que l’extrémitéde son abdomen dépasse ce corps ; ensuite bcroise ses pieds postérieurs et dépose unpremier œuf dans une position verticale,®l’angle formé par ces pieds ; un second e* 1collé au premier, et ainsi de suite. C’est or-dinairement le matin que se fait cette opé-ration , et toujours sur les eaux stagnante*-

Les jeunes larves éclosent au boutde deu*jours. Leur organisation, appropriée au m 1 'lieu dans lequel elles doivent vivre, eassez semblable à celle de quelques au 11 ®*Némocères aquatiques. Le corps est allong ’la tête, très distincte, est munie de màchoir ^ciliées, dont le mouvement presque coiitjnuel, en avant et en arrière, ne P araavoir d’autre destination que d’agiter l’eau^et de l’attirer à la bouche avec les corp°cules alimentaires qui s’y trouvent di**^minés; deux espèces de palpes arque*garnis de touffes de poils paraissent coopérer à l’action des mâchoires; ces la* ^respirent au moyen d’un stigmate situebout d’un tube allongé, inséré à I ’ cxtrer ” tiedu corps et dirigé obliquement. C c