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van Berchem. L’histoire du Bouquetin desAlpes , que Bcrthout avait écrite pour la So-ciété des sciences physiques de Lausanne ,n’était pas encore imprimée lorsque Girtan-ner, dans des notes relatives à l’histoire dela Suisse , eut occasion de parler du mêmeanimal {Journal de physique , mars 1786 ).Berthout eût dû voir sans inquiétude cettepublication, qui n’ôtait réellement rien àl’importance de sa très bonne monographie;il fut piqué cependant de se voir devancé, etcédant à une tentation qui a souvent engagéles savants dans de mauvaises voies, il s’at-tacha à contredire sur tous les points l’écri-vain qui lui portait ombrage. Ainsi Girtan-ner.en appelant l’attention sur les caractèresles plus saillants qui distinguent l’Ibex desautres Bouquetins, avait réellement ajoutéquelque chose aux travaux de Pallas(l) ; ilavaitfourni aux naturalistes le moyen decon-stater l’existence de quatre espèces de Chèvressauvages. Ces quatre espèces, Berthout vou-lut les réduire à une seule : l’Ægagre ne futpour lui d’abord qu’une variété de l’Ibex ( Joum . de pkys., juillet 178G), puis un métisdu Bouquetin et de la Chèvre domestique( Ulém. de la Soc. de Lausanne , t. Il, année1788, pag. 195). Berthout ne réussit pointaramener les naturalistes à l’ancienne opinion,mais il montra la futilité de quelques unsdes raisonnements à l’aide desquels on pré-tendait étayer la nouvelle : il réduisit à leurjuste valeur les considérations climatologi-ques auxquelles Guldenstœdt attachait tantd’importance (2); le point de vue auquel
(l) 4 l'époque où il écrivit sa première notice, Gîrtanncr,évidemment, ne connaissait ni les travaux de Guldenstçedtni ceux de Pallas, et n’avait que des notions très vagues surtoutes les Chèvres sauvages différentes de Flbex. Cependantil avait très bien caractérisé ce dernier animal, et quoiquele nombre des espères dont se compose aujourd’lnii le genresoit double de ce qu‘il était alors, ces caractères sont encoresuffisants.
(a) Guldenstçedt, ainsi qu'on Fa vu plus haut, prétendaitqu’un animal accoutumé, romme le Bouquetin , à vivre au mi-lieu des neiges, ne pouvait être le père dhine race domestique,qui se propage, sans difficulté , dans les pays les plus chauds.Berthout prouva, par des faits, la futilité de cette preuve.
• Le Bouquetin que nous avons vu à Aigle, dit-il K Journalde
• physique, année 1786, partie a , p. 358 ), Bouquetin qui a- été nourri par une Chèvre et élevé dans une vallée chaude,
• prouve que M. Guldenstœdt s’est trompé , en avançant que» cet animal ne pouvait pas devenir domestique dans un« autre climat que le sien. Si l’on examine ensuite les mœurs
• du Bouquetin , tout nous indique sa ressemblance avec les
• Chèvres ; sa sociabilité et sa douceur font qu’il a pu facile-s ment devenir domestique... Il ne resterait donc plus aucun
il s’élait placé ne lui donna pas contre P a " aSles mêmes avantages.
Pallas, comme on a pu le voir par le P as "sage des S'picilegia précédemment cité, nefaisait intervenir l’influence des climats fl uecomme un moyen d’expliquer les diversi leSque présentent entre elles les Chèvres do-mestiques; et pour établir la parenté <* ccelles-ci avec l’Ægagre, il se fondait uniq ue ”ment sur des ressemblances de formes: o r >ces ressemblances , il les avaitplutôtannon'cées que prouvées , et il en indiquait mêm equi n’ont aucune valeur. Que peut-ondure, par exemple, de la taille de l’espc cesauvage, quand dans les races soumises au*'quelles on la compare on trouve à cetég ardes différences comme celles qui existent e ntre les grands Boucs des Canaries ou ceux fl 111sont employés dans le Boutan au transport^fardeaux, et les Chèvres naines de l’Afrifl 11 ®tropicale, de Madagascar , des îles Gom° reS 'Pour les ressemblances de port, il n’en P° u 'vait être juge, puisqu’il n’avait vu degagre qu’une tête osseuse (1). Quant à ,aforme des cornes, sur laquelle il insiste to ut
particulièrement, on sait qu'il n’y regaripas d’assez près pour que son opinion
dait
soi*
• doute fur l’identitS de l'eipèce, s’il était prouvé qu ii* P ^
• duisrnt ensemble quand le Bouquetin rit dans I .
• nature; mais, quoique j'aie de fortes raisons de \e c
» j’avoue cependant que je n’ai pu jusqu’à présent w eii ^
• curer des preuves certaines) et ce qui rendra toV ^° ^
• ces accouplements rares dans les montagnes, < ‘ e5t .
• dans le temps où le Bouquetin entre en chaleur ( c *
• dire au mois de janvier), les Chèvres sont déjà d«c* n
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• dans les plaines et les vallées. Mais il est du moins
• que le Bouquetin produit très facilement avec le* *
• lorsqu’il est privé ; celui d’Aigle a déjà produit ^» sieurs Chèvres, et cela dans un état de I iberté , puisfl 0 *^^
• tait en pâturant dans les montagnes voisines avec u0
• peau de ces animaux. J’ai vn deux petits Chevre * 8 *
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• provenant d’une autre Chèvre qu'on lui avait p* - * 5 *
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» suite. La différence dans le temps du rut du B° u <l uf a
• du Bouc n’est pas essentielle entre ces animaux , P affé ^ u<
• Fon sait que ce temps varie par la domesticité •
» d’ailleurs U dépend , dans la plupart des espèces * f||
• fourchus, de leur nourriture plus ou moins abondante , ^
• sorte que le Bouquetin d’Aigle a produit plu® tpiu*
• Bouquetin sauvage, et que les animaux libres <>nir ^ !fü r
• tard en chaleur que ceux qui ont racheté la perte }
• liberté par le mince avantage d’avoir une P* tur ^ i
• ample et plus succulente. Tout semble donc c ° nC ° re de*
• nous prouver que le Bouquetin est la souebe orig*
• Chèvres domestiques. • , (Çnici'
(1) Dans la description qu’il a donnée decette tete
lfgia,fatc. XI, p. 45). Pallas a eu l’étrange idée de ^parer, non à la tête du Bouc domestique, mai* * relier.