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gique et numérique. Le système dentaire,le nombre des vertèbres, celui des côtes, desdoigts, etc., varient non seulement dans lesindividus, mais se filent et se reproduisentpour constituer de nouveaux types. Ainsi, lesCoqs sans croupion, les Chiens à cinq doigts,les Hommessexdigitaires, les Ruminants sanscornes, etc., sont là pour prouver la réalité decette assertion. H en résulte que les condi-tions dans lesquelles se trouvent deux indi-vidus d’une même espèce, n’étant et nepouvantêtre identiquement les mêmes, riende plus naturel que ces variations qui sontautant de pas vers la création de types nou-veaux par voie de métamorphose. Si cesvues théoriques présentent des exceptions,elles sontappuyées surdes observations mul-tipliées qui donnent une grande forced’évi-dence au principe établi : alors à quoi peu-vent conduire ces discussions sérieuses surles espèces, non considérées comme des for-mes existantes sous l’empire de conditions ac-tuelles, mais comme des formes fixes ? N’est-ce pas méconnaîtrele but élevé de la scienceque de discuter sur des faits dont les basessont si mobiles et si incertaines? Mais beau-coup de naturalistes ne voient pas au-delà,et pour eux, toute la science consiste dans iastérile dénomination des espèces acceptéescomme des réalités.
La matière organique , animale ou végé-tale , est également sensible aux influencesmodificatrices qui l'agitent incessamment eten constituent même la condition essentielled’existence : seulement, les végétaux, à causede la plus grande simplicité de leur organisa-tion etdel’unite presque absolue de compo-sition de leurs tissus élémentaires,sontplusmobiles encore que les animaux; mais endescendant jusqu’aux êtres dits inférieurs ,qu’il conviendrait mieux d’appeler primor-diaux, et qui ont, en leur qualité d’anneauxdelà chaîne immense des êtres , autant d’im-portance que l’Homme (les uns viventau seind’unegoutled eau,l’autre sur le grain de sa-ble que nous appelons la Terre ), nous trou-vons une connexion intime entre la simplicitédécomposition de leurs tissus et la variabilitéde leurs formes. Nous voyons dans notre es-pèce même les organes se développer par unexercice continu et s’atrophier par privationd’usage: ainsi chez l’Homme de métier etchez le savant, il existe une disproportion in-
verse entre le volume du corps cl celui d>’cerveau, et les mêmes faits se présentant arecdifférents degrés d’intensité chez d’autr eSanimaux et persistant par suite de lanuation des causes modificatrices, il a dû ne "cessairement en résulter un changemen 1dans les formes. Les modifications extérieur
se sont reproduites à l’intérieur sous
l'in-
fluence prolongée de la domesticité et d 11régime alimentaire, les seules que non*ayons pu constater. Ainsi, le canal intesfnal du Chat et du Chien s’est allongé dep ul *que ces animaux sont soumis à un régi'" 1 'en partie végétal ; le Chien , si féroce na 'guère, a vu s’accroître dans la société inti rI,i (de l’Homme le volume de ses hémisphère 1 ’cérébraux, et son angle facial a perdu de s°"acuité. Parmi les végétaux dont la phï*“’logie a pris un nouvel essor depuis la cccalion de la théorie si attrayante etsi décevan |Cpeut-être de la Métamorphose des plantes P*"Goethe, qui la retrouva après Linné , don*découverte était tombée dans l’oubli, non 5voyons des métamorphoses de bourgeons C
épines, de bourgeons en boutons, d’an'
tbéres
en placentas, de pollen en séminules, d®pédoncules en feuilles, d’étamines enles, etc.; d’où les métamorphoses desce' 1dante, ascendante, anticipée et néomorP*^qui sont autant de preuves à l’appui de 1 111fluence des modificateurs ambiants, 1,1toujours nous voyons les métamorphosesfaire entre parties analogues, et leur P r0 ^ slion n’est rien qu’une transformation- ^faits anormaux, ajoutez l’habitude et r# clcontinue des agents modificateurs, et 10la symétrie originelle des organes sera chgée et deviendra persistante. Certains H" tont produit des variétés à l’infini : telsS i p ) ,les Convolvulus , qui affectent, dit AP ar (300 formes dites spécifiques , et qui ne s ^ eSqu’une modification de la mêmeopinions sont partagées par des hommes ^l’autorité est toute-puissante: Lania rfMM. Geoffroy Saint-Hilaire. Ces ^ erI " sll ront beaucoup contribué à jeter du jo ur -cette importante question. . n( . e
H existe depuis longtemps dans laSCI (( ,//zun précepte qui dit : tel est l'organe,sera la fonction ; mais cet axiome pre ^n’est vrai que dans son sens le plus reset l’on peut dire avec plus de raison - ^est la fonction , tel deviendra l'organe