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Tome cinquième.
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EAU

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pénétrant en terre. Quelquefois la propor-tion de ces sels est telle que les eaux devien-nent incrustantes , c’est-à-dire qu’elles dé-posent en croûte sur les objets environnantsles substances salines qu’elles tiennent endissolution. Nous citerons comme exemplesles eaux d’Arcueil près de Paris , la fon-taine de Saiote-Alyre à Clermont-Fer-rand , la cascade de Terni, etc., etc. Letravertin, dont sont construits la plupart desédifices de l'ancienne Rome , n’est qu’un dé-pôt, qu’un encroûtement calcaire produitPar les eaux.

A Paris , les eaux de puits renferment engénéral du sulfate de chaux qui les rend im-propres à la plupart des usages domestiques.

Les eaux des rivières etdes fleuves tiennentle milieu entre les eaux de sources et les eauxstagnantes. Elles se chargent, il est vrai,d’une certaine quantité de substances orga-niques, surtout en traversant les villes ; maisc es substances sont toujours en faible pro-portion relativement à la masse d’eau ; ellessont, de plus, entraînées par le courant quitend sans cesse à les rejeter sur les bords.* j es rivières et les fleuves coulent, en outre,te plus ordinairement sur un lit de sablecontinuellement lavé et agissant comme une*orte de filtre.

Les eaux stagnantes, comme nous l’avonsv n plus haut, sont moins pures que les eaux*te sources et de rivières , et leur impuretées t d’autant plus grande qu’elles sont moinsP r ofondes, qu’elles contiennent une plusg r ande quantité de matières organiques, etMu'elles sont soumises à Faction de la cha-* e ur; et non seulement elles sont moins pu-tes, mais encore, quand elles forment des ma-ra is, elles deviennent, pour les contrées envi-tennantes, des foyers d’infection qui donnentT,ai ssance aux’ fièvres intermittentes les plustedoutables.

Nous terminerons cette énumération par

e *u de mer, la moins pure sans contredittoutes celles qui se rencontrent sur lal(irr o, car elle contient en moyenne 40brumes par litre, ou 4 pour 100 de son poidssubstances salines. C’est donc avec rai-s °n qu’on la range parmi les eaux miné-ra tes ; et par conséquent elle est la plus ré-'^ndue, puisqu’elle forme la majeure par-de la masse aqueuse de notre globe.

Ueau de mer a été fréquemment analy-

sée. Nous consignons ici les résultats desexpériences les plus récentes et les plusexactes : le sel qui s’y trouve le plus abon-dant est le chlorure du sodium ou se) ma-rin (26 ou 27 gr. par litre), puis celui de ma-gnésie ( de 6 à 7); le sulfate de magnésie yest en égale quantité , ainsi que le sulfate desoude, suivant quelques chimistes ; le sulfatede chaux, les carbonates de chaux et de ma-gnésie s’y rencontrent aussi, mais en trèsfaible proportion ; l’iode et le brome yexistent en quantités indéterminées et com-binées très probablement à la potasse et àla magnésie; enfin on y trouve quelquestraces d’acide carbonique libre.

Les causes de la salure des eaux de l’O-céan , leur degré diféfrentde salure en rai-son de leur profondeur, de la distance despôles ou de l’équateur, du voisinage ou del’éloignement des côtes, leur température ,et d’autres questions encore, non moins im-portantes , seront traitées plus convenable-ment à l’article mer , auquel nous ren-voyons.

On trouve,dans l’intérieur des continents,des sources ou des bassins d’une eau saléeoffrant la plus grande analogie avec l’eau dela mer, et dont la salure provieat sans doutedes masses desel fossile qu’elle a traversées.

D’après ce qui précède, on voit que , leplus souvent, on pourrait même dire tou-jours, la pureté des eaux est altérée. Quandelle nel’est qu’à un faibledegré, l’eau n’en estpas moins propre aux divers usages domes-tiques et industriels ; mais il arrive quedans certaines localités, dans certaines cir-constances, on n’a à sa disposition que deseaux tellement chargées de substances étran-gères qu’elles ne peuvent être employées.Dans ces différents cas, on a trouvé desmoyens simples de les ramener à un degréde pureté convenable.

L’ébullition et le refroidissement à l’abridu contact de l’air suffisent pour enlever al’eau les gaz qu’elle contient. Le repos et lefiltrage à travers une couche de sable clari-fient celle qui tient du limon en suspension :si ce limon renferme des substances orga-niques visqueuses, on en obtient facilementle précipité, en plongeant un cristal d’alundans le vase où se trouve l’eau qu’on veutpurifier. Pendant les inondations du Nil , leshabitants du pays rendent, dit-on, l’eau de