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Tome quatrième.
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Il KG

La Chrysomcla æiiea, avec ia Ch. Alni.

Le Phalangium eornutum , avec le Ph .0|)uli.

Croisements de genre à genre.

Le Cerf, avec la Vache el la Brebis.

Le Bouc, avec le Chamois.

Le Tétras à queue fourchue, avec le Faisan.

La Grenouille, avec le Crapaud.

Nous voyons tous les jours nos éleveurs,qui ne sont pas de grands physiologistes,pondérer les qualités et les défauts de racesqu’ils croisent pour obtenir des produitsaméliorés , participant aux bonnes qualitésdu père et de la mère et rectifiant leurs dé-fauts ; et ils ont le coup d’œil assez sùr pourne jamais se tromper. Pourquoi, mainte-nant, voyons-nous certains vices congéniaux,certaines races croisées accidentellement,revenir en alternant au bout de deux géné-rations ? C’est ce qu’il est difficile d’expli-quer. 11 paraîtrait, d’après les expériencesdes observateurs qui se sont occupés de croi-ser les races, que les variétés ne deviennentpersistantes qu’au bout de sept ou huit géné-rations.

Nous n’en savons pas plus en botaniquesur l’hybridité des végétaux à l’état sau-vage ; mais en horticulture nos observationssont nombreuses, et nos jardiniers se fontun jeu de multiplier les hybrides. Dans cer-taines familles, telles que celle des Cucurbi-tacées.les croisements sont si fréquents,qu’il est difficile de conserver dans les jar-dins des espèces ou des variétés franches.

La transmission par voie de génération dequalités acquises par le fait de l’éducationet de l’habitude, ou par suite d’affectionsorganiques donnant lieu à certains étals ac-cidentels de lésion , de compression , de mu-tilation, etc., fournitde nombreux exemplesde la modification des espèces par celte voie :aussi les exceptions sont-elles moins raresque partout ailleurs. Ou a vu des Chiens àqueue coupée produire des petits sembla-bles ; les Chevaux qu’on a accoutumés àmarcher l’amble donnent naissance à despoulains qui ont cette allure. On avait chezles Romains désigné sous le nom d’Apellades Juifs nés sans prépuce ; ce fait, trèsrare sans doute, mais facile à vérifier, etqu’on a opposé à la transmission héréditairedes qualités accidentelles , peut venir de

ce qu’il a des modifications qui laissent de*empreintes assez profondes pour se repro*duire , et d’autres qui, n'effleurant que l asurface de l’individu, ne se transnieUcn 1pas. Les individus atteints d’albinisme et demélanisme produisent des enfants sembla-blés à eux ; il en est de même des hommesvelus et à peau squameuse. Viennent en*suite certaines qualités acquises par voied’éducation et par habitude. Nous voyou*tous les jours les chasseurs donner la P re 'férence à certains Chiens issus de pare* 1 * 9dont les qualités leur sont connues ; ü e "est de même des amateurs de Chevau»-Thompson (Cyclopædia of anal, and pl‘y s "p. 472) dit que les jeunes Renards sont pl u9circonspects que les autres dans les locah'tés où il est fait une chasse active à ced eespèce. Les Chiens de berger apportent ennaissant les qualités qui les rendent propre*aux fonctions qu’ils sont appelés à exercer-Les Chiens de Sanla-Fé ont reçu de leurs p a 'rcnls l’habitude d’attaquer le Cerf de côté enlui sautant au ventre, tandis que les Chiensarrivant d’Europe l’attaquent de front et e °sont souvent tués. Dugés dit (Physiol. comp■'tom. r, pag. 93 ) à l’appui de cette opinion.en parlant des modifications partielles *cquises ou accidentelles, que « de pareils ef-fets se reproduisant fréquemment dans unorgane déterminé, cet organe s’accoutWtt >lpeu à peu à l’état dans lequel il est le P |U9souvent placé ; la nutrition , sans cesse agis-sante, le façonne peu à peu, de maniè reà le mettre en harmonie avec les impression’les plus fréquentes et les lui rendre nooin’vives, et au contraire à le rendre plus apteaux réactions le plus fréquemment sollicitée 9 ’c’est là tout le mystère de ce qu’on nomn> ehabitude , mémoire , éducation , accliwd 11

ment . »

La transmission de certaines affection 9organiques est assez connue pour ne P a9avoir besoin d’en citer d’exemple ; et l’étude

si importante de la tératologie, apP ri

éciée

d’un point de vue déjà si élevé par

notre

vieux Montaigne , est appelée à nousvêler la cause de bien des modifications °r^ganiques qui sont longtemps restées incounues, et rentrent dans l’ordre normal desconditions de développement des êtres :s‘ ulement, la cause modificatrice avait jusqu alors échappé à la sagacité humaine. M. t' tU

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