e t jaillissent parfois à une grande élévation,ainsi qu’on le voit au puits de Grenelle.
La condition essentielle pour obtenir del’eau à Taide du sondage est la présenced’une couche de gravier perméable , abou-tissant à la surface du sol, et comprise, dePlus, entre deux autres couches imper-méables. Cette disposition permet à la cou-che perméable d’absorber continuellementles eaux pluviales par tout son pourtour,quelquefois fortétendu, et dese remplir ainsijusqu’à un certain niveau. Si donc, dans detelles conditions géologiques, on pratiquehn trou de sonde, en perçant successive-ment tous les dépôts qui recouvrent la nappea queuse, et enfin la couche supérieure im-Perméableau-dessous delaquellecette nappes e trouve immédiatement, l’eau vient se pré-senter à Forifice, en sort, et elle peutmême s’élever en jet jusqu’à la hauteur duNiveau qu’elle a atteint dans le réservoir oùelle s’est rassemblée. C’est ainsi que les puitsar tésiens ramènent à la surface des massesd’eaux souterraines qui, sans cette heu-re use découverte, seraient complètementPerdues.
Il arme parfois que, bien que le sondagefait découvrir un courant, l’eau, par dé-fa Ut d’une hauteur suffisante de niveau, ne
Peut s’élever jusqu’à la surface.On a, dans ce
Cas , imaginé, pour utiliser les travaux, d’a-mener , à Fouverture du trou de sonde, lese ^ux donton veut se débarrasser ; de là l’ori-g j n e des puits absorbants, non moins pré-c,e ux,dans certaines localités, que les puitsart ésiens eux-mêmes.
^ rétat gazeux , l’eau remplit, dans l’é-c °nomie générale du globe, un rôle nonm°ins important que l’eau liquide. Les va-peurs invisibles qui, sous toutes les lati-,1( les, et par conséquent à toutes les tempé-ra tiires, sc dégagent continuellement de la^rface des eaux , s’élèvent dans l’atmo-®Pbère, ei se répandent entre les moléculesImr, comme dans une sorte d’éponge,quantité en est toutefois proportionnelle àPression et à la température atmosphéri-j, es » en sorte qu’elle varie continuellement,* eïî prenant et en abandonnant tour àdi \- G estai ce phénomène si simple, à cettej a S ,1,a Imn sur une immense échelle, et rou-
îes 1 sans Cesse sur e i ,e ' mênie ’ q ue sont dus
mrages, les pluies, les différents météorest. v.
aqueux, et par suite les sources , les ruis-seaux , les rivières , les fleuves , etc., etc.Voici, en effet, ce qui se passe : l’eau réduiteen vapeur partout où elle est à découvert,s’élève dans les couches supérieures de l’at-mosphère en même temps que les massesd’air échauffé dans lesquelles elle s’est enga-gée; arrivée dans ces régions, le froid lasaisit, et, lui faisant perdre sa forme ga-zeuse, la convertit, soit en eau qui retombesur la terre, soit en neige qui s’accumulesur les montagnes. Par ce merveilleux mé-canisme elle se trouve transportée des bas-sins où elle était contenue, jusque dans lesparties les plus centrales des continents ;puis obéissant, dès qu’elle touche le sol, àsa mobilité naturelle, et suivant les lois dela pesanteur, elle va regagner, liquide, lesréservoirs d'où elle était sortie gazeuse. Aussivoyageuses que les molécules aériennes sanscesse agitées par les vents , les moléculesaqueuses sont entraînées dans un mouve-ment qui ne s’arrête jamais; elles s’élèventdans l’air, s’abaissent sur la terre, redescen-dent dans l’Océan, puis remontent de nou-veau. « Tous les fleuves entrent dans la mer,» et la mer n’en regorge point. Les fleuves re-* tournent aux mêmes lieux d’où ils étaient» sortis, pour couler encore. » ( Ecclésiasle ,chap. 1, vers. 7.)
Nous ne ferons que mentionner les va-peurs d’eau qui s’élèvent du sol dans cer-taines contrées volcaniques ; il en sera parléà l’article volcans.
Nous pourrions parler ici de la formationdes sources, de l’action des eaux à la sur-face de la terre et dans ses profondeurs, deleur propriété dissolvante, enfin des diffé-rents phénomènes dont l’étude constitue
Y hydrographie ; mais ce serait donner à cet ar-ticle, déjà bien long , une étendue démesu-rée, et nous livrer en outre à des répétitions,puisque ces importantes questions se trouventtraitées dans de nombreux articles, tels que :
EAUX MINERALES, GLACIERS, METEORES, OCÉAN,PUITS ARTÉSIENS , REVOLUTIONS DU GLOBE ,SOURCES, TERRAINS, VOLCANS, etc., etc.
Nous avons signalé l’existence de l’eaudans la nature sous formes solide, liquideet gazeuse ; mais ce n’est point seulement à
Y état de liberté , et sous ces trois formes qu’onla rencontre, elle se trouve encore en com-binaison dans de nombreux minéraux. La
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