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pcul-êlre assez naturellement en deux : l’uncomposé de variétés de taille moyenne ap-partenant toutes aux pays chauds ( la Syrie ,les pays voisins , et diverses parties de l’A-Irique continentale ou insulaire dans les-quelles les Arabes ont pénétré) ; l’autre , dequelques races à longues jambes vivant dansîles pays dont la température est assez bassesoit en raison de leur latitude, soit en raisonde leur hauteur au-dessus de la mer.
Chevres de Syrie.— Pennant adonné sousce nom [Hisi. of qnadr., 2' éd., t. II, pl. 56)la figure de deux animaux, mâle et femelle,qui appartiennent à deux variétés distinctes.Chez l’un et chez l’autre , les cornes, decouleur noire, sont fortement courbées dèsleur origine , de manière à ne pas s’éleversensiblement au-dessus du sommet de lalète : dans la Chèvre elles sont très petites,et décrivent une portion de cercle qui ra-mène leur pointe en avant; dans le Boucelles sont à double courbure, tordues surelles-mêmes, dirigées en arrière et en de-hors, et de longueur moyenne. I.a différencedans la forme de ces parties pourrait êtreconsidérée comme tenant à des caractèressexuels ; mais il n’en est pas de même pourcelle que présente la disposition des oreilles :chez le mâle elles sont tout-à-fait pendantes,mais ne dépasseraient pas le bout du mu-seau ; chez la femelle elles ont deux fois etdemie la longueur de la tète ; la figureles montre comme recoquillées par le bas,ce qui est probablement dû à un caprice dudessinateur, et ne serait d’ailleurs, en sup-posant qu’il eût représenté exactement cequ’il avait sous les yeux, qu’un cas pure-ment individuel. La femelle est représentéeavec une toison beaucoup plus longue quecelle du mâle. Pennant semble indiquer queces deux animaux venaient d’Alep , ville oùles Chèvres , très abondantes , fournissent,dit-il, à la consommation considérable delait que font les habitants (t).
Sonnini décrit laChévrede Syrie, qu’il dé-signe sous le nom de Chèvre mambriue (2),
(t) La ville de Damas rsl de même approvisionnée de laitpar des Chèvres à longues oreilles, que les nourrisseurs con-duisent lie porte en porte et font monter dans les maisons.
(a' Le noin de Chèvre inamhrine a été appliqué à des ani-maux qui n’ont rien de commun que d’avoir les oreillespendantes; et pour éviter lu confusion, les naturalistes de-vraient l'abandonner entièrement. Suivant Gesiter, il déri-verait de Slambrt ou Mamrt t nom d’une montagne du midi
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comme ayant le poil ras, habituellementd’un roux clair, la tête allongée et un P® 11moutonnée, les oreilles extrêmement lon-gues. Il nous dit que cette race habit®aussi la Basse-Égypte , et suivant lui e" eserait la seule qu’on y trouvât.
M. Ilamilton Smith, qui ne considère poi ntséparément les Chèvres de la Basse-ÉgyP* eet celles de l’Égypte moyenne , les rapportà trois races bien distinctes : la première,peu ou point différente de la Chèvre à trèslongues oreilles de Syrie , a peut-être été ame-née de ce pays à l’époque de la conquêt earabe; la seconde, à poils longs, à oreill escourtes, quoique pendantes, pourrait bienêtre aussi, comme il a déjà été dit, d’origi |,eenpartieétrangére,'quant à la troisième, ell eexiste certainement dans le pays depuis l® sletnpsles plus reculés, puisqu’elle figure sufdes monuments qui datent de plus de 300Pans. Cette race, qui est fort remarquable p arla forme de ses cornes tordues en tire-bon-chon, porte un poil ras et généralementbrun obscur.
Chèvres de la Haute-Égypte . — Ce son 1des animaux à longues jambes, dont le c° u ’également très long, porte une tête petit® etdifforme ; le chanfrein, très élevé à la par 11 ®supérieure, s’abaisse brusquement vers I®museau. Le nez est camard , et la màchoif®inférieure dépasse fréquemment la supê'rieure au point de laisser voir les dents- L® 5
oreilles ont à peu près la longueur de la têteet sont tout-à-fait pendantes; la barbe para 1 *manquer dans les deux sexes. Le corps e stcouvert d’un poil de couleur rousse tr°Pcourt pour dissimuler le peu d’élégance d® 5formes. Deux individus, mâle el femelle, q" 1ont vécu à notre ménagerie étaient l’un ®‘l’autre sans cornes ; mais un petit qu’ils P r °'duisirent, et qui était du sexe féminin,«va 1 *déjà, quand il mourut, de petites cornes q uls’annonçaient comme devant être de méff eformequecellcsd’un individu figuré parG® s 'ner ( Hisl. anim ., 1.1, p. 267). Ce petit porta' 1 ,ainsi que scs parents, des caroncules a 11cou. La mère avait des mamelles très vol®mineuses qui descendaient presque jusquterre et ressemblaient, lorsqu'elles étai®pleines de lait, à deux sphères accu
de la Palestine, ou quelque ancien voyageur auradoute occasion d’observer les premiers troupeau*
vies à oiTilles pemlmttrs.