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dans les autres pays , et qu’elle y présentedes modifications plus profondes. Quelquesuns même ont dit expressément que la racea toison soyeuse offre « le dernier termed’une amélioration dont on peut suivre tousles degrés à mesure qu’on approche d’An-gora. » Mais sur ce point ils sont démentispar les voyageurs , qui affirment unanime-ment qu’à une très petite distance de cetteville et deBaibazar les Chèvres que l’on ren-contre n’ont aucune ressemblance avec lesChèvres soyeuses, et ne diffèrent en rien ,au contraire , de celles qu’on trouve danstout le reste de l’Anatolie (1). Une sépara-tion aussi tranchée suffirait seule pour fairepenser que la race d’Angora ne s’est pasformée dans le canton où nous l’observonsaujourd’hui ; et les témoignages historiques,en effet, semblent prouver qu’elle y a étéamenée au xtn* siècle d’une province à l’estde la mer Caspienne (2). Cette province, oùsuivant toute apparence elle existait déjà autemps d’Ælien (3), la possède peut-être en-
(r) Busbrrq, Epist. Tournefort , Voy. du levant. Curan-te* fils. .Moniteur, n* du 9 messidor an xii.
(2) Soliman Shah, tige de la maison des Ottomans aejour*d’hui régnante en Turquie, chassé par l'approche de Gengis-khan, quitta le pays qu’il habitait à l’est de la mer Caspienne ;et poussant devant lui, à petites journées, les troupeaux deChèvres qui faisaient ia principale richesse de sa horde, ils’avança vers l’Asie-Mineure. Un de se» fils, Togrul, pénétradans l’Anatolie ; et s’éUnt établi, d’abord avec le consente*ment du sultan d’Iconium , dans le canton de Soghyd , prèsde la mer Noire , il étendit bientôt sa domination sur toutela Galatie . Il paraît, d’après Aurher Eloi (Voyages en Orient,t. I, p. 68), que le souvenir de l’arrivée de Togrul et de sesChèvres se conserve encore dans le pays. Si cette race s’y estMaintenue et même améliorée, au lieu de se perdre comme4 uns les lieux où s*- sont établis les autres fils de Soliman Shah,c’est que sans doute on possédait déjà en Galatie une racedont on s’appliquait à conserver la pureté à cause de l’em-ploi avantageux qui se faisait de sa toison. Strabon nous ap-prend, en effet, qu’aux environs du fleuve Ralys, il existait deson temps des Chèvres telles qu’on n’eu trouvait point ail-leurs.
( 3 ) Ælien dit que les Chèvres des Caspiens sont d’une blan-cheur éclatante, de petite taille, à tête un peu moutonnée etsans cornes. Ce dernier trait est le seul qui ne s’applique pasaux Chèvres d’Angora ; mais on sait qu'il a très peu d’impor-tance. et ne constitue pas un caractère de race. Notre auteurajoute que le* seigneurs caspiens portent des vêtements d’uneétoffe très fine tissue avec le poil d’un animal du pays. A la jvérité, il dit que cet animal est un Chameau ; mais ici évi-demment il ne fait que copier le passage précédemment citéd’Apollonius Dyscole » qui se rappovte aux habits que por*talent en Perse les grands et les prêtres. Peut-être son erreurtient-elle à ce que , dans les temps anciens , deux sortes d’é- |toffes très fines auront porté comme de nos jours des nomstrès semblables. C’est ainsi que le mot châlit ou chaly, par jlequel nous désignons les plus belles qualités des étoffes fa- 1briquées avec les poils de la Chèvir d’Angora, se rapproche
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core ; mais c’est ce que nous ne sauronsd'une manière positive que lorsque les Bussesauront ouvert aux naturalistes le cheminde Khiva ; en attendant, contentons-nou*de constater que dans des cantons limité'phes dont l’accès n’est pas interdit aux voys-geurs, dans le Khorasan, et dans quelqueaulres parties de la Perse, on trouve desChèvres dont le pelage semble égaler en fi-nesse celui des Chèvres d’Angora (1).
I.a toison, qui forme le plus aupareut des
caractères par lesquels la race d’Angora sedistingue des races appartenant aux trolS 'aulres groupes, se compose entièrement d*-’poils d’une blancheur éclatante, fins, souple*'brillants, qui se réunissent en longues me-ches ondées ou frisées, et qui n’offrént sleur base aucun duvet (2). Ces poils cou-vrent tout le corps et cachent à moitié I e *jambes; ils s’avancent jusque sur le fr° nt ’et entourent la base des cornes, qui sont decouleur jaunâtre. Les cornes, chez lesmelles, sont courtes, très fuyantes à leur ori-gine, et décrivent une portion de cercle q ulramène la pointe à la hauteur de l’œil-Ch e ®les mâles elles sont en général très longu cS ’
beaucoup du mot châle , qui est le nom du tissu f»i* * vfCduvet de la Chèvre thibetaine, nom introduit en Franc* ****1 rs cachemires pris aux turbans des mamelouks égJ'Ptiens. Remarquons enfin que le mut camelot , qui s’appl* 1 ,,edes étoffes faites avec le poil d’Angora , montre qu’o*> **’ sd’abord supposées faites avec du poil de Chameau , ro»’° ,eon le croyait naguère pour les châles de cachemire.
(j) Fouché d'Obsoimlle , Essais philosophiques sur _mœurs des divers animaux étrangers. Paris , 1783, P- Iï£> *écrivain se borne a une simple indication, je n’aidans aucun autre voyageur de renseignement* sur les Ch* v ^du Khorasan. Schreber a figuré, pl. ccixxxv, sousleno" 1impropre de Capra mambrica , une Chèvre dont laqui n’est pas complètement blanche , semble à peu P 1 **même nature que celle de la Chèvre d’Angora ; l’ani 01 ^plus haut sur jambes , a les oreilles plus longues , tout**pendantes et plates, et les cornes plus couchées. Toutindiquer en lui un métis de la race d’Angora et de la Ÿ * ^syrienne à laquelle , depuis Sonnini , on applique plu* ^culièrement le nom de Chèvre marabrique. ^
(a) Cette absence de duvet avait porté M. |‘olonce«u *sidérer la toison entière comme résultant d’une transi
tion des poils laineux , les poils soyeux ayant disp* 111plétement, ou plutôt n’étant représentés que parq ue< ^ ^brins de jarre qui naissent près de l’échine. Il fut roi»
dans cette idee
apprenant que sur des Chèvres
Enfin, ce qui lui parut décisif, ce fut de trouver, ehe
métis provenant d’utie Chèvre à duvet et d’on Bougora, deux sortes de poils dont les uns étaient semb
ceux qui forment le pelage extérieur chez la mer*-que les autres , qui semblaient tenir lieu de duvet, aU ^d'ètre crépus, étaient seulement ondés et se réuniss»"'mèches frisée* comparables a celles de ia toison per *’