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EAU
EAU
Limonite (peroxyde de fer hydraté), parexemple, le Gypse (chaux sulfatée, plâtre),en renferment de grandes proportions ; etces deux corps, le dernier surtout, qui formedes masses considérables, en retiennentainsi fixées de notables quantités. Enfin ,les corps organisés , végétaux et animaux,offrent tous, répandue dans leurs organes,interposée dans la trame de leurs tissus,et en proportions énormes, de l'eau qui,se mêlant à certains principes, à certai-nes substances , constituent les différentsfluides nécessaires à l’entretien de la vie.Un corps humain complètement desséchéperd les 9/10 de son poids , et il est des ani-maux inférieurs chez lesquels les liquidessont peut-être en plus grande proportion en-core.
Si le rôle que joue l’eau dans l’économiegénérale du globe est des plus importants,celui qu’elle remplit dans les corps organi-sés n’est pas moins essentiel. Sans l’eau,pas de vie possible; boisson par excel-lence de tous les êtres vivants, elle est deplus la base de toutes celles dont l’hommefait usage ; mêlée à l'air atmosphérique, ellele rend plus convenable à la respiration ;non moins indispensable aux plantes, elleest l’élément constitutif de toute végétation.
Quant aux services sans nombre que l’eaurend à l’homme pour tous les usages de l’é-conomie domestique, de l’agriculture, del’industrie, des arts, etc., nous n’avons pointà en parler ici. (A. Düponchel.)
EAUX MINÉRALES, chimie, géologie.
§ I. L’eau exerce, sur la plupart descorps , une action dissolvante si énergique ,qu’il est rare de la rencontrer pure; on peutmême dire qu’elle n’existe à l’état de puretéparfaite que dans le laboratoire du chimiste,puisque , comme nous l’avons déjà dit ( ar-ticle eau), l’eau de pluie elle-même contientde l’air atmosphérique en dissolution.
Cependant cette eau de pluie , à part lesdeux gaz qui entrent dans la composition del’air, est sensiblement pure ; il en est de mêmede celle qui provient de la fonte des neiges etdes glaces, c’est du moins ce que constate l’a-nalyse chimique. Mais à peine ces eaux ont-elles pris leur cours qu’elles se chargentd’impuretés; elles lessivent le sol, et en-traînent avec elles une foule de substancesminérales, de débris organiques qu’elles
dissolvent ; elles perdent leur transparence,contractent un goût et une odeur désa-gréables , et bientôt, surtout si elles s’arrê-tent, si elles sont abandonnées à elles-mêmes,elles entrent en putréfaction, se couvrentde végétations , et donnent naissance à desgaz fétides et délétères.
Quant aux eaux qui, au lieu de prendreimmédiatement leur cours sur le sol, s’in-filtrent dans le sein delà terre, sans pré-senter une altération aussi évidente, ellesne conservent pas mieux leur pureté ; ellesse trouvent, à mesure qu’elles cheminent,en contact avec de nombreuses substancesminérales solubles ; elles s’en emparent, ets’altèrent d’autant plus qu’elles pénètrentplus profondément, puisque leur pouvoirdissolvant augmente encore, et par la pres-sion , et par la température de plus en plusélevée qu’elles acquièrent. Toutefois leschoses ne se passent pas toujours de même ;il faut faire la part de la nature des terrains,et il peut arriver qu’une eau pénètre à unegrande profondeur, acquière un haut degréde chaleur, et pourtant ne contienne quepeu de substances minérales en dissolution.Nous citerons pour exemplecelle du puits deGrenelle, qui, bien que provenant d’unenappe située à 548m de profondeur, et pré-sentant une température + de 27°,8, estnéanmoins plus pure que l’eau de Seine ;mais ce fait n’est qu’une exception. En gé'néral, plus la température des eaux s’élève,plus leur composition est altérée : aussila plupart des sources chaudes possèdentelles, comme nous le verrons plus tard , despropriétés thérapeutiques, que les hommesont, dans tous les temps, appliquées à l aguérison de leurs maux.
Parmi les eaux qui se présentent à la sur-face du globe, les plus pures sont celles qui*dans leur trajet souterrain, n’ont été en con^tact qu’avec des roches siliceuses qu’elles ne
peuvent attaquer; elles se rapprochent des
eaux pluviales, et offrent une limpidité etune fraîcheur qui les rend potables par e*'celience.
Il est rare, il est même impossible <I uedans les terrains calcaires les eaux ne sechargent point d’une certaine quantité desels de chaux, unis le plus souvent à del’oxyde de fer, et tenus en dissolution P afl’acide carbonique dont elies s’emparent