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nériques ( Papio et Cynocephalus) que l’his-toire de cette partie de la science nous pré-sente appliqués dans les temps ultérieurstantôt à des espèces d’un même genre, tan-tôt à des espèces de deux genres différents ;car, dans la 12« édition de son Systems na-lurœ, la dernière qu’il ait personnellementrevue, et qui parut à Upsal en 176G, Linné lui-même se conforma, dans le mode de clas-sification qu’il suivit pour ces especes, auxvues de Gesner , d’Aldrovandcetde Johnston.Attachant une importance exagérée aux ca-ractères fournis soit par l’absence du pro-longement caudal, soit par sa brièveté ouson allongement, lorsqu'il existe, il isolabeaucoup plus que ne le permettent les rap-ports naturels qui les unissent récipro-quement , les espèces de ce genre, dont ildonna les caractères avec sa concision habi-tuelle. Les tentatives relatives à l’emploi si-multané, pour la division des Singes, desindications fournies par les états divers d’al-longement de la face et' par les dimensionsvariées de la queue, que Brisson avait faitesen 1756 , n’avaient par conséquent pas sug-géré à Linné l’idée de peser l’importance dunouveau caractère signalé par le zoologistefrançais , et que Schreber et Erxleben nesurent pas non plus apprécier. Ce dernier,qui, dans le Catalogue mammalogique qu’ilpublia , fil un emploi si heureux des carac-tères différentiels que Buffon avait signalésentre les Singes de l’ancien et ceux du nou-veau continent, isola encore les diversesespèces de Cynocéphales, les mettant sé-parément dans les deux genres Papio etCercopitliecus , qu’il a l'honneur d’avoir lepremier décrit. On prévoit d’avance quellessont les espèces qui firent partie de cette der-nière section : ce furent, en effet, l’Hama-dryas (Cercop. hamadryas Erxl.) et le Babouin(Cercop. cynocephalus Erxl.). La confianced’ErxIeben dans la voie indiquée et tracée parLinné était, au reste , si absolue, qu’en dé-crivant la première de ces espèces, il faitobserver qu’on serait parfaitement en droitde la réunir à celles qui font partie du genrePapion , si la queue allongée qu’elle portene l’en isolait.
Tel était le point de vue qui avait servide base à Linné, à Schreber et à Erxlebendans le mode de classification qu’ils avaientcru devoir adopter à l’égard des espèces du
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genre Cynocéphale, lorsque , en 1795, lié" 1zoologistes célèbres qui devaient plus t arl *illustrer notre patrie, MM. les professent*CuvieretGcoffroy Saint-Hilaire père, publié'rent leur travail sur la division en genres dela grande famille des Singes. Délaissant l fSindications fournies par les états divers q» epeut présenter le prolongement caudal, ,spensèrent que, dans un ensemble d’être»aussi haut placés que le sont ces anima»*dans la série mammalogique, il était P |llSphilosophique de prendre pour base deleurs divers groupes génériques les carat'tères si variés de grandeur et d’étend» equ’offre leur angle facial. Par ce moyen. i,sconstataient les dégradations successives q» esubissent les Singes par l’allongementleur face, depuis l’Orang jusqu’aux Cyn»"céphales, qui, sous ce point de vue, sont réel'lement remarquables par leur infériorité»leur angle facial ne dépassant pas 30".
Mais dans le travail dont nous venon*d’énoncer le principe et l’un des résulta'*les plus saillants (attendu la nature spécialdu travail dont la rédaction nous est c0M 'fiée ), MM. Cuvier et Geoffroy Saint-Hilaire père délaissèrent les différences caractérisb'ques que Buffon avait signalées entre l eSSinges américains d’une part, et,d’autr epart, les Singes africains et asiatiques. l' sfurent dès lors Conduits à grouper ensem'ble, sans songera les isoler autrement fl 11 ®par des divisions génériques, les espèce*américaines et celles de l’ancien continen 1 -Quoi qu’il en soit de cette omission de*principes de Buffon, la nouvelle base d edivision introduite dans cette partie de '*zoologie par MM. les professeurs Cuvier eGeoffroy-Saint-Hilaire père , nous sem^ edevoir être considérée comme une des i» n °valions les plus utiles de la science moderne-Cette dernière s’est depuis, au reste’constituée d’après des vues analogues P° urle groupe des espèces de l’ancien et du n» 11veau monde, que l’on a dés lors isolées e"les plaçant dans deux sections différente*-^C’est encore à M. le professeur GeoffroySaint-Hilaire que doit revenir l’honned’avoir, dans son travail général sur les Q u *^drumanes, publié en 1812 (Annale *muséum , tom. XIX), par la combinaisonindications fournies par les caractères »>rcntiels qu’avait signalés Buffon, et celles <1