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Tome quatrième.
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amené les premiers troupeaux, nous sontencore aujourd’hui presque aussi inconnusque le centre de l’Afrique .

J'ai cru nécessaire de montrer que l’opi-nion de Pallas n’était pas une de ces véritésqui- n’ont besoin que d’être énoncées pourêtre admises ; mais je reconnaîtrai volon-tiers qu’en ne la prenant que comme uneconjecture, elle était alors et elle est encoreaujourd’hui la plus plausible. J’irai mêmeplus loin, et je dirai qu’à l’époque où l’ibexétait la seule espèce dont l’existence fût bienconstatée, il n’y avait nulle invraisemblanceà se le représenter comme pouvant être lasouche de la Chèvre domestique. On n’allaitpas beaucoup au-delà de ce qu’autorise l’a-nalogie en attribuant à l’influence de la do-mestication les changements qui auraient dûs’opérer dans cette supposition. Un des ef-fets les plus constants qui se produisent sousl’influence de cette cause , est d’effacer plusou moins complètement dans les races sou-mises les caractères différentiels des sexes,ou, pour parler plus exactement, de les rap-procher du type féminin ; or, chez la femelledu Bouquetin , les cornes, ainsi qu’il a étédit dans la description de cet animal, aulieu de présenter quatre faces comme cellesdu mâle, n’en ont que trois comme les cor-nes du Bouc et de la Chèvre . On conçoit, àla rigueur, qu’un pareil changement puissese produire sous l’influence de l’homme ;mais on ne saurait admettre que quelquechose de semblable puisse survenir sanscette puissante intervention ; on ne sauraitadmettre avec Bcrthoutque dans une mêmeespèce, et par le seul fait du changement declimat, les cornes puissent nous offrir à leurpartie antérieure, ici une face plane (le Bou-quetin des Alpes ), là une face arrondie (le

du Caucase apprivoisée, et que le mélange de la même es-pèce sauvage avec les Brebis domestiques ait produit la racedes Brebis de Vnlacliie et de Hungiie, dont les cornes spiralesindiquent une origine commune. Le Cabri d’Afi ique, encore,semble tenir sa couleur et scs autres différences d’une espèresauvage qui pourrait être particulière aux montagnes d’Afri-que »

Il y aurait beaucoup de remarques à faire surces asser-tions; nous nous contenterons de reproduire maintenant relieque nous avons faite précédemment, savoir : que laChèvre duCaucase dont parle ici Pallas n’est point la Capra caucaücade Guldenstœdt, mais un Mouflon différent de l’espèce àcornes convergentes, dont notre zoologiste a figuré la têteosseuse dans une des planches de sa Zoogr. Rosso.-Asiat. à( dlé de la tète de l’Ægagrc, et qui s’y trouve désigné sous lenom J’Ætf. musimon.

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Bouquetin de Sibérie), ailleurs un bord ira”chant (l’Ægagre).

Relativement à ce dernier animal, non*avons dit que Berthout avait changé d’oP 1 'nion , et qu’il avait fini par le considérécomme résultant du croisement de laChè» reet du Bouquetin , comme un métis qui ava>|fait race. Les considérations sur lesquelleil appuyait cette dernière manière de voffétaient assez spécieuses, et ne doivent P aSêtre passées sous silence. Voici quelle était apeu près sa manière de raisonner.

Les naturalistes qui ont été à portée d’®*’server l’Ægagre s’accordent à nous le re ’présenter comme participant à la fois Jescaractères du Bouquetin et de ceux de ,aChèvre domestique. La considération d eSformes extérieures ne s’oppose donc en au-cune façon à ce qu’on le considère conun eprovenant d’un croisement entre les de ulraces ; mais elle ne suffirait pas seule p° urnous autoriser à lui assigner cette origi° eIl faut encore, en effet : 1° que le Bouquet 1 ”ait pu avoir accès à des troupeaux deChe-vres, ou le Bouc domestique auxhordes que forment les femelles sauvag e fà l’époque où les vieux mâles vivent 4part ; 2“ que non seulement il n'y ait en ,reles uns et les autres aucune antipathie b> el1prononcée, mais pas même cet éloig ne 'ment qui s’observe entre des espèces d |Stincles, quoique très voisines , un éloi8” ement, par exemple, tel que celui qui exist”’pour ce qui concerne la génération , eB * r "l’Ane etleCheval, et qu’on surmonte, qua 11on veut obtenir des Mulets, en faisant all* 1 ^ter par une Jument le jeune Ane destinédevenir Étalon ; 3o que l’accouplement 50non seulement fécond, mais qu’il donne hà un produit capable de propager sa racB ^ce qui, comme chacun le sait, n’est P aS ^cas pour le Mulet. Or ces trois condili 01 ”trouvent complètement remplies ; c’estqu i) est aisé de prouver : j lt

1° Dans tous les lieux où l’on nous ^qu’il existe des Ægagrcs, nous savons aqu’il existe de véritables Bouquetins- ’Perse et dans les pays voisins, nous avavec le Paseng , soit la variété que Gui _slœdt a découverte, et que l’on a fait ^naître sous le nom de Chèvre du ft

soit celle qui a été décrite parqui se trouve, au dire de ce natura