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Tome quatrième.
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montagnes arides, transporté dans les plai-nes fertiles ou dans des contrées humides,subit, au bout d’un temps même assezcourt, des modifications résultant de sesnouvelles conditions d’existence. L’influencede l’babitat est d’autant plus réelle quedans deux contrées même éloignées, maissoumises à des conditions climatériques, oùla végétation n’a pas un caractère identique ,il y a néanmoins entre les végétaux des rap-ports évidents; s’ils différent sous le rapportde la position topographique , les conditionssemblables d’existence dans lesquelles ils setrouvent leur impriment un caractère évi-dent de ressemblance. Je me bornerai à citer,entre mille exemples qui se présentent à l’es-prit, les Conifères de l’Europecentrale et ceuxde l'Amérique boréale, les Amentacées desdeux continents, etc.

On a avancé après Buffon qu’il y a unrapport constant de dimension entre la tailledes animaux et l’étendue des continents;qu’ainsi les animaux de l’Amérique sontmoins grands que ceux de l’Afrique et del’Inde, et ceux de l’Australie plus petits en-core. Cette opinion ne parait que relative-ment exacte, et peut-être n’y a-t-il entre cesdifférents continents d’autres causes de dis-semblance dans le développement des êtresqui les habitent que celle de leur âge rela-tif; et l’on ne peut guère nier, je crois, quel’Australie nesoit une terre récente : son sys-tème de végétation semble assez l’indiquer.

L’habitat dans les contrées où l’atmo-sphère est constamment saturée de vapeuraqueuse, qui en uniformise la température,contribue aussi à augmenter la taille et levolume des êtres qui sont soumis à soninfluence. Tels sont, sans acception de cli-mat, les animaux et les végétaux des îlesde l’Archipel indien , des contrées maréca-geuses de l’Amérique et de notre littoralocéanien, qui tous affectent des formesmassives et gigantesques par excès de vita-lité. Sous l’influence de cet agent, le déve-loppement foliacé augmente en activité , etle développement floral diminue. L’influencemodificatrice de l’humidité est ensuite d’au-tant plus intense qu’elle arrive, par suitede la chaleur du climat, à un plus haut de-gré de tension.

Je citerai, à l’appui de mon opinion sur lapuissance modificatrice des deux milieux

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principaux, le climat et l’habitat, lesnestes effets du déboisement sur l’état hï'grométrique de l’atmosphère, sur la dire*-tion des vents et la température , et parta' 1 *sur la forme des êtres, animaux et veg®-taux, qui en subissent l’influence. Ce fa 1 *'si important en économie politique, est entrédansla pratique et vivement senti P arquelques uns de nos législateurs, qui P r0 ~lestent, avec raison , contre le déboisememal entendu. J’ajouterai à cet exemple c®"lui du dessèchement des marais abandonnés à des compagnies cupides, et qui > nle ~ressent à un si haut degré les populati®soumises aux influences délétères de l eUmiasmes empoisonnés.

La nourriture est le troisième modifie*teur dont l’influence s’exerce de la maniéela plus prompte et la plus patente. En J®”tant les regards sur le règne animal, n °voyons que les herbivores , trouvant soleurs pas une nourriture abondante etcile, sont plus grands que les carnassier* >qui sont obligés de poursuivre une proie <l u *souvent leur échappe, d’attendre au pas* 3 »

un animal qui ne vient pas, et de supP 1

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parfois plusieurs jours d’abstinencelonlaire. Une exception à celte règle Ples Mammifères marins est la Baleine, 1vitde petits Mollusques;mais si elleéchapP

à cette loi en ce qu’elle n’est point herbi'elle y rentre par le fait de l’abondance

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la facilité de ses sources d’alimentationM. Gaimard rapporte qu’aux îles

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wich , on trouve deux races d’hommesdistinctes : les uns, jouissant d’un repos

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solu , nourris dans l’abondance , et neliant qu’entre eux , sont beaux , grands^forts : ce sont les chefs ; tandis que le peuPtoujours mal nourri, est d’une tailleinférieure à celle des premiers. Je rapP 1

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ici ce fait, que je vais, à tort, cncl ^ e flbien loin, et qui pourrait tout aussiconvenir à nos nations européennes : si

voyons parmi les classes pauvres desmes robustes, combien n’a l-il pas falln sfants pour faire un homme ! Les Abeille*^Fourmis , les Termites , qu’une nom' 1 ' 1 ^moins substantielle réduit à la condit'® _neutres, fournissent un exemple con ^

teur de l’influence de la nourriture sdéveloppement de l’organisme. y

L’exemple de nos races d’animaux 0