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s vient à l’appui de cette opinion. Maisme n’a d’autre puissance d’action surêtres qu’il a réduits à la condition d'es-avcs et rendus cosmopolites comme lui,< j ,le, 'e manier à son gré les éléments mo-
I Valeurs, et d’accomplir en un court es-l’ a Çe de temps ce que la nature n’opère1 U avec les siècles; toutefois il ne modifie^ Ue les individus , le type presque toujours
II échappe et retourne à sa forme primi-' e ^s qu’il rentre dans ses conditions na-celles d’existence. Fixera-t-il les variétés
lu il a créées? C’est ce qui devra arriver' ) . ar la suite des temps; mais l’homme est^Jeune encore qu’il n’a pu agir, pour ainsire . que sur l’écorce des êtres. Cependants changements survenus dans les animaux^'mestiques sont tels, qu’il y a plus de dif-re nce entre les variétés d’une même es-p Ce > comme , par exemple , le Barbet et le^■evrier, qu’entre la Panthère et le Léopard ;j’ n °us en sommes même arrivés à ignorer^ Patrie primitive de nos races domestiques^ de la plupart de nos végétaux alimentai-! recherche qui occupe beaucoup les na-ahsles, mais qui n’a d’autre intérêt que0 de la curiosité.
te/ **° tn,ne 3 * )u cependant modifier à unPoint les habitudes des animaux qu’il aU| ts en domesticité , qu’il a rendu desSo rnass iers , comme le Chien , qui parait êtreres anc ' en es clave, omnivores, piscivo-1 et a pu même les soumettre à un régimerer nent végétal. Des herbivores, trans-lilr S ^ 1nS ^ eS c " ma,s g |ac és où la nourri-e vé gétale est rare, sont devenus égale-f a j t nt Piscivores ; mais, d’un autre côté, il ah e accc Pter le régime des carnivores à des< Pie , ' VOreS Ct * ^es 8 ran ’vores. Chacun saitp C j tous 'es Passereaux s’accoutument sanset n* 6 * man P er de la pâtée de viande cuite,ace 6 * 6S Ga "l na cés et les Palmipèdes enpatent volontiers de la crue.q Ue 3r Une contradiction singulière , tandis1 j nfl nous avons , par la domesticité et sousa u „ Uence d'unealimentalion surabondante,c P|| ^' ent é, chez les oiseaux surtout, leur fé-n 0ü ;« et leur penchant à l’acte générateur,dire 3vons ’ Par la simple captivité, c’est-à-ceu x * >3r 'état de contrainte, fait perdre às 0llt |^ Ue n «us tenons en esclavage, tels3 P' u Part des animaux sauvages de
nos
ménageries
et des oiseaux île nos vo-
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liéres, jusqu’à la faculté de se reproduire,quoiqu’il leur soit donné une nourritureplus abondante. Si les variétés sont plus ra-res parmi les espèces sauvages, c’est qu’ellesmènent une vie plus uniforme, et que lescauses de modification sont moins nom-breuses que chez les animaux domestiques.
Ce que j ai dit au sujet des animaux, re-lativement à l’influence de la nourriture surle développement des organes , s’appliqueégalement aux végétaux ; nos céréales , nosfruits, nos légumes, les fleurs de nos jardins,sont un exemple de l’excès de vitalité quedéveloppe une nutrition abondante, et lemême fait se présente dans l’état de nature.Nous voyons toujours dans un sol riche ethumide, et avec une nourriture abon-dante, s’opérer la métamorphose descen-dante et la production des parties foliacées.Un sol aride , ingrat, transforme chez cer-tains végétaux les branches en épines, etces dernières se convertissent en branchesquand ils sont placés dans des conditionsplus favorables à leur développement. C’estpar suite de causes semblables, aidéesde circonstances météorologiques particu-lières , qu’on voit se former les dégénéres-cences dites filamenteuses et searieuses.La Renoncule aquatique, étudiée dans sesdiverses transformations à mesure que lemilieu dans lequel elle se trouve se mo-difie, et celles de la Sagittaire, dont lesfeuilles prennent la forme rubanée par unesubmersion prolongée , prouvent que cetteétude poursuivie à travers toutes les espècesen diminuerait sans doute le nombre.
En tête des modificateurs de second ordre,je mettrai le croisement des races et l’hy-bridité. Nous ignorons presque complète-ment les alliances clandestines qui ont lieuparmi les animaux sauvages, et pourtantelles doivent être fréquentes, et donner lieuà bien des espèces nouvelles. Comme lesexemples sont rares, je citerai ceux qu’ontrouve dans Burdach , sans en garantirl’exactitude.
Croisements d’espèce à espèce.
Le Chien s’accouple avec le Renard.
Le Cheval, avec le Zèbre et le Couagga.
La Corneille mantelée, avec le Corbeau
Le Garrot, avec la petite Sarcelle.
La Carpe , avec le Carassin.