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corps extérieurs que par l’iuU". médiaire dePeau , et qui ne vont puiser dans un autreélément d’autre matière que l’oxygène né-cessaire à l’oxydation de leur sang, lesodeurs ne peuvent avoir l’air pour véhicule,car l’air qui plane sur les vastes mers qu’ilshabitent ne peut porter avec lui aucuneémanation de leurs proies. Ne serait-il paspossible que l’eau qui passe par les narinesdes Cétacés fût précisément cet agent quileur porterait la sensation des odeurs, etqui, pour ces animaux, jouerait le rôle quel’air joue pour nous? On conçoit que dansce cas l’organe de l’odorat devrait être mo-difié en conséquence , et c’est peut-être àcause de cette modification que nos anato-mistes ne l’ont pas reconnu.
La plupart des naturalistes ont avancéque l’eau qui sort des évents est, ainsi queje viens de le dire, celle qui est entrée dansla bouche de l’animal en saisissant sa proie.M. de Ëlainville croit que les évents ne re-jettent point d’eau du tout, et que celle quel’on voit jaillir lors de l’expiration n’estrien autre chose que celle de la mer, qui,interposée dessus l’ouverture des narines ,extérieurement, est entraînée ou, si l’onveut, lancée par la colonne d’air qui sortdes poumons. Si le phénomène se passeainsi.il est tout-à-faità croire que l’odoratn’existe pas, car la perception d’odeurs aé-riennes serait de toute inutilité à ces ani-maux, et l’organe chargé de les transmettrese serait oblitéré par son inaction.
Mais , quelque respectable que soit l’opi-nion d’un savant comme M. de Blainville,il me semble que l’on pourrait opposer àcette manière de voir des objections assezfortes, et en voici une. On peut tirer la con-séquence de ce que dit M. de Ëlainville lui-même, qu’il y a de l’eau lancée par les évents,puisque ce savant cherche à trouver l’expli-cation de ce fait ; mais, en outre, ce phéno-mène a été établi parmi grand nombred’ob-servateurs, et surtout par Spallanzani , quien a été témoin de très pris, dit-il, dans unetraversée de Lipari à Stromboli. Il est éga-lement certain que ce fait n’a pas toujourslieu, car des observateurs également très ca-pables, entre autres MM. Quoy, Gaimard ,I.esson, et autres, ne l’ont jamais vu, quoi-qu’ils aient pu observer dans leurs voyagesun graud nombre de Cétacés . Or si, comme
le dit M. de Blainville, le jet était occasion" 6par le passage de l’air expiré à travers lamince couche d’eau interposée entre la s ur 'face de la mer et l’ouverture de l’évent, t-ejet aurait constamment lieu dans les mèn iescirconstances, puisqu’il serait indépenda"*de la volonté de l’animal.
Les Dauphins ont tous le corps fusiforme*allongé , s’amincissant insensiblement versla queue ; leur peau recouvre une épai ssC
couche de lard. Leurs évents n’ont q<>
110e
ouverture unique , placée sur le sommet dela tête ; les mamelles , au nombre de deu* •sont logées dans un pli de la peau, prés fl 09organes de la génération, et leurs inamel»" 9ne font saillie en dehors que lorsqu elle*sont gonflées de lait, pendant le temps 1 * 8l’allaitement. Dans l’accouplement, ces an 1 'maux se penchent sur le côté, rapproche"*leurs ventres l’un de l’autre, se saisissent ets’embrassent mutuellement avec leurs n 3 'geoires pectorales, afin de se maintenir da" 9
l’altitude qu’ils ont prise. On dit que
la fe-
melle porte dix mois ; mais je doute que
l’on
ait pu faire là-dessus des observations
suffi-
samment précises. Elle fait ordinaire!"
ent
un petit qui, en naissant, est déjà capah 8de nager. Quand il veut téter, la mère sepenche sur un côté, et le petit se penche *1*l’autre en saisissant le mamelon.
boita
cérébrale du crâne excessivement gra"
ii<i e
et 1“
comparativement au reste de la têtecervelle très volumineuse , le nombreprofondeur des circonvolutions cérébral 9beaucoup plus grands que chez tous les 3 "très Mammifères, sans en excepter l’hom" 11D’après ceci, et les règles assignées par “et Sœmmering pour mesurer rintell>B e **
des animaux, il résulterait que le DauP
hi"
aurait,oudevraitavoir, moitié plus d’in**** 1 ,gence que l’homme : aussi les phrénolog ue £pour étayer leur système , se sont-ils <l ue f(quefois appuyés sur cette conformation •sur ce que nous ont dit les anciens derable intelligence et de l’esprit de sociab' 1 ^de ces animaux. Il serait curieux cepen" 3 '^de connaître précisément quel était Pan 110que les anciens nommaient Da>‘pl‘ in ’ . (fût-ce que pour savoir jusqu’à quel P°|nous devons ajouter foi aux histoires fl 11 ^nous ont transmises sur ces animaux <par conséquent, quelle est la force des