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Tome quatrième.
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588 bis.

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est assez rigoureux, de sorte que ce n’estpoint, comme l’ont dit quelques auteurs quisemblaient jouer sur les mots, l’extrême dou-ceur du climat qui est cause de la douceurdu pelage; 4° enfin des Chèvres à oreillestout-à-fait pendantes, au moins aussi lon-gues que la tète, et quelquefois beaucoupplus. Ces Chèvres sont presque toutes despays chauds, et ont en général le poil as-sez ras.

Chèvres a oreilles courtes et droites.

Chèvre commune. — J’ai dit qu’on avaitréuni sous ce nom plusieurs variétés distinc-tes. Je ne décrirai point celle qui est la plusrépandue en France , parce que tout ce quej’en pourrais dire en apprendrait moins quece que chacun connaît par ses propres ob-servations ; et quant à celles qui habitent lesautres parties de l’Europe tempérée, commeje ne les ai point vues et que je n’en pour-rais parler que sur des renseignements quine m’inspirent pas en général une grandeconfiance, je serai fort bref à leur égard. J’aidéjà indiqué d’après Tessier ( pag. 586 bis,note 2 ) une race qui se trouve des deux côtésdes Pyrénées , maisqui paraîts’étendre beau-coup plus loin en Espagne qu’en France .AI. H. Srriilhdit qu’elle se trouve égalementen Suède . L'absence decorneschez ces Chè-vres est très fréquente et semble même con-stituer dans certains cantons une variétéconstante. AI. F. Cuvier en a décrit et figuréun bel individu qui provenait d’Espagne (Uist. nat. des JUamm., livraison de février1841).

Anderson nous apprend ( llecreations inagriculture, nalur. Iiist., etc., tom. II, p. 322)qu’il existe en Angleterre deux races pres-queégalement répandues, dont l’une a le poilcourt, assez lisse et de couleur noirâtre, tandisque l’autre, dont la robe est ordinairementd’un gris mêlé, porte sous des poils soyeuxlongs et touffus un duvet très abondant. Ilest à regretter que cet excellent observateurn’ait pas cherché à savoir à quels cantonsappartient plus spécialement la dernière racequi, par la nature de sa toison, semble faitepour des pays froids et montagneux.

Hamilton Smith dit que le pays de Galles possède une race de grande taille , habituel-lement blanche et dont les cornes chez lesmâles atteignent quelquefois jusqu’à trois

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pieds et plus de longueur. Chez les Chèvresde Perse, suivant le même auteur, le P 0 ' 1est long, grossier, d’un brun cendré, avec lapointe rousse ; une longue touffe se trouveplacée au-devant des cornes, qui se rapp r0 "chent beaucoup par la forme de celles del’Æ'gagre , mais sont plus petites. Un de ces aw-maux accompagnait les chevaux amenés enAngleterre par l’ambassadeur de Perse pe urêtre offert en présent au Roi.

En Russie et dans beaucoup de parties del’Allemagne la couleur de la robe des Chè-vres, suivant Wagner, est principalement unbrun tirant sur le roux ou le jaunâtre avecune raie dorsale et fréquemment une raiescapulaire noires, reproduisant ainsi à trèspeu près, dit notre auteur, les couleurs del’Ægagre. Il ajoute que les Chèvres de la Cu-lombie ont aussi en général un pelage sem-blable. C’est ce que j’ai observé moi-mêine;mais je dois faire remarquer (ce que j’auraisdû dire quand j’ai parlé de ces animaux dansmon Alémoire sur les variations survenue»chez les animaux transportés en Amérique )que les colonies espagnoles ayant reçu enmême temps de la Péninsule et des îles Ca-naries des Chèvres qui s’y sont bientôt croi-sées, on ne saurait dire à laquelle desdeu*races appartenaient originairement les P ar 'ticularités qu’on observe aujourd’hui dan»leurs descendants. Aux Antilles , la pureté de»races parait s’ètre mieux conservée. Les Chè-vres canariennes sont probablement celle»que Rrovvn (JY ut. Uist. of Jamaicu, chap- v 'sect. tv ) désigne sous le nom de Bouquetin *bâtards, et qu’il dit positivement avoir été

introduites par les Espagnols ; elles y existent-

suivant notre auteur, prés de deux aut resraces, dont la première, qui est la Chév enaine de Buffon ou celle de Fréd. Cu*’i er 'vient certainement d’Afrique , tandis que **seconde, moins commune dans l’île, m ® 19

qu’on yapporte,dit-il, assez fréquemment d"

continent voisin, n’est sans doute qu' u " e

Chèvrecommune venueoriginaircmentd EUrope, quoiqueBrown, d’ailleurs, lui ap|d'd" eétourdiment la formule latine donnée P arLinné pour le Chamois .

Brunnich dit que les Chèvres dalma 1 ® 91

ressemblent beaucoup à l’Ibex . Je ne •«quel fond on peut faire sur ce renseignemen^que je cite seulement sur l'auto rit®l’allas.