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Tome quatrième.
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individuels ; mais encore la teinte généra»;du pelage se montrera plus obscure cheztous les individus d’un canton particulier,plus pâle chez ceux d’un autre. Il n’en estpas de même d'ailleurs relativement auxtaches qui, chez quelques espèces, se mon-trent sur ce fond variable ; et soit qu’elles yconstituent la livrée du jeune âge, soitqu’elles forment ce qu’on pourrait appelerune livrée permanente , on s’accorde géné-ralement à penser qu’elles affectent unegrande constance dans leur forme et dansleur mode de distribution. Sujettes à s’effa-cer plus ou moins complètement par l’effetde la domesticité, elles semblent persisterdans les races à l’état latent ; de sorte que ,après avoir cessé de se montrer pendant unelongue suite de générations, elles reparaissentparfois inopinément, tantôt par suite d’unretour partiel vers l’état d’indépendance,tantôt, ce qui s’observe surtout chez les es-pèces imparfaitement soumises, sans qu’onpuisse assigner à ce revirement aucune causesatisfaisante. J’ai cité ailleurs un exempledu premier cas pour les Cochons, qui, encertaines parties de l’Amérique tropicale,ont repris la livrée du Marcassin ; pour lesecond nous avons les Chats , qui quelque-fois apportent en naissant et conserventtoute leur vie la robe bariolée de leurs pre-miers ancêtres , quoique (dans les cas où lapaternité a pu bien être établie) leurs pa-rents immédiats eussent, de l’un et de l’autrecôté, un pelage sans taches. Quelquefois lalivrée couvre tout le corps; plus souventelle ne se montre que dans certaines régionsoù elle fait l’effet d’une pièce d’étoffe rayéedont on se serait servi pour raccommoder unhabit de couleur unie.

On serait tenté d’assimiler à ces marques,qui sont certainement un retour vers le typeprimitif, celles qui apparaissent souvent aumasque de nos Chèvres. En elfet, pendantque d’autres taches, que l’on considère avecraison comme des stigmates imprimés parla servitude , sont irrégulières et variables ,pour ainsi dire, avec chaque individu, cellesdont nous parlons sont parfaitement symé-triques et constantes de forme ainsi que deposition ; elles consistent principalement,comme chacun l’a pu observer, dans deuxraies de couleur claire de la forme d’uneSitalique, qui, naissant un peu au-dessous du

grand angle de l’œil, descendent vers la coin'missure des lèvres, où elles se terminent. Cer-tes, par la régularité de leur figure , pari*netteté de leurs contours, par la vive opP trsition de leur couleur avec celle du fond surlequel elles se détachent ( 1 ), ces marque»ont tout l’air d’être la reproduction d’une li-vrée originale ; et cependant nous ne les trou-vons point indiquées dans les descripti° nSqu’on nous a données de l’Ægagre; nous neles trouvons même pas, on peut le dire, ch**les autres Chèvres sauvages qui ont pris pt» cedans les cadres zoologiques. En conclurons-nous cependantqu’aucune de ces espèces nenous représente la souche principale de n° sraces domestiques, souche dont la connais-sance serait réservée aux naturalistes futurs-Non sans doute; et nous allons voir que, sansrecourirà aucune hypothèse, le fait s’expliù 111,très bien, c’est-à-dire qu’il rentre sans effortdans la classe des faits déjà observés rcla 11 'vement aux variations de couleurs dues à l adomesticité.

Remarquons d’abord que ce qui a ét® “de la constance des marques colorées da"»une même espèce , se fondant uniquem ensur les observations relatives aux anim> u *sauvages (2), n’est point à priori appÜ cab .aux races soumises, et serait complétew el ,démenti, pour ces dernières, par ce fl ül

(1) La ligne claire est quelquefois d’uu blanr purelle est habituellement bordée d’un trait noir, surtoutcôté etteine.

(2) Cette constance ne doit s'entendre que de I» f° , uîf ^taches et de leur distribution générale . mais null*’i nf,,t tleur nombre, et cependant il est des ras où un c b* n £ fD {à cet égard peut donner à la robe un tout autre

C’est ce qui a lieu, par exemple, pour les Mouffettes , ^

l’Amérique du Nord présentent, d'un canton â l'autre»grandes différences relativement à la répartition des r®' < ’ ^res et blanches, qu’on serait tenté d’y voir des caractêi**^ if tcifiques. Au reste, c’est toujours, notoos-le en passantanimaux qui portent beaucoup de blanc dans leur P***^**-se montre la plus grande variation. Chez nos rares ^tiques, l’apparition de l’albinisme paitiel entraîne P r

la distribution des

toujours des irrégularités

eh bien , chez les espèces sauvages la présence du -ble quelquefois avoir produit le même effet- pjou*un exemple très frappant dans le Chien sauvag e[Hycena venatica Burch.l, où il n’y a de constant q utf dU *

tandi* M

ration de la tête et celle de la base de la queue, —- ^^

tout le reste du pelage offre des taches irrégulièrement ^et différentes de position, non seulement d’jndividu * ^

vidu, mais même d’un côté à l’autre. Certains Phoq u *^présentent quelque chose de semblable. Dans les Daup ^

defaut de symétrie étant moins apparent, on

pour signes constants, des marques accidentelles. «=* ^qué ainsi des espèces qui ne resteront point ->ans

ra comparer les caractères ostéologt*l u