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dans certaines races de Montons elle est lon-gue et grêle, dans d’antres longue et flan-quée de masses de graisse, dans d’autres ,enfin , courte avec le même développementgraisseux-
Des principales races de Chèvres domes-tiques ADMISES PAR LES ZOOLOGISTES.
Les agronomes modernes qui décriventavec tant de complaisance les diverses racesde Moutons ne disent presque rien des Chè-vres^); cependant nospaysen possèdenteer-tainement plusieurs races qui s’y propagentdepuis fort longtemps sans se confondre, etque les zoologistes, faute de données néces-saires, n’ont pas pu distinguer (2). Pour les
(t) Considérées du point «Je vue de l'économie rurale, lesChèvres peuvent se présenter, suivant les temps et leslieux, sous des jours assez divers. Dans les pays qui , parsuite de la configuration accidentée du sol , ont beaucoupde parties incultes , elles doivent être comptées parmi lesanimaux les plus utiles ; elles mettent à profit les terrainsnégligés , et donnent au maîtie , presque sans qu’il ait be-soin de s’occuper d’elles, des produits qui ne le cèdent guèreà ceux que donnent, dans un pareil état de choses, les au-tres animaux domestiques. Mais les soins de l’homme , s’ilsleur sont peu nécessaires , leur sont aussi peu profitables,et ne deviennent point, du moins au même degré quepour les autres espèces soumises , la source d’une améliora-tion sensible dans la qualité de leurs produits. Leur chair nefournit jamais qu’un aliment assez grossier, et leur toison,qui, sous l’inQuence de certains climats , peut acquérir desqualités précieuses , parait les perdre insensiblement quandles circonstances extérieures sont changées. Leur natureln’est pas plus souple que leur organisation, et se prête tou-jours assez mal .ux habitudes régulières (le la grande culture.On ne peut mener les Chèvres, comme on mène les Moutons,paître en troupeau , sous ta garde de deux ou trois Chiens ,sur la lisière des champs ; il faut aussi les éloigner, en toutesaison, des bois, qu’elles dévastent en mangeant les jeunespousses , et entamant les écorces avec les dents ou avec lescornes. Ces habitudes commencent à les faire redouter dansdes cantons pour lesquels clics semblaient être particulière-ment appropriées, dans des distiicts montagneux dont onsonge à reboiser les pentes. On ne s'étonnera pas qu'avectous ces inconvénients les Chèvres ne soient plus aujourd’huil’objet du même intérêt que dans les temps anciens; cer-tains agronomes ne craignent pas de dire qu’on devrait lesproscrire entièrement; d’autres les permettent seulementpour les pays pauvres, et où la terre se trouve très mor-celée,
(i) Les ouvrages consacrés spécialement à l’économie ru-rale ne donnent relativement aux différentes races de Chè-vres que très peu de renseignements , et ces (enseignementsmeme paraissent recueillis fort à la légère. Voici, par exem-ple, tout ce qu’on trouve à ce sujet dans le Dictionnaire rai-sonné et universel d'agriculture (tom. IV, année 1809, articlepar Tessier).
. La Chèvre commune. Elle est, comparativement aux autresraces, de taille moyenne. Son mâle ou le Bouc est plus gros,plus robuste, plus garni de poils ; il répand, surtout quandil est en rut , une odeur extrêmement déplaisante , et dont
races étrangères «lotit quelques unes altirrn'l’attention par des caractères très saillai' 1 *'les naturalistes ont eu aussi fort peu de rcs 'sources : ce qu’ils nous apprennent repos®,dans les cas les plus favorables, sur l’obser-vation de deux ou trois animaux , quclq |ie 'fois même d’un seul. Ils ont dû, par consé-quent, être exposés plus d’une fois à P ren 'dre pour caractère de race une particularitépurement individuelle, et à commettre en-core d’autres erreurs dont on ne saurait l® ,lffaire un grand reproche. La question d’ail'leurs n’a commencé à être agitée qu’à un®époque assez récente, et l’on peut dire fl' 1 ®Bulforc est le premier qui l’ait introd 01 ^dans la science. Linné , à la vérité, dis 1 '"'guaiten principe la variété de l’espèce; nia 1 ’pour le cas qui nous occupe, il n’avait P aSété heureux dans les applications, car il " erapportait à la Chèvre commune que lavre d’Angora, et il considérait comme esp® cc ’distinctes les autres variétés qui lui étai e,ltconnues (1). Buffon ne commit pas ia m® 111 ®
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la femelle n'est pas toujours exempte. Cette odeur vla peau et non de la chair.
» La Chèvre d'Angora a les oreilles pendantes, les corO fSspirale, le poil très long, très fourni et très fin. C’est P rl ^cipalement pour ce poil qu’elle est estimée. On le fil* c0tnde la laine, et l’on en fait des étoffes. jj
• La Chèvre de Barbarie ou de Vlnde est plus petite,*
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moins long que la précédente, maiscependant égalern*® 1,ceptible d’être filé. Les Anglais et les Hollandais l' 0 "*coup multipliée. Ou en voit aussi dans les partiesnales de la France ; elle donne trois fois plus de ^l’espèce commune.
» La Chèvre rnambrique (sic) a les oreilles pendantes l”’ 5 ^gués, les cornes très petites, à peine recourbées en a,rlet le Corps un peu plus gros que celui de la raceon l’appelle aussi Chèvre de Syrie , Chèvre du Levant. ^mal à propos qu’on l’a regardée comme formant un* e5 ^ rpartie utière. On fa trouve aussi dans quelques parti**dionales de la France . jj
• La Chèvre des Pyrénées est plus haute et plus gros»*commune. Son poil est plus court et sa couleur presfl 1 ** ^jours blanche avec de larges taches fauves, ou fa** ve
de larges taches blanrhes. On la voit fort communé®** 1les montagnes du nord de l’Espagne . Ses produitsenfort supérieurs à ceux de la commune.
• La Chèvre cabri est plug petite et plus allongée q u * ^ f t
mune ; son poil est ras. Elle donne aussi bemicoup j
ce lait a aussi très peu d’odeur et a la saveur ordinal 1 *’ ^elle qu’on préféré dans nos colonies d’Amérique . .j,;
pandue dans toute la Fiance , principalement dan» * emais nulle part elle n’est abondante. $oo (i
• Dau» chaque rare, il y a des Chèvres et même ^.,rqui n’ont pas de cornes. Cette circonstance se prop*# ,,tdant plusieurs générations. Y a-t-il des races *
sans cornes? Cela me parait possible. * .
(ï) La Capra depressa, qui parait être la vari*** jiiffrein convexe décrite, et figurée par Buffonson#
Chevre naine et de Bouc d’Afrique; la C. revers** ^